AccueilÉconomieBudget 2027: pour...

Budget 2027: pour le ministre des Comptes publics David Amiel, "l’effort de consolidation des finances publiques concerne tout le monde"

Le gouvernement a annoncé cette semaine qu’il souhaite limiter à 0,4% la hausse des dépenses ministérielles (hors Armées et Transition écologique) en 2027, notamment pour faire face à « la marée montante de la dette ».

C’est une nouvelle sirène d’alarme tirée sur l’état des finances du pays, à quelques semaines du début de l’examen du budget 2027 par le Parlement. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, prévient que « l’effort de consolidation des finances publiques concerne tout le monde ».

« Un ministre n’est pas là pour construire des villages Potemkine, mais pour dire les choses telles qu’elles sont. J’ai commencé tous mes entretiens budgétaires en disant que nous avions changé de monde », explique-t-il dans un entretien paru ce dimanche 19 juillet dans La Tribune Dimanche.

Le budget pour l’écologie renforcé

Cette semaine, le gouvernement avait partagé sa volonté de limiter à 0,4% la hausse des dépenses des ministères en 2027. Seuls ceux des Armées et de l’Écologie seraient exemptés de ce plafond. Cette barre des 0,4% est « quatre fois inférieure à l’inflation », souligne David Amiel.

Ce dernier pointe « la marée montante de la dette », à quelques semaines du dépôt du projet de loi de finances 2027, prévu le 30 septembre. Avec une nouveauté pour le texte qui présentera distinctement le coût du fonctionnement des services publics et le coût des retraites pour chaque ministère.

Dans le même temps, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé que le budget de l’écologie sera fortement renforcé l’an prochain, notamment porté par un Fonds vert qui atteindra le milliard d’euros. « C’est un signal fort. Il montre que, même dans un contexte budgétaire exigeant, protéger les Français face au changement climatique reste une priorité », a expliqué la ministre dans un entretien à La Tribune Dimanche.

Un « principe de réversibilité » inclus dans le budget en vue du scrutin de 2027

Mais alors, ce budget pour l’année 2027 pourrait-il être modifié par le successeur d’Emmanuel Macron qui sera élu en mai prochain? Afin de se montrer « respectueux des choix démocratiques », un « principe de réversibilité » sera mis en place. Le futur chef de l’État pourra revenir sur les engagements d’économie une fois au pouvoir.

Encore faut-il pouvoir adopter ce projet de loi de finances cet automne dans une Assemblée nationale sans majorité absolue. Interrogé sur le recours à une loi spéciale, David Amiel rappelle ce dimanche qu' »elle durerait la majeure partie de l’année, d’où un risque considérable d’augmentation du déficit, alors que les investissements indispensables, notamment dans la défense et l’écologie, seraient gelés ».

Le 15 juillet dernier, un groupe d’économistes missionnés par le gouvernement a prévenu qu' »à politique inchangée, le déficit public atteindrait 6,8% du PIB en 2030″, contre 5,1% en 2025. D’ici la fin de la décennie, le montant de la dette publique passerait, lui, de 118% du PIB en 2026 à 130%.


Source:

www.bfmtv.com

Articles similaires

Annonce publicitairespot_img