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BTS et l’ARMY : le temps des retrouvailles au Stade de France

Retour sur quelques uns des 180 groupes qui se sont succédés au Hellfest 2026. Voici la sélection infernale de la rédaction.

Une nouvelle édition du Hellfest s’est de nouveau achevée, malgré les fortes chaleurs, notamment le dimanche 21 juin. Revivez le festival avec le live report de la rédaction, qui a arpenté le site de scène en scène pour vous présenter le meilleur de la programmation.

Vendredi 18 juin

Mikkey Dee with Friends

Pas exactement Motörhead bien sûr, mais également plus qu’un simple tribute band, Mikkey Dee with friends est le groupe idéal pour débuter les hostilités de ce Hellfest 2026.

Devant le mur d’amplis Marshall de rigueur et accompagné par une formation au cordeau, comprenant notamment le bassiste-chanteur Viktor Skatt (The Drippers) aux vrais-faux airs de Lemmy Killminster, Mickey Dee déroule les classiques de Motörhead avec sa frappe lourde et précise : « Killers », « Shoot You in the Back », « Killed by Death » en compagnie de Chuck Garric (bassiste d’Alice Cooper), « Ace of Spades », « Overkill »…

Durant 40 minutes, l’esprit de Lemmy a plané sur la Mainstage 1.

Setlist :

Killers
Love Me Like a Reptile
In the Name of Tragedy
Shoot You in the Back
I Got Mine
Sacrifice
Born to Raise Hell
Killed by Death
Ace of Spades
Overkill

The Pretty Reckless

Nous étions peu nombreux à y croire en 2011 quand la Gossip Girl Taylor Momsen annonçait qu’elle souhaitait arrêter sa carrière d’actrice pour se consacrer totalement à la musique et à son groupe. Résultat ? Quinze ans plus tard et cinq albums au compteur, The Pretty Reckless performe sur la Mainstage 2 à 18H sans que personne n’y trouve à redire.

Et pour cause : le son est puissant qui bénéficie de la récente adjonction d’un guitariste rythmique, la setlist efficace… sans oublier Taylor Momsen évidemment, bête de scène à la fois sensuelle et guerrière, qui capte toute l’attention du public. Mentions spéciales à l’inédit « A Couple of New One », extrait convainquant du nouvel album Dear God publié le 26 juin dernier et à « Going To Hell », hommage au « Hells Bells » d’AC/DC dont The Pretty Reckless assura la première partie en 2025.

Hellfest / Julia Hervouin

Setlist :

Death by Rock and Roll
Since You’re Gone
Follow Me Down
For I Am Death
When I Wake Up
Make Me Wanna Die
Heaven Knows
Going to Hell

The Inspector Cluzo

Less is more, c’est le titre du dernier album de The Inspector Cluzo dont les deux membres apparaissent en costard-cravates sur la scène de la Valley, qui affiche pourtant une température dépassant les 30 degrés. C’est également le premier morceau interprété par le duo qui possède cette capacité à nous plonger instantanément, avec seulement une guitare et une batterie, dans leur univers rock bluezy militant, notamment pour la biodiversité.

Fermiers dans le civil, les gascons alternent entre le groove (« Catfarm ») et la rage (« A Man Outstanding in his Field »), et ne plaisantent pas quand il s’agit d’étriller la société de consommation ou de prôner le retour vers Dame Nature (« As Stupid as you can »). Nous avons eu chaud pour eux, cela ne les a pas empêché de nous donner la fièvre.

Deep Purple

Difficile de condenser 60 ans de carrière de Deep Purple dans seulement une heure de show. « Highway Star », « Lazy » et « Space Truckin’ » figurent bien sur la setlist mais d’aucuns auraient préféré inclure, par exemple, « Perfect Strangers » et « Hush », au lieu de subir, aussi brillants soit-il, les trop longs solos de clavier et de guitare de Don Airey et de Simon McBride.

Ce dernier, arrivé en 2022 au sein de Deep Purple Mark IX, apporte néanmoins un regain d’énergie au mythique groupe britannique (« Black Star »). Fluctuante, la voix de Ian Gillan fait à peu près le job sur « Into the Fire » et « When a Blind Man Cries » mais fatigue sur l’incontournable classique « Smoke on the Water » qui conclue irrémédiablement chaque concert. Ceux qui savent, savent qu’il ne faut pas trop bouder son plaisir et qu’il sera trop tard pour les regretter quand ils ne seront plus en activité.

Setlist :

Highway Star
A Bit on the Side
Hard Lovin’ Man
Into the Fire
Guitar Solo
Arrogant Boy
Lazy
When a Blind Man Cries
Diablo
Keyboard Solo
Space Truckin’
Black Night
Smoke on the Water

Papa Roach

Clients réguliers du Hellfest, les Américains continuent de proposer leur voyage dans le temps, donnant une vue d’ensemble de leur carrière prolifique et variée. D’« Even if It Kills Me », qui devrait figurer dans leur prochain album, à l’incontournable « Last Resort », Jacoby Shaddix et sa bande passent en revue leurs différentes époques, avec brio et face à un certain enthousiasme du public.

Généreux, le chanteur ne tarit pas d’éloges face à un public clissonnais toujours plus fourni, et en profite pour inviter son fils sur « BRAINDEAD ». Conscient de la fibre nostalgique des fans, le groupe se fend également d’un medley qui avait ravi les fans présents au Zénith de Paris, reprenant tour à tour Korn, Deftones, Limp Bizkit et System of a Down à l’approche du clap de fin.

De quoi donner envie de remettre le couvert en décembre à l’Adidas Arena.

