Manèges, trains fantômes et barbes à papa… Les fêtes foraines sont nombreuses pendant les vacances. Derrière les attractions, il y a aussi des familles de forains qui perpétuent cette tradition depuis des générations. Comme à Palavas-les-Flots, dans l’Hérault, où se sont rendues nos équipes.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
L’été, à Palavas-les-Flots (Hérault), on se rafraîchit bien sûr dans les lagunes et la Méditerranée, mais pas seulement. Rien de tel qu’un manège qui fait « splash » pour redonner le sourire. Ici, le paradis des enfants a un nom : le Luna Park. Une fête foraine qui fait des adeptes dès le plus jeune âge. Priana a seulement trois ans et a déjà les yeux rivés sur un train fantôme, plutôt réservé aux plus grands. « C’est la première fête foraine pour moi, comme quoi, il n’y a pas d’âge ! », nous confie Mohamed, un visiteur de 37 ans. Il embarque avec Julie dans un périple où les zombies surgissent à l’improviste.
Dans cette station balnéaire, le Luna Park et sa quarantaine d’attractions sont une institution. Voilà 58 ans qu’il s’établit ici tout l’été avec les mêmes familles de forains, parmi lesquelles Greg Habar, qui possède plusieurs manèges, dont le fameux Splash. « On a grandi ici, donc on se sent un peu Palavasien quelque part. Je suis arrivé là, j’étais tout petit, j’avais quatre ans. Et puis bon, j’ai les souvenirs de beaucoup de choses… Et on y reste 3 mois », explique le forain.
Et c’est à la nuit tombée que la fête bat son plein. Aux commandes et au micro d’un manège, Callista Habart, 20 ans. Elle doit mettre l’ambiance : « On fait que de crier – À la fin de la soirée, on n’a plus de voix… C’est convivial, tout le monde s’amuse, tout le monde rigole », commentent deux visiteurs descendus du manège.
Greg Habar vient de confier les rênes de ce gros manège à sa fille. Car, être forain, c’est souvent une affaire de famille : « J’ai mis du temps à m’habituer, mais ma mère m’a un peu appris, tout ça. Après, ça se fait tout seul », assure la jeune fille, qui compte bien « toujours être foraine ».
Et pour les amateurs de sensations fortes, et même très fortes, il y a de quoi se mettre dans tous ses états. « Quand j’en vois qui ont peur, ça me fait rire. Mais quand j’en vois qui ont le sourire, c’est bien, ça me fait plaisir aussi », glisse Tristan Ferrero, forain.
Impossible de rater sa soirée, surtout quand on a quatre ans et qu’on s’est fait offrir une grosse barbe à papa. La fête foraine, une tradition ancestrale récompensée par un classement au patrimoine immatériel de l’Unesco, qui illumine la nuit et les cœurs.
Source:
www.franceinfo.fr


