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Delphine Jubillar
Delphine Jubillar (née Delphine Aussaguel le 15 novembre 1987 à Gaillac, Tarn) était une infirmière en clinique à Albi, mariée à Cédric Jubillar depuis 2013 et mère de deux jeunes enfants.
Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, elle a mystérieusement disparu sans laisser de trace. Selon son époux, elle a quitté le domicile familial vêtue d’une doudoune blanche, emportant uniquement son téléphone.
En juin 2021, Cédric Jubillar a été mis en examen pour homicide volontaire avec aggravation, les enquêteurs pointant plusieurs incohérences dans ses déclarations. Malgré des fouilles, des analyses du téléphone et du lave-linge, aucune preuve matérielle solide n’a pu être établie, et le corps de Delphine n’a toujours pas été retrouvé.
Le procès de Cédric Jubillar, prévu à la cour d’assises du Tarn à partir du 22 septembre 2025, devrait durer quatre semaines et s’annonce comme l’un des événements judiciaires les plus suivis de l’année en France.
C’est une affaire qui a bouleversé la France. Souvenez-vous… Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, peu avant Noël, une jeune infirmière prénommée Delphine disparaissait subitement de son logement situé à Cagnac-les-Mines (Tarn) laissant derrière elle ses deux enfants. Si son mari Cédric a rapidement été pointé du doigt, ce dernier a longtemps clamé son innocence. Très longtemps même… Puisque ce n’est que ce mois-ci, soit six ans plus tard, que le principal suspect a avoué les faits dans une lettre adressée à ses avocats.
Prêt à coopérer, l’homme de 39 ans a fini par conduire les enquêteurs à l’endroit même où il a entreposé le corps de la mère de ses enfants, dans un champ à Mailhoc, à une dizaine de kilomètres de leur domicile. Si ses aveux et la découverte des ossements de Delphine est une « bonne » nouvelle pour ses proches qui vont (enfin) pouvoir tenter de faire leur deuil, cela chamboule complètement le calendrier judiciaire.
Ainsi, alors que le procès en appel de Cédric Jubillar devait démarrer le 21 septembre prochain, la présidente de la cour d’assises de la Haute-Garonne a ordonné, ce mardi 21 juillet, son renvoi. Du coup, ce procès « devrait pouvoir se tenir au cours du premier semestre 2027 », a-t-on appris.
Cédric Jubillar avoue les faits : ses terribles confidences sur la nuit du meurtre
C’est un récit qui glace le sang. Ce 21 juillet, Le Parisien a pu consulter le procès-verbal signé par Cédric Jubillar ; autrement dit ses aveux faits à Valérie Noël, conseillère de la cour d’appel de Toulouse il y a une semaine. « Je reconnais les faits, je reconnais être l’auteur de la disparition de mon épouse. Ça s’est passé dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Je me suis couché vers 22h30 ; le petit et Delphine sont venus me faire un câlin dans mon lit ; je me suis endormi, je dormais mal depuis quelque temps, je me réveillais souvent la nuit et j’allais fumer une cigarette pour me détendre car j’étais stressé », commence-t-il.
Puis, le père de famille raconte le moment précis où tout a basculé. « Ce soir-là, je me suis réveillé dans la nuit, vers 1 heure ou 1h30 mais je ne pourrai pas être plus précis. Je suis allé dans le salon et Delphine m’a tout de suite dit : « Qu’est-ce que tu fous là ? ». Je lui ai répondu : « Qu’est-ce que ça peut te foutre ? Comme tu as demandé le divorce, je n’ai plus de compte à te rendre ». Ensuite, « c’est parti en insultes ».
Toujours selon Cédric Jubillar, Delphine aurait tenu des propos méprisants à son égard. « Elle m’a dit : ‘tu n’es qu’une merde, un toxico de merde, je fais bien de me barrer, personne ne voudra de toi’. Je me suis avancé en sortant du bar et là elle m’a dit quelque chose qui m’a fait péter les plombs. J’ai vrillé, elle était à ce moment-là entre le frigo et le bar. Elle m’a dit : « maintenant, je n’ai plus rien à perdre, je peux te l’avouer, j’en ai trouvé un qui me fait mieux l’amour que toi », a-t-il assuré à la justice.
Affaire Jubillar : le principal suspect a étranglé sa victime sans la regarder
Après avoir appris cette nouvelle, Cédric assure qu’il est devenu fou de rage : « Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré, je lui disais : « tais-toi, tais-toi, je t’en supplie, tais-toi ». Je voulais que ça s’arrête, qu’elle se taise, je n’en pouvais plus », a-t-il confié selon le procès-verbal consulté par nos confrères. Il poursuit : « Quand je faisais ça, elle était en face de moi, je me souviens que je regardais mes pieds car je ne voulais pas croiser son regard ».
C’est alors que Delphine, sa femme et mère de ses deux enfants, « est tombée inerte. Je me souviens aussi que je serrais, je répétais en boucle, 30, 40, 50 fois, je ne sais pas, tais-toi ». Mais alors, dans quel état d’esprit se trouvait-il à ce moment précis ? « Il m’a fallu quelques instants pour réaliser que je venais de tuer la mère de mes enfants. Je suis en panique, je suis tétanisé, je ne sais plus quoi faire […] Je me suis dit qu’il ne fallait pas que mes enfants voient leur mère comme ça et qu’ils allaient m’en vouloir, je me suis dit qu’il fallait que je la cache. Je l’ai chargée sur mon épaule et je l’ai déposée dans le coffre de la voiture » laissant leurs deux petits, Louis et Elyah (6 ans et 18 mois), dans leurs lits.
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Source:
www.public.fr