Setlist :

Even If It Kills Me
Blood Brothers
Dead Cell
…To Be Loved
Kill the Noise
Getting Away With Murder
See U in Hell
California Love (2Pac)
Liar
BRAINDEAD
Scars
Help
Born for Greatness
Between Angels and Insects
Blind / My Own Summer (Shove It) / Break Stuff / Chop Suey!
Last Resort

Alice Cooper

Client régulier du festival, Vincent Furnier est de nouveau prêt à offrir une heure de tubes piochés çà et là dans son œuvre tentaculaire, mais pas que. En effet, entre les incontournables « Poison », « Feed My Frankenstein » ou « No More Mr. Nice Guy », le rockeur de Detroit s’autorise quelques petites raretés comme « Who Do We Think We Are », remplace le traditionnel « I Love The Dead » post-guillotine par un « Coming Home » bien senti et ressort même l’inattendu « Second Coming » du placard. Il surprend également ses fans en faisant suivre le traditionnel medley composé de « School’s Out » et « Another Brick in the Wall, Pt. 2 » de Pink Floyd par une étonnante reprise de « Smells Like Teen Spirit » de Nirvana.

Son solide line-up de tournée et complété par Anna Cara, qui remplace avec brio la charismatique Nita Strauss, s’illustrant d’ailleurs avec un sympathique solo de guitare avant que l’orchestre ne ressorte le délicieusement froid « Brutal Planet. »

Constant et réjouissant, ce concert d’Alice Cooper montre un groupe increvable, à commencer par son leader, qui se porte comme un charme du haut de ses 78 ans.

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Hellfest / Florentine Pautet

Setlist :

Hello, Hooray (Judy Collins)
Who Do You Think We Are
No More Mr. Nice Guy
I’m Eighteen
Feed My Frankenstein
Dirty Diamonds
Hey Stoopid
Poison
Guitar Solo
Brutal Planet
Ballad of Dwight Fry
Cold Ethyl
Only Women Bleed
Second Coming
Going Home
School’s Out / Another Brick in the Wall, Pt. 2 (Pink Floyd)
Smells Like Teen Spirit (Nirvana)

Bring Me The Horizon

Après un magnifique feu d’artifice en hommage à Ozzy Osbourne, place au groupe de metalcore britannique, cette fois en tête d’affiche de la première journée du Hellfest. L’ambiance nocturne est parfaite pour ouvrir le bal sur « DArkSide, » issu de leur dernier album en date, Post Human: Nex Gen, face à une foule en délire qui ne décolère pas pendant une heure et demie.

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Hellfest / Nicko Guihal

Conservant son architecture caractéristique, le concert alterne morceaux issus de leurs différents albums et interludes mettant en scène une intelligence artificielle analysant les humains et voulant les détruire, avec des images de synthèse rappellant certaines grandes franchises de jeux vidéo des années 90 et 2000, Metal Gear Solid (notamment sur le bien nommé « Shadow Moses ») et Resident Evil en tête.

Mis en avant comme jamais, le frontman Oli Sykes se montre bien en voix tout le long du concert, alternant refrains catchy sur « Can You Feel My Heart, » hurlements bien sentis sur « The House Of Wolves, » sans oublier d’aller voir le public au plus près en interprétant le classique « Drown » à la barrière, face à des fans surexcités. Il s’autorise même un duo avec Will Ramos de Lorna Shore sur « Antivist », en faisant d’abord croire à l’assistance qu’il invite un fan.

Puissant et convaincant, Bring Me The Horizon a depuis bien longtemps acquis sa place parmi les têtes d’affiche actuelles, et le montre une fois de plus en tête d’affiche du Hellfest.

Setlist :

DArkSide
The House of Wolves
MANTRA
Happy Song
Teardrops / Pray for Plagues
AmEN!
Kool-Aid
Shadow Moses
Kingslayer
Antivist
Follow You
Can You Feel My Heart
Doomed
Drown
Throne

Alestorm

Il est désormais temps de clore cette première journée du Hellfest avec les pirates écossais, bien décidés à poser un sourire sur le visage de chaque festivalier et festivalière présent, avec 15 titres festifs et accrocheurs. Les fans des premières heures d’Alestorm sont caressés dans le sens du poil dès l’ouverture avec l’immanquable « Keelhauled, » avant de satisfaire les amateurs de leurs œuvres récentes avec « Killed to Death by Piracy. »

Ecran géant et canards en plastique XXL plantent le décor pendant que les musiciens font danser joyeusement le Hellfest, en racontant diverses histoires de piraterie, avec des mélodies indécemment entêtantes, sans jamais trop se prendre au sérieux. Réactif et déterminé, le public ne manque pas de répondre aux adresses du frontman Christopher Bowes, sans oublier de s’impliquer avec ferveur, en faisant une séance de rameur massive pendant le classique « Nancy The Tavern Wench. »

Après les incontournables « Fucked With An Anchor » ou « Drink » repris en chœur, Alestorm quitte la scène sur l’extrêmement court « Rumpelkombo, » ajoutant un dernier sourire sur le visage des fans prêts à remettre le couvert le lendemain.

Setlist :

Keelhauled
Killed to Death by Piracy
The Sunk’n Norwegian
Zombies Ate My Pirate Ship
Mexico
Under Blackened Banners
Banana
Nancy the Tavern Wench
Alestorm
The Storm
A.R.T.Y.
Shit Boat (No Fans)
Drink
Fucked With an Anchor
Rumpelkombo

Samedi 19 juin

Wings of Steel

Fort d’un second album fort réjouissant, le jeune groupe de heavy metal américain est prêt à passer une nouvelle étape en foulant pour la première fois la scène du Hellfest, profitant d’une demi-heure de set pour présenter leurs compos rappelant ouvertement les années 80, avec une touche d’influences progressives rappelant les grandes heures de Queensrÿche.

