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Tsew the Kid : tentatives d’étranglement, viol, pénétration avec un objet sous plante hallucinogène, le chanteur français mis en examen

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Tsew the Kid fait face à la justice. Le chanteur de RnB parisien, d’origine malgache et révélé en 2019 avec son titre Wouna, a été mis en examen en janvier à Paris pour viol conjugal sur trois femmes et pour violences sur une quatrième, a appris l’AFP ce lundi 20 juillet 2026 de source proche du dossier. 

Une juge d’instruction a estimé qu’il existait, à ce stade, assez d’indices graves ou concordants pour le poursuivre alors qu’une cinquième femme a depuis porté plainte. L’artiste de 29 ans, de son vrai nom Tsiry Ralaiarisedy, conteste fermement l’ensemble de ces accusations et bénéficie, comme toute personne mise en examen, de la présomption d’innocence. 

Placé sous contrôle judiciaire, il continue malgré tout d’exercer comme le prouve la sortie de son nouveau titre en juin, Laisse-moi t’aimer.

Des faits glaçants détaillés dans le dossier de Tsew the Kid

Quid des accusations qui visent le chanteur, suivi par plus de 174 000 abonnés sur Instagram ? Comme le relaient nos confrères de RTL, l’une des plaignantes affirme avoir été pénétrée analement avec un objet en décembre 2023, alors qu’elle se trouvait sous l’emprise de la salvia, une plante hallucinogène. Face à la juge, l’artiste s’est défendu d’avoir veillé sur la jeune femme « en tant que gardien sobre et bienveillant ». 

Une deuxième femme, âgée de 18 ans au moment des faits en 2020 quand le chanteur en avait 24, dénonce des pénétrations vaginales imposées présumées. Une lettre rédigée par l’artiste après leur rupture a été versée au dossier : « Je t’ai trahie, j’ai abusé de ta confiance, je n’ai pas su te comprendre et le premier rapport qu’on a eu, je me rends compte maintenant, qu’il n’était pas consenti. » 

Interrogé sur cette contradiction, il a assuré à la magistrate être « sûr à 100% » du consentement, avant qu’elle ne lui réponde que des baisers échangés ne valent pas accord pour aller plus loin. 

Une troisième plaignante décrit un présumé viol avec violence survenu en août 2024, alors qu’une quatrième, qui s’est vu prescrire 30 jours d’interruption totale de travail pour un stress post-traumatique, dénonce des présumées violences incluant deux tentatives d’étranglement.

Une défense qui conteste et des avocates qui dénoncent une emprise

Interrogé par l’AFP, l’avocat du chanteur, Jean-Eloi de Brunhoff, a appelé « à la prudence » sur ce dossier qu’il qualifie de « relations sentimentales éphémères ou un peu plus longues ». Il a également précisé que son client conteste ce qui lui est reproché par des plaignantes « qui se sont mobilisées récemment et conjointement ». 

Tsew the Kid lui-même a nié toute violence lors de son interrogatoire : « Tous les rapports ont toujours été consentis et il n’y a jamais eu de violences », aurait-il indiqué selon l’AFP. Son avocat affirme qu’il « se tient sereinement à la disposition de la justice pour que la vérité soit faite », tout en poursuivant sa carrière musicale.

Du côté des parties civiles, le ton est tout autre. Les avocates Emma Eliakim et Missiva Chermak Felonneau estiment que la multiplication des témoignages « met en lumière un mécanisme d’emprise et de toute-puissance », qui aurait ciblé des femmes « particulièrement vulnérables, en raison de leur jeune âge ou de traumatismes antérieurs ». 

Elles espèrent que l’affaire libère d’autres paroles : « Si d’autres jeunes femmes se reconnaissent dans les faits aujourd’hui dénoncés, elles savent désormais que la justice est prête à les écouter. » L’instruction judiciaire se poursuit actuellement à Paris, et Tsew the Kid reste, à ce stade de la procédure, présumé innocent de l’ensemble des faits qui lui sont reprochés par les cinq plaignantes.

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Source:

www.public.fr

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