Toujours opposée à la réintroduction de l’acétamipride et critique envers la méthode employée pour faire adopter le projet de loi d’urgence agricole, la ministre affirme avoir obtenu d’Emmanuel Macron des engagements sur plusieurs dossiers environnementaux jugés prioritaires.
Publié le 22/07/2026 19:26
Mis à jour le 22/07/2026 19:37
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En désaccord sur le projet de loi d’urgence agricole adopté mardi par le Parlement, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, démissionnaire avant qu’Emmanuel Macron ne la persuade de rester, s’explique dans une interview aux Echos publiée mercredi 22 juillet. « Je resterai tant que j’ai la garantie de pouvoir agir mais, clairement, je peux vous assurer que c’est ma première et ma dernière expérience politique. C’est pour cela que je me sens très libre », confie-t-elle à l’issue d’une journée de rebondissements quant à son avenir.
Monique Barbut affirme que sa position de fond n’a pas changé : elle reste opposée à la réintroduction d’un pesticide controversé, l’acétamipride, et critique la manière dont le projet de loi agricole a été adopté, estimant que le débat parlementaire sur cette mesure n’a pas pu avoir lieu comme prévu, « malgré les garanties qu’on [lui] avait apportées ».
C’est cette méthode, plus encore que le résultat du vote, qui l’a conduite à proposer sa démission. « Ma position reste exactement la même. Je suis en désaccord avec la façon, sur la forme comme sur le fond, dont la version finale du projet de loi agricole a été ficelée, en particulier sur l’acétamipride. Je reste totalement opposée à sa réintroduction », assure-t-elle à nos confrères des Echos.
Elle explique avoir finalement accepté de rester après plusieurs échanges avec Emmanuel Macron et une réunion à l’Elysée en présence du Premier ministre. Le chef de l’Etat lui a garanti que plusieurs dossiers environnementaux qu’elle juge prioritaires seraient traités rapidement (cadmium, protection des captages d’eau potable, PFAS, adaptation au changement climatique, forêts…) et lui a assuré son soutien politique. « Nous allons nous revoir de façon très régulière avec le Premier ministre pour suivre l’avancée de tous ces dossiers », affirme-t-elle.
Parfois critiquée pour sa discrétion, la ministre de la Transition écologique dit rester au gouvernement pour pouvoir agir, tout en précisant qu’elle ne modifiera ni ses convictions ni sa manière d’exercer ses fonctions. « Je resterai moi-même, on ne m’a pas demandé de changer la personne que je suis », assure-t-elle.
Source:
www.franceinfo.fr