En une demi-heure, Wings of Steel n’hésitent pas à jouer des titres long, comme l’épique « Winds of Time » ou l’incandescent « Burning Sands », sans oublier les tubes en devenir « Liar in Love » ou « Wings of Steel. »

Carrés et enthousiastes, ils ont su convaincre les metalleux matinaux.

Setlist :

Burning Sands
Liar in Love
Saints and Sinners
Winds of Time
Wings of Steel

Sortilège

Retour des fiers représentants du heavy metal francophone, qui ont cette fois deux albums de plus sous le bras, quatre ans après un set entièrement old school proposé au Hellfest 2022. Si Sortilège n’oublie pas les classiques tels que « Chasse le dragon » ou « Mourir pour une princesse, » ils représentent fièrement leurs nouveaux disques avec l’entêtant « Poséidon » et l’épique « Le Poids de l’âme. »

Impliqué et fervent, le public présent ne manque pas de reprendre en chœur les titres proposés, qu’ils sortent des années 80 ou des disques plus récents, avant de scander d’une seule voix le classique final « Sortilège. »

Fort d’une expérience scénique encore plus renforcée par rapport à sa dernière venue, le quintet poursuit sa route et continue de convaincre.

Setlist :

D’ailleurs
Progéniture
Vampire
Chasse le dragon
Poséidon
Le Poids De L’âme
Mourir pour une princesse
Amazone
Sortilège

Queensrÿche

Hormis un set trop court joué trop tôt et les visuels IA projetés sur l’écran – de mauvais goût et qui semblent dater des années 1980, quand l’IA n’existait pas – le show de Queensrÿche ne fut que du bonheur. Bonheur de réentendre notamment « Anarchy-X » et « Eyes of a Stranger » issus d’Operation : Mindcrime (1988), qui restera certainement comme le meilleur album de la formation.

Bonheur aussi de constater que, entouré par le bassiste Eddie Jackson et le guitariste Michael Wilton, seuls membres du line-up originel, le chanteur Todd La Torre arrive à reproduire visiblement sans trop d’efforts les intonations vocales, particulièrement les aigus, de Geoff Tate. « Empire », « Revolution Calling »… durant 45 minutes, la Mainstage 1 s’est téléportée à la fin des années 1980, quand le métal-prog grandiloquent de Queensrÿche faisait la Une.

Setlist :

Queen of the Reich
Operation: Mindcrime
Warning
NM 156
Screaming in Digital
Empire
Anarchy-X
Revolution Calling
Eyes of a Stranger

Accept

50 ans, ça se fête ! Dans cet optique, les vétérans du heavy metal allemand sortent les classiques dès l’ouverture de leur set, avec un « Metal Heart » hymnique toujours aussi accrocheur. Si le choix des morceaux est tourné vers la partie old school de leur œuvre, ils proposent tout de même un pas de côté avec « Teutonic Terror », seul titre enregistré avec Mark Tornillo dans la setlist.

Les fans de la première heure peuvent donc headbanguer à l’envi sur le medley puissant alternant certains des plus grands riffs de Wolf Hoffmann, se réjouir qu’Accept ressorte « Run Of You Can » de la cave, en invitant Todd La Torre (Queensrÿche) pour pousser la chansonnette, sans oublier de convier Fredrik Akesson, guitariste d’Opeth, sur le supersonique « Fast as a Shark. »

Résumer un demi-siècle de carrière en à peine une heure n’est pas chose aisée et le parti pris d’Accept ne manque pas de réjouir les fans présents. Rendez-vous au mois de novembre pour une version complète à l’occasion de trois dates françaises.

Setlist :

Metal Heart
Teutonic Terror
Restless and Wild
Demon’s Night / Starlight / Losers and Winners / Flash Rockin’ Man
Run If You Can
Princess of the Dawn
Fast as a Shark
Balls to the Wall

Sepultura

Non content de fête ses 40 ans de carrière, les leaders du thrash metal brésilien ont choisi le Hellfest pour donner leur ultime concert en France, avant de rendre les armes. Orienter le set dans une direction old school apparaît comme une évidence, mais le quatuor ne l’entend pas de cette oreille et propose un set inhabituel, voire déroutant.

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Hellfest / Nicko Guihal

Si les titres old school comme l’ouverture tonitruante avec « Inner Self » ou les classiques comme « Arise » sont présents, le groupe en profite pour mettre en avant son EP final, The Cloud of Unknowing, avec pas moins de trois titres sur quatre. Ainsi, le puissant « All Souls Rising, » le rampant « The Place » ou l’émouvant « Beyond the Dream » trouvent leur place dans un ensemble de morceaux qui rend hommage à toutes les époques de Sepultura. On y retrouve également l’instrumental « Kaiowas, » sur lequel s’invitent de nombreux musiciens comme Alissa White-Gluz (ex-Arch Enemy), Dirk Verbeuren (Megadeth) ou encore Fernanda Lira (Crypta).

Refusant de rentrer dans le rang jusqu’à la fin, Sepultura offre un adieu au public français à son image : déroutant et puissant.

Setlist :

Inner Self
All Souls Rising
Kairos
Attitude
The Place
Kaiowas
Beyond the Dream
Refuse/Resist
Arise
Ratamahatta
Roots Bloody Roots

Helloween

Si quelques uns ont signalé une baisse de régime par rapport à leur prestation de 2022 (peut-être…) et regretté le sous mixage des voix (pas faux…), difficile tout de même de renâcler devant le show de Helloween, qui retrace en 80 minutes son histoire musicale à grand renfort d’effets spéciaux et d’animations type Tron plutôt réussies.

