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REPORTAGE. "On regarde les notifications dès le réveil" : à Grenoble, la quête éprouvante d'un logement étudiant dans un marché "bien saturé"

La période estivale met sous pression les futurs étudiants en recherche d’un studio pour la rentrée, alors qu’il n’y a pas assez de logements Crous et que les demandes se multiplient auprès des agences immobilières.


Publié le 20/07/2026 11:41

Temps de lecture : 2min

Une vue d’immeubles à Grenoble (Isère), le 26 novembre 2024. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Vous vous en êtes bien rendu compte si l’un de vos proches est concerné. C’est la pleine période de recherche d’appartements pour les étudiants. Depuis début juillet et les résultats du bac notamment, les jeunes et leur famille passent du temps, souvent beaucoup de temps, à éplucher les sites immobiliers pour trouver un studio acceptable. Et c’est encore plus difficile quand on n’est pas sur place.

Il n’existe qu’un logement subventionné du Crous pour 17 étudiants en moyenne, bon nombre d’entre eux se replient donc sur le parc locatif privé. Et ces recherches sont souvent longues et fastidieuses, comme notamment à Grenoble, ville historiquement très étudiante. « Celui-ci, c’est le seul studio dans lequel il y a un canapé-lit, celui-là est le plus moderne en termes de décoration », lance l’agente immobilière. Les visites se succèdent dans ces studios, construits dans une même résidence. « Si vous me dites que vous êtes potentiellement intéressés, je peux vous envoyer le lien », ajoute-t-elle.

« C’est le premier dossier qui arrive complet à l’agence qui a l’appartement. »

Une agente immobilière

à des personnes qui visitent un logement

Peggy et Vincent cherchent un appartement depuis plusieurs semaines déjà pour leur fille Emy, qui va entamer une licence de psychologie. Ils viennent de Chambéry, à une heure de Grenoble. « On a beaucoup fait de recherches parce qu’on a eu des annulations, les logements étaient pourvus entre-temps, raconte Peggy. Il y a beaucoup de dossiers à faire avant les visites. Ça prend énormément de temps. Toutes les soirées ainsi que les matins quand on se lève, on regarde les notifications. En travaillant, c’est assez compliqué, on se rend compte que le marché est bien saturé, donc il faut vite répondre. On sera contents quand ce sera terminé, quand on aura signé. On a hâte de passer à autre chose. »

Une période stressante pour les familles, surtout quand on ne connaît pas bien la ville. En plus, il faut très vite se décider. Quand on rentre dans une agence immobilière, on se rend bien compte que l’activité est dense. « C’est un peu compliqué pour nous de vous proposer un rendez-vous le jour même ou la veille pour le lendemain », explique au téléphone une agente immobilière.

Les appels sont continus, témoigne Rachel Braymand, l’une des responsables de l’agence Delphine Teillaud. « On ne les compte plus », reconnaît-elle. Les conseillers assurent une trentaine de visites par jour, un studio peut trouver preneur en 24, 48 heures. « C’est très rapide, il faut être réactif. » C’est pour cela que l’agence embauche des personnels en plus : spécifiquement pour cette période estivale, l’équipe est quasiment doublée. « Sur l’été, on recrute trois à quatre personnes supplémentaires pour être réactifs à la demande de visite », précise Rachel Braymand.

« C’est une des périodes les plus denses de l’année. Sur quatre mois, on va faire 50% du chiffre de l’année : juin, juillet, août et septembre. »

Rachel Braymand, agente immobilière

à franceinfo

Les locataires sont de plus en plus sensibles aux critères énergétiques des logements, avec des questions sur l’isolation mais aussi la climatisation, qui reviennent plus souvent qu’avant. En France, aujourd’hui, il faut compter en moyenne 600 euros par mois pour un studio, avec de grosses différences selon les villes, autour de 500 euros à Grenoble, entre 900 et 1 000 euros à Paris, selon des études de LocService et Que Choisir Ensemble.


Source:

www.franceinfo.fr

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