Le Premier ministre précise à « Paris-Match » avoir ordonné ces tests antidrogue « pour des raisons d’exemplarité », mais aussi et surtout « pour des raisons de vulnérabilité ».
Publié le 22/07/2026 15:02
Mis à jour le 22/07/2026 15:29
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Le nombre exact de personnes n’est pas précisé. Dans les ministères, plusieurs collaborateurs, hauts fonctionnaires et agents ont été écartés, après avoir été testés positivement à certains stupéfiants, annonce, mercredi 22 juillet, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, dans Paris-Match. « Beaucoup disent que je l’ai fait pour des raisons d’exemplarité, c’est vrai. Mais je l’ai surtout fait pour des raisons de vulnérabilité. Les membres des cabinets ministériels et la plupart des hauts fonctionnaires ont accès à des informations extrêmement sensibles », déclare-t-il à l’hebdomadaire.
Il s’agit des conséquences d’une circulaire de mi-juin, dans laquelle Sébastien Lecornu demandait à ses ministres, leur cabinet et les hauts fonctionnaires de se soumettre à des dépistages inopinés et obligatoires sous forme de tests salivaires. Une manière de montrer que le gouvernement veut renforcer la lutte contre la consommation de stupéfiants au sein de la haute fonction publique. « Ces contrôles continueront, les tests ont un caractère aléatoire. Et je ne doute pas que mes successeurs iront peut-être encore plus loin », assure le Premier ministre dans Paris-Match.
Sébastien Lecornu en profite pour rappeler que « le narcotrafic est le plus grand défi intérieur auquel notre pays est et sera confronté dans les prochaines années ». « Aujourd’hui, environ un million de Français consomment régulièrement de la cocaïne, et cela concerne tous les milieux », insiste-t-il. Le Premier ministre appelle à être irréprochable : « On ne peut pas condamner les assassinats de jeunes de 16 ans dans les ‘quartiers’ et, dans le même temps, tolérer la consommation dans les ‘beaux quartiers' ».
Source:
www.franceinfo.fr