Musicalement, la formule des pionniers du power metal est bien rodée, qui capitalise essentiellement sur le répertoire issu de Keeper of the Seven Keys Parts 1-2 : « Twilight of the Gods », « Future World », « Dr. Stein, « I Want Out »… Extrait du dernier album, « This is Tokyo » suscite l’adhésion du public, preuve que le gardien des sept clés en a encore sous le coude et qu’il semble en bien meilleure forme que Le Père Fouras.

Setlist :

March of Time
The King for a 1000 Years
Future World
This Is Tokyo
We Burn
Twilight of the Gods
Ride the Sky
Into the Sun
Drum Solo
Power
I Want Out
Eagle Fly Free
Dr. Stein / Keeper of the Seven Keys

Opeth

Jouer en plein jour n’est point aisé pour un groupe comme Opeth, qui propose une musique posée et nocturne, avec des morceaux à tiroirs qui prennent leur temps. Ainsi, le temps est compté pour les Suédois qui entendent tout de même présenter leur dernier album en date, The Last Will and Testament, avec le premier et le septième paragraphe de leur document musical, qui sont bien entendus les plus directs du disque.

A côté de ces nouveautés, Mikael Akerfeldt et sa bande jouent la sécurité avec des immanquables en concert, comme l’horrifique « The Grand Conjuration, » l’épique « The Drapery Falls, » issu du révéré Blackwater Park, sans oublier le final habituel sur le massif « Deliverance. »

Gratifiant le public de ses habituelles badineries, le chanteur se montre toujours aussi sympathique, montrant un apparent détachement avec la profondeur de ses textes. De quoi divertir les curieux, tout en continuant de satisfaire les fans.

Setlist :

§1
The Grand Conjuration
§7
The Drapery Falls
Deliverance

Iron Maiden

Les maîtres du heavy metal britannique ne pouvaient pas éviter le Hellfest dans le cadre de leur tournée célébrant leurs 50 ans de carrière. Leur dernière venue remonte à seulement trois ans, mais moins d’un tiers des morceaux interprétés ici l’étaient en 2023. Les festivaliers peuvent donc profiter à loisir des raretés de la période Di’Anno comme « Murders in the Rue Morgue » ou « Killers » ressorties des archives, sans oublier l’épique et poétique « Infinite Dreams, » ajouté au set cette année, remplaçant « The Clairvoyant, » joué à Paris en 2025. Les classiques tels que « The Number of the Beast » ou « Fear of the Dark » sont évidemment de la partie.

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Hellfest / Matthis Van Der Meulen

En grande forme, le trio de guitaristes tricote habilement ses mélodies, qu’il s’agisse des leads bien sentis ou des solos parfaitement maîtrisés. Côté rythmique, le leader Steve Harris continue de poser ses lignes marquantes, tandis que le nouveau venu Simon Dawson profite d’une batterie agrandie par rapport à la tournée précédente.

Bien entendu, l’éternel frontman Bruce Dickinson se montre toujours autant en voix, tenant la note comme jamais avant le pont de « Seventh Son of a Seventh Son » et exhibant avec toujours autant de ferveur ses talents de conteur sur « Rime of the Ancient Mariner. »

Les fans présents en masse répondent à l’appel d’Iron Maiden avec leur zèle caractéristique, hurlant scandant les vocalises de « The Trooper, » headbanguant sur la cadence de « Powerslave, » sans oublier de reprendre en chœur le refrain entêtant de « Wasted Years, » qui offre un magnifique point final à une prestation sans faute des Anglais.

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Hellfest / Matthis Van Der Meulen

Setlist :

Murders in the Rue Morgue
Wrathchild
Killers
Phantom of the Opera
The Number of the Beast
Infinite Dreams
Powerslave
2 Minutes to Midnight
Rime of the Ancient Mariner
Run to the Hills
Seventh Son of a Seventh Son
The Trooper
Hallowed Be Thy Name
Iron Maiden
Aces High
Fear of the Dark
Wasted Years

Mastodon

Le soleil est déjà couché lorsque les désormais cinq musiciens débarquent sur la scène de la Valley, quatre ans après leur dernier passage au Hellfest, et surtout un an après le décès de leur ex-guitariste Brent Hinds, survenu quelques semaines après son départ du groupe. Le bassiste et chanteur Troy Sanders ne manque pas de lui rendre hommage avant d’interpréter le nouveau morceau « Your Ghost Again. »

Mastodon n’a pas encore annoncé son nouvel album au moment de la tenue du concert. Il propose donc un set best of, ratissant large parmi ses albums variés. L’ouverture se fait sur l’enchaînement de bravoure « Tread Lightly » et « The Motherload, » issus du luxuriant Once More Around The Sun, n’hésitent pas à faire plaisir aux fans old school avec « Megalodon » et « Crystal Skull, » sans oublier de faire part de ses envolées progressives avec le magique « Crack The Skye. »

Venu en masse, le public ne manque pas d’acclamer la nouvelle mouture du groupe américain, désormais forte d’un nouveau guitariste appliqué et d’un claviériste impliqué. Si un chapitre se referme pour le groupe, l’avenir se dessine. Reste désormais à savoir ce qu’ils réservent, après un final épique sur l’immanquable « Blood and Thunder. »

Setlist :

Tread Lightly
The Motherload
Your Ghost Again
Crystal Skull
Black Tongue
Megalodon
More Than I Could Chew
Crack the Skye
Steambreather
Blood and Thunder

Ultra Vomit

Il est désormais temps pour les quatre nantais d’offrir un spectacle toujours plus grand, pour un concert au Hellfest qui fait l’objet d’un nouveau DVD live, huit ans après avoir immortalisé son passage à l’Olympia. Avec un nouvel album sous le bras, sobrement intitulé Ultra Vomit et le pouvoir de la puissance, le groupe propose un set complètement différent, agrémenté de nouveaux morceaux et autres surprises.

