La culture, « c’est aussi de l’emploi et de l’économie », défend Florence Portelli. Elle qualifie la baisse de « 13% » des subventions allouées par l’État à 28 institutions culturelles majeures d' »entreprise de démolition ».
Publié le 19/07/2026 09:52
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« La culture n’est pas la variable d’ajustement », s’indigne dimanche 19 juillet sur France Inter Florence Portelli, présidente déléguée de la région Île-de-France chargée de la culture, qui se dit consciente du « déficit public abyssal » de la France. En pleine préparation du budget 2027, la vice-présidente du parti Les Républicains (LR) interpelle l’État, dans une tribune au Monde publiée lundi dernier, sur les conséquences de nouvelles coupes budgétaires dans le milieu culturel. « On vient nous ponctionner en cours d’exercice, insiste-t-elle. La culture, c’est aussi de l’emploi et de l’économie », résume Florence Portelli.
Dans cette lettre adressée au président de la République, Florence Portelli estime que la baisse de « 13% » des subventions allouées par l’État à 28 institutions culturelles majeures (grands opéras hors de Paris, centres dramatiques nationaux …) constitue une « entreprise de démolition ». Et « c’est une déflagration bien au-delà », défend sur France Inter la vice-présidente du parti Les Républicains. Florence Portelli craint ainsi des « annulations de représentations », des disparitions de structures, des pertes d’emploi.
Ces coupes budgétaires sont « un coup de poignard sur la décentralisation culturelle », alerte la présidente de l’Orchestre national d’Île-de-France, « pourtant initiée sous le général de Gaulle », « grâce à André Malraux », « et c’est ce qui a permis d’irriguer les territoires, de lutter contre les fractures sociales et territoriales ». « On est en train de malmener nos territoires dans notre République », poursuit-elle, adressant son message également « aux gens de droite ». « D’ailleurs les structures culturelles ont apporté leur tribut à la solidarité nationale, tout comme les collectivités locales », estime-t-elle. « On contribue, on n’est pas ceux qui plombent les finances du pays », dénonce Florence Portelli.
Les deux quinquennats d’Emmanuel Macron sont « une immense déception pour ceux qui y croyaient sur la culture », regrette-t-elle, et pour qui, « le théâtre est l’éveil des consciences ». Néanmoins, d’autres figures de la droite ont baissé le budget de la culture, comme Christelle Morançais, présidente Horizons de la région Pays-de-la-Loire, qui a assumé diminuer son budget 2025 dédié à la culture de plus de 70%, ce qui a provoqué de vives manifestations.
Source:
www.franceinfo.fr


