
Une carte donne la mesure du manque d’eau : 94% des nappes phréatiques sont en baisse, et dans six cas sur dix, leur niveau est inférieur aux normales de saison. Les restrictions concernent désormais presque tout le pays. Pour les agriculteurs, les dégâts sont déjà là : faute d’eau, fruits et légumes ne poussent plus normalement et une partie des récoltes est déjà perdue.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Coup de chaud pour la production de Sébastien Mery, à Chevannes (Essonne). « Sur cette parcelle-là, on a six hectares et demi de maïs », indique-t-il tandis qu’il nous guide à travers son champ. Face aux températures très élevées de ces dernières semaines, plus d’un tiers de ses plants de maïs ont brûlé. « On n’a aucune fleur sur la plante et, pour le moment, on n’a pas d’épis. Elle n’a pas été capable de fournir un épi et de fournir du grain et une production. C’est perdu pour cette année », déplore l’agriculteur.
Même chose pour ses autres céréales : 5% de pertes pour son blé, 20% pour le colza et 30% pour l’orge. Des dizaines de milliers d’euros de manque à gagner qui pourraient mettre à mal son entreprise. « Ma ferme peut être en défaut pour faire face à remettre en culture les prochaines récoltes, à réinvestir dans des moyens de pouvoir produire », explique Sébastien.
Une chaleur qui a aussi brûlé la production de noix de Ludovic Velle, agriculteur à Saint-Hilaire-du-Rosier (Isère). Alors, pour réduire les pertes, il utilise un produit spécial : « On mélange l’argile à l’eau et ça fait une pâte un petit peu blanche qu’on projette sur les noyers. » Cette pâte protège les noix du soleil et fait baisser la température des arbres de quelques degrés sans altérer le goût des fruits, assure-t-il.
En tout, 5 000 euros de produit pour recouvrir 27 hectares. Le prix à payer pour limiter les pertes. « C’est un coût qui est assez important, que ce soit pour l’achat de l’argile et aussi au niveau du temps de travail. C’est quand même très long à appliquer. Il faut repasser plusieurs fois. Dès qu’il pleut, il faut en remettre. Mais si on peut sauver 20% de la production, c’est quand même pas négligeable », souligne Ludovic.
Céréales, fruits, légumes, une baisse importante de production qui pourrait entraîner une hausse des prix en rayon dans les prochaines semaines.
Source:
www.franceinfo.fr