En effet, après une arrivée en grandes pompes sur le maidenien « Evier metal, » le groupe de metal parodique déroule les morceaux de son dernier album, qu’il s’agisse du surexcité « Le Coq » ou du sympathique clin d’œil à Orelsan avec « Doigts de metal. » Le frontman Fetus raconte également ses déboires médicaux avec « Miction: Impossible (Sonde de B!te), » sans oublier de parler breuvage avec « Tikawahukwa » et « Ricard Peinard. » On n’oublie pas la fameuse minute Manard, lors de laquelle le batteur prend le micro, cette fois pour rendre un hommage bien personnel à Ozzy Osbourne en interprétant le classique « Crazy Train. »

Côté invités, l’éternel Andreas Martin vient haranguer la foule sur l’incontournable « Je collectionne des canards (vivants), » avant qu’Ultra Vomit ne créé l’événement en partageant la scène avec Christian Andreu, guitariste de Gojira, sur le morceau de circonstance « Calojira. » Gros show oblige, outre le décor travaillé, les musiciens invitent une armée de percussionnistes, les bidons de l’enfer sur « Tikawahukwa, » et offrent un final grandiose, avec un ensemble de cordes et des feux d’artifice, sur le poétique « A.N.U.S. »

Avec un show soigné et une interprétation au poil, le quatuor confirme son évolution, sans perdre de vue son envie de faire rire, avec des gags à foison qui fonctionnent toujours sur le public. Un final inoubliable, et bientôt immortalisé.

Setlist :

Evier metal
Le Coq
Doigts de Metal
Quand j’étais petit
Takoyaki
Miction: Impossible (Sonde de B!te)
Tikawahukwa
Ricard Peinard
Patatas Bravas
Mortal konkass
Toxoplasma Gondii (Felinus Santus)
Je collectionne des canards (vivants)
Calojira
Crazy Train (Ozzy Osbourne)
Mouss 2 Mass
Dead Robot Zombie Cop From Outer Space II
La Puissance du pouvoir
Kammthaar
A.N.U.S.

Samedi 20 juin

Crisix

Les thrashers espagnols sont prêts à faire à nouveau la fête, trois ans après avoir remplacé Incubus au pied levé à Clisson. Toujours aussi excités, ils ne lâchent pas leur public d’une semelle et entendent bien entretenir le cardio de leurs fans en enchaînant circle pits et walls of death en tout genre.

Leur thrash festif continue de convaincre, avec les basiques mais efficaces « Bring’em to the Pit » ou « Get Out of My Head », sans oublier le final classique mais jouissif « Ultra Thrash. » Le groupe n’oublie pas son medley classique enchaînant tubes des Beastie Boys, Pantera et Anthrax (reprenant Trust), et s’autorise une petite nouveauté avec « Fast Music », affichant une direction plus moderne. Troll ou changement artistique ? L’avenir le dira.

En attendant, le public s’éclate et ça reste le principal.

Setlist :

Leech Breeder
G.M.M. (The Great Metal Motherfucker)
Bring ’em to the Pit
Full HD
Get Out of My Head
Fight for Your Right / Walk / Antisocial
Fast Music
Ultra Thrash

Guilt Trip

Appelés en urgence pour remplacer Cavalera, victime d’un incident de tourbus (qui n’a fait aucun blessé), les Mancuniens sont bien décidés à faire remuer le Hellfest avec leur hardcore moderne et direct.

Les titres plus bourrins les uns que les autres s’enchaînent, à grands renforts de riffs puissants, charpentant les titres présentés, principalement issus de leurs deux derniers albums, Severance (2023) et Armour of Angels (2026).

Le quintet ne manque pas de remercier l’équipe du Hellfest pour l’opportunité et le public, clamant avec sincérité son amour pour Limp Bizkit, qui occupe la tête d’affiche ce samedi, chauffant le public avec l’intro de « Break Stuff. » Guilt Trip montre également à travers ses compos présentées son amour pour Machine Head, à grands renforts d’harmoniques artificielles et de rythmiques saccadées. Cet amour prend forme lors de la conclusion du set, opérée avec une reprise d’une partie du grand classique « Davidian. »

Setlist :

One by One
Sweet Dreams
Angel Eyes
Eyes Wide Shut
Burn
Severance
The Gates
No Love Lost
Guilt Trip
Tearing Your Life Away
Thin Ice
Davidian (Machine Head)

Enhancer

Quelques minutes avant le début du concert d’Enhancer, la personne en bermuda qui effectuait des essais voix derrière le rideau semi-opaque présentait, il est vrai, de sérieux airs de ressemblance avec Joey Starr… mais nous avons préféré ranger cette improbable vision dans le rayon hallucination due aux fortes chaleurs… d’autant plus que le collectif français n’a pas laissé une minute de répit aux spectateurs venus prendre leur ration de néo métal So 2 000 : « Electrochoc », « Street Trash », « Cinglés »…

Beaucoup de souvenirs remontent à la surface tandis que les invités se succèdent dans une ambiance chaotique mais bon esprit : The Arrs (« Hardcore Version Dancefloor »), Pleymo (« United Nowhere ») et, puisque que c’était finalement bien lui, Joey Starr en personne, très à l’aise dans le registre rapcore (« J’arrive – Qu’est-ce qu’on attend »). Déchainé après une décennie de silence, Enhancer a frappé un grand coup et marqué de son empreinte cette édition 2026.

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Hellfest / David Gallard

Setlist :

Electrochoc
Street Trash
Hardcore Version Dancefloor
K.O.
That’s My People / J’arrive / Qu’est-ce qu’on attend
Pas sommeil
Street Playground
United Nowhere / Ce soir c’est grand soir
Cinglés
Hot

Anthrax

Les thrashers new yorkais remettent les pieds à Clisson sept ans après leur dernière venue pour trois quarts d’heure de classiques, mais pas que. En effet, entre l’ouverture tonitruante avec « Among the Living » et le guerrier « Indians, » Anthrax s’autorise quelques pas de côté avec le nouveau « It’s for the Kids, » premier extrait de Cursum Perficio, leur prochain album, prévu pour la rentrée. On retrouve également le plus rare « Keep It In the Family, » issu du plus méconnu Persistence of Time.

