Au terme d’une finale cadenassée, Ferran Torres a libéré l’Espagne en prolongation, dimanche, à New York.
Publié le 20/07/2026 00:02
Mis à jour le 20/07/2026 00:51
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L’Espagne est de retour au sommet du football mondial. Seize ans après son premier sacre, la Roja a décroché sa deuxième étoile en venant à bout de l’Argentine à l’issue de la prolongation (1-0), en finale de la Coupe du monde, dimanche 19 juillet. Dominateurs tout au long de la rencontre, les Espagnols ont longtemps manqué de réalisme, face à des Argentins fantomatiques. C’est finalement Ferran Torrres – servi en retrait par Nico Williams – qui a logiquement libéré la Roja (1-0, 106e). « C’est le destin. On a gagné pour notre peuple. Ce n’est pas mon but, c’est celui de 47 millions de personnes », a réagi l’unique buteur de la soirée à l’issue de la rencontre.
À New York, le vainqueur aura mis du temps à se dessiner. Dans le jeu pourtant, l’Espagne a été supérieure de bout en bout. En possession du ballon, les joueurs de Luis de la Fuente se sont créé une première occasion dès la 5e minute par l’intermédiaire de Lamine Yamal, qui a tenté sa chance à droite de la surface. Mikel Oyarzabal (39e), Dani Olmo (64) ou encore Pau Cubarsi (78e) ont ensuite tour à tour buté sur le gardien argentin, Emiliano Martinez, qui a longtemps maintenu l’Argentine en vie.
Héros du sacre argentin face à la France en 2022, le portier d’Aston Villa a notamment été l’auteur d’une parade exceptionnelle sur un coup franc direct de Lamine Yamal dans les dernières secondes du temps réglementaire, qui a permis d’envoyer l’Argentine en prolongation. Une réelle prouesse tant les Argentins, privés du ballon (32% de possession), ont été fantomatiques. En 90 minutes de jeu, les joueurs de Lionel Scaloni n’ont pas frappé une seule fois. L’unique étincelle aura été un lancement dans la profondeur de Lionel Messi, stoppé net par le gardien espagnol Unai Simon, auteur d’une sortie haute sur le terrain (6e).
Réduit à 10 contre 11 après l’expulsion d’Enzo Fernandez, qui a reçu deux cartons jaunes (90e+2), l’Albiceleste a également subi en prolongation. Elle a d’ailleurs bien cru concéder l’ouverture du score sur une frappe dans la surface de Nico Williams (96e), mais le but de l’ailier de l’Athletic Bilbao a été refusé en raison d’une faute (peu évidente) de Mikel Merino sur un défenseur argentin.
Finalement, c’est Ferran Torres qui s’est mué en sauveur. L’attaquant du FC Barcelone a libéré les siens d’une frappe du plat du pied, après une déviation de la tête de Nico Williams (106e). Un but qui a eu le mérite de réveiller la Pulga et ses coéquipiers. À la 115e minute, Lionel Messi a armé un centre qui a terminé juste au-dessus de la cage d’Unai Simon. Cinq minutes plus tard, c’est Giuliano Simeone qui a manqué l’égalisation en envoyant sa frappe dans les tribunes.
Au cours d’une finale peu reluisante, et marquée par une interminable mi-temps (27 minutes) où se sont, entre autres, succédé Madonna, Justin Bieber ou encore Shakira, l’Espagne est donc venu décrocher son 2e titre mondial. Comme lors de son premier sacre en 2010, la Roja s’offre un doublé Euro-Mondial. « C’était une finale de Coupe du monde et il fallait souffrir pour gagner, même face à 10 adversaires. Mais nous étions prêts pour tout », a conclu le sélectionneur espagnol, Luis de la Fuente.
Source:
www.franceinfo.fr