Outre ces titres précités, les classiques de la période Belladonna fusent, qu’il s’agisse du délirant « Madhouse, » de l’épique « Medusa, » sans oublier la reprise de Trust, « Antisocial, » indispensable de leurs sets, qui prend tout de même une saveur toute particulière lorsqu’elle est interprétée en France.

Le groupe se montre toujours aussi solide et carré, qu’il s’agisse des riffs de Scott Ian ou la basse remuante de Frank Bello. Blessé, le batteur Charlie Benante ne peut malheureusement pas se joindre à la fête et se voit remplacé par Darby Todd (Out of this World, Kee Marcello).

Anthrax est toujours en forme en live. Reste maintenant à savoir ce qu’ils réservent dans leur prochain album.

Setlist :

Among the Living
Got the Time (Joe Jackson)
Madhouse
Caught in a Mosh
Medusa
Keep It in the Family
It’s for the Kids
Antisocial (Trust)
Indians

The Young Gods

Quelle claque magistrale ce concert des Young Gods sur la scène de la Valley ! Fort d’une autorité naturelle et d’un excellent nouvel album (sept titres joués sur 10), le trio suisse, mené depuis plus de 40 ans par Franz Treichler, a proposé une parenthèse électro-indu salvatrice.

Imparable, l’enchainement de « Appear Disappear », « Systemized » et « Hey Amour » constitue la quintessence du savoir faire des (toujours) Jeunes Dieux : tempo hypnotique et nappes ambient relevés par les mélodies accrocheuses, les riffs nerveux et la voix franche de Treichler.

Mais, ce qui ne lasse pas de surprendre encore, c’est ce talent pour passer le plus naturellement du monde, au sein du même morceau, d’une boucle digne du meilleur de Depeche Mode à une séquence punk-rock saturée (« Kissing the Sun », « Blue me Away »). La classe !

Setlist :

Appear Disappear
Systemized
Hey Amour
Blackwater
All My Skin Standing
Kissing the Sun
Gasoline Man
Blue Me Away
Mes yeux de tous
Shine That Drone

Megadeth

Après les adieux de Sepultura, c’est au tour de Dave Mustaine et sa bande de tirer leur révérence au public clissonnais, pour son huitième passage au Hellfest. Un set rempli de classiques attend donc les thrashers présents, avec les indécrottables « Hangar 18 » ou « Symphony of Destruction », ainsi que d’autres perles ressorties des archives comme « Countdown to Extinction, » « Hook In Mouth » ou encore « Mechanix. »

Les adieux s’accompagnent d’un nouvel album sorti en début d’année, ici représenté par trois titres, qu’il s’agisse de l’accrocheur « Tipping Point, » du punk « I Don’t Care » ou du rapide « Let There Be Shred. »

Si les trois musiciens se montrent toujours en pleine maîtrise de leurs moyens, interprétant avec brios les compositions complexes de Megadeth, on regrettera un frontman à la peine vocalement, qui montre des montées difficiles, malgré une rage présente. Son sens de l’interprétation subsiste, notamment sur le délirant « Sweating Bullets. »

Malgré les apparentes difficultés de Dave Mustaine, les membres du big four présentent un show généreux et bien agencé, pour le plus grands plaisir des fans de la grande époque de Megadeth, dont l’arrêt des activités laissera indéniablement un vide chez les thrashers.

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Hellfest / Matthis Van Der Meulen

Setlist :

Tipping Point
Hangar 18
Take No Prisoners
Sweating Bullets
I Don’t Care
Hook in Mouth
A Tout le Monde
Let There Be Shred
Mechanix
Poison Was the Cure
Countdown to Extinction
Tornado of Souls
Symphony of Destruction
Peace Sells
Holy Wars… The Punishment Due

Limp Bizkit

Arrive maintenant la tête d’affiche de la journée, après un compte à rebours narguant le public. La reprise de Faith, classique du regretté George Michael, hurlée par Fred Durst, avant un medley instrumental faisant office de clin d’œil à Megadeth qui vient de terminer son set, en enchaînant les riffs de « Holy Wars » et « Master of Puppets, » avant d’exciter le public avec un « Break Stuff » qui déchaine le public.

Néanmoins, si l’ouverture est réjouissante, le reste du set n’est malheureusement pas aussi marquant. Malgré une setlist bien troussée sur le papier, avec la part belle faite aux classiques issus de Chocolate Starfish and the Hot Dog Flavored Water et Significant Other, le concert est rempli de temps mort, d’intros allongées et de faux départ qui, s’ils paraissent amusants individuellement, finissent par casser le rythme du concert.

De bonnes idées sont néanmoins présentes, comme l’idée de faire un karaoké géant en faisant défiler les paroles des titres joués sur l’écran principal, ou en ressortant « Eat You Alive » (issu de Results May Vary), qui n’avait pas joué en France depuis 2019. Le caractère badin du frontman et le talent d’interprétation du groupe parviennent cependant à convaincre les fans présents.

Après un passage à l’Accor Arena marquant, tous les espoirs étaient permis envers le set de Limp Bizkit en tête d’affiche du Hellfest. Néanmoins, certains choix discutables abaissent le niveau d’un passage pourtant prometteur. Il ne reste plus qu’à attendre mieux pour la prochaine fois.

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Hellfest / Nicko Guihal

Setlist :

Faith (George Michael)
Holy Wars / Master of Puppets
Break Stuff
My Generation
Livin’ It Up
Hot Dog
My Way
Nookie
Full Nelson
Eat You Alive
Rollin’ (Air Raid Vehicle)
Boiler
Behind Blue Eyes (The Who)
Take a Look Around
Break Stuff

Hatebreed

Il est temps pour la Warzone d’être le théâtre d’un final explosif avec les grands représentants du hardcore américain. Bien décidés à extraire les derniers restes d’énergie des festivaliers présents, ils multiplient les classiques qu’ils ont réussi à tirer à travers leurs 30 ans de carrière.

C’est ainsi qu’ils commencent avec l’implacable « I Will Be Heard, » avant de regarder vers l’avenir avec un nouveau morceau, intitulé « Kill Count Increase, » qui promet un album dans la droite lignée de ce que propose le quintet depuis trois décennies, à savoir des riffs directs sur des rythmiques bourrines à souhait.

L’ensemble paraît simple sur le papier, mais la maîtrise est telle que Hatebreed parvient à enchaîner les tubes comme personne, avec l’apocalyptique « Destroy Everything, » « Live for This » en excès de vitesse, le chantant « To The Threshold, » sans oublier l’implacable « Smash Your Enemies. »

Lors des rares respirations qu’offrent les mitrailleurs de riffs, l’hurleur en chef Jamey Jasta ne manque pas de montrer qu’il n’a rien perdu de sa générosité, abreuvant l’assistance de compliments, sans oublier de la motiver à multiplier les circle pits et autres empoignades amicales entre coreux.

Puissance et rage décomplexés furent les maîtres mots de ce final explosif de l’avant-dernière journée du Hellfest, qui laisse rêveur quant à ce que réserve Hatebreed pour la suite.

Setlist :

I Will Be Heard
Kill Count Increase
A Call for Blood
Make the Demons Obey
Destroy Everything
Everyone Bleeds Now
Live for This
To the Threshold
In Ashes They Shall Reap
As Diehard as They Come
Betrayed by Life
Hollow Ground
Seven Enemies
Perseverance
Driven By Suffering
This Is Now
Smash Your Enemies
Before Dishonor
Looking Down the Barrel of Today

Dimanche 21 juin

President

Phénomène récent, President intrigue et dérange. Fort d’un EP, et bientôt d’un premier album, le groupe classé metal moderne fait exploser les statistiques de streaming et n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Ainsi, de nombreux fans ont bravé la chaleur écrasante pour assister à leur prestation.

Entièrement masqués, les musiciens enchaînent parties ambiantes et passages plus saturés, derrière un frontman dont les lignes mélodiques rappellent certainement la direction prise par Sleep Token, mélangeant à loisir metal moderne et pop actuelle. Si l’ensemble déroute, il parvient néanmoins à convaincre une partie du public.

Côté set, President joue l’intégralité de l’EP King of Terrors, et s’autorise à présenter quelques avant-goûts de l’album Blood of your Empire, avec les singles déjà sortis « Doom Loop, » « Angel Wings » et « Mercy, » sans oublier « Dionysus », présent sur les deux sorties.

Le mystère President continue d’intriguer, preuve en est faite lors de la première campagne du groupe en terre clissonnaise.

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Hellfest / Florentine Pautet

Setlist :

Fearless
Dionysus
DOOM LOOP
RAGE
Angel Wings
Conclave
Mercy
Destroy Me
In the Name of the Father

Buzzcocks

Howard Devoto ayant quitté la formation depuis belle lurette et Pete Shelley étant toujours mort depuis 2018, ne reste des Buzzcocks originels que le sémillant et très en forme chanteur-guitariste Steve Diggle… Peu importe finalement car le répertoire de ce légendaire groupe punk britannique dépasse la somme des membres qui l’interprètent. « What do I get », « Manchester Rain », « Ever Fallen in Love »…

Que la pompeuse arrivée sur scène au son de « Ainsi parlait Zarathoustra » de Richard Strauss n’induise pas le lecteur en erreur, nous avons bien eu droit à un concert de punk brouillon et primaire comme il se doit et comme on les aime. Le courant a d’ailleurs sauté peu avant la fin du set…

Setlist :

What Do I Get?
I Don’t Mind
Everybody’s Happy Nowadays
Queen of the Scene
Senses Out of Control
Sick City Sometimes
Why Can’t I Touch It?
Destination Zero
Love You More
Orgasm Addict
Manchester Rain
Ever Fallen in Love (With Someone You Shouldn’t’ve)
Harmony in my Head

Possessed

Les pionniers du death metal sont de retour au Hellfest après sept ans d’absence, toujours avec l’album Revelations of Oblivion sous le bras. Si ce dernier n’est pas oublié, ce sont bien les deux premiers LP des Américains qui se taillent la part du lion, avec notamment les classiques « Pentagram » et « Tribulation, » sans oublier les plus rares « March To Die » ou « Restless Dead. »

Le frontman Jeff Becerra se montre en forme vocalement, et l’écho présent dans l’Altar contribue à renforcer l’atmosphère démoniaque de ses hurlements, tandis que ses musiciens nous emportent dans un maelström saturé du plus bel effet. Puissantes et habitées, les compos présentées réjouissent les fans présents, qui tiennent jusqu’au final explosif, composé des immanquables « The Exorcist » et « Death Metal. »

Setlist :

The Heretic
Satan’s Curse
Tribulation
Demon
Pentagram
Beyond the Gates
Dominion
Seven Churches
Restless Dead
March to Die
Graven
The Exorcist
Death Metal

Circle Jerks

Le punk, ça conserve, comme peut en témoigner Keith Morris, le septuagénaire leader de Circle Jerks et ancien chanteur de Black Flag, qui même sous un soleil de plomb, n’a rien perdu de sa hargne.

Accompagné, et ce depuis 1979, par le guitariste Greg Hetson (Redd Kross, Bad Religion), le frontman aux dreadlocks a notamment aligné les hymnes foutraques du premier album Group Sex (« Beverly Hills », « I just want some Skank », « World Up my Ass »), trois covers de Black Flag (« Nervous Breakdown », « Wasted » et « Revenge ») ainsi qu’une reprise jubilatoire de Garland Jeffreys (« Wild in the Streets »)…

Le tout entrecoupé de longs discours militants anti-MAGA (trop diront certains) et d’invitations à se rebeller. Punks un jour, punks toujours !

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Hellfest / Julia Hervouin

Setlist :

Deny Everything
Letterbomb
In Your Eyes
Back Against the Wall
Behind the Door
I Just Want Some Skank
Beverly Hills
When the Shit Hits the Fan
Under the Gun
Coup d’état
Moral Majority
Don’t Care
Live Fast Die Young
Wild in the Streets (Garland Jeffreys)
I, I & I
Beat Me Senseless
World Up In My Ass
Wasted (Black Flag)
Revenge (Black Flag)
Nervous Breakdown (Black Flag)
What’s Your Problem
Question Authority

The Hives

« On va mettre du rock dans votre métal… », annonce d’emblée le chanteur Howlin’ Pelle. Et c’est bien de cela dont il s’agit avec The Hives groupe suédois formé en 1993, qui distille en costumes-cravate sa bonne humeur garage-punk dans les festivals du monde entier.

Mais réduire The Hives au titre de l’un des meilleurs groupes de scène du moment serait injuste, tant la musique jouée ici, entre deux incursions dans le public, est aussi jouissive qu’efficace, que ce soit les classiques de la formation (« Hate to Say I told you so », « Main Offender »…) ou les titres plus récents issus du dernier album (« Enough is Enough », « Paint a Picture »…).

The Hives, ou comment jouer sérieusement sans se prendre au sérieux.

Setlist :

Enough Is Enough
Main Offender
Hooray Hooray Hooray
Paint a Picture
Bogus Operandi
Hate to Say I Told You So
Countdown to Shutdown
Come On!
Tick Tick Boom
Legalize Living
Walk Idiot Walk
The Hives Forever Forever The Hives

Bad Omens

Après un rendez-vous manqué en 2024, le groupe de Noah Sebastian est bien décidé à marquer le coup à l’approche de la clôture de cette édition du Hellfest.

Ce concert se place dans la droite lignée de ce que Bad Omens avaient proposé au Zénith de Paris plus tôt cette année, avec la part belle à l’album The Death of Peace of Mind, sans oublier les nouveaux morceaux sortis en 2025. Bien entendu, les disques plus anciens sont représentés, notamment dans le final apocalyptique avec « Dethrone. »

Côté visuel, les Américains jouissent d’une production recherchée, avec un éclairage élaboré qui plonge avec brio dans l’ambiance des morceaux, modernes et originaux, avec une part belle faite à la mélodie, notamment dans les lignes de chant.

Pari réussi pour Bad Omens, dont le premier passage au Hellfest se montre aussi convaincant que marquant. Un groupe fort d’un franc succès qui ne fait que monter.

Bad Omens Hellfest

Hellfest / Bad Omens

Setlist :

Specter
Glass Houses
THE DEATH OF PEACE OF MIND
Dying to Love
CONCRETE JUNGLE
Nowhere to Go
Limits
ARTIFICIAL SUICIDE
V.A.N
Left For Good
What It Cost
Like a Villain
Just Pretend
Impose
Dethrone

The Offspring

Avant de plier bagage, le Hellfest accueille une dernière tête d’affiche : The Offspring. Habitués des lieux, les Californiens s’y produisent pour la première fois en tête d’affiche, après avoir enregistré leur concert mémorable à la Paris La Défense Arena.

Le concert ici se place dans le même esprit, dans une version plus condensée, avec une généreuse dose de classiques, et ce dès l’ouverture avec les « Come Out And Play » et « All I Want », qui a récemment fait reparler de lui avec l’annonce du remake du jeu vidéo Crazy Taxi.

Le groupe s’autorise une nouveauté avec « Hammerhead, » issu de Supercharged, et bien entendu des reprises. Les hommages à Ozzy Osbourne sont de retour, avec un medley reprenant des classiques de Black Sabbath et du regretté chanteur et le groupe s’autorise une fantaisie. En effet, il reprend le classique « Love Story » de Taylor Swift, en lançant un wall of death, histoire d’être complètement décalé.

Les deux membres-fondateurs Dexter Holland et Noodles gratifient également l’assistance de leurs interventions comiques, à la manière du duo Beavis and Butthead, multipliant les traits d’humour sur les metalleux, saluant au passage le groupe finlandais Children of Bodom, avant de reprendre l’enchaînement de tubes indémodables.

Un final empli de classiques et de bonne humeur, remplaçant allègrement le feu d’artifice final, annulé à cause de la canicule.

A l’année prochaine pour l’édition absolue !

Setlist :

Come Out and Play
All I Want
Want You Bad
Staring at the Sun
Hammerhead
Bad Habit / Come to Brazil
Electric Funeral / Paranoid / Crazy Train (Black Sabbath / Ozzy Osbourne)
In the Hall of the Mountain King (Edvard Grieg)
Love Story (Taylor Swift)
Hit That / Original Prankster
Gotta Get Away
Why Don’t You Get A Job?
Pretty Fly (for a White Guy)
The Kids Aren’t Alright
You’re Gonna Go Far Kid
Self Esteem

Mathieu David et Denis Roulleau

Toutes les infos sur la prochaine édition sur le site officiel du Hellfest.


Source:

www.rollingstone.fr

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