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Trop de risques avec les missiles, les drones, les avions de combat… L'Europe recommande aux compagnies aériennes d'éviter de survoler le Bahreïn, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes

L’Agence européenne de la sécurité aérienne conseillait déjà aux opérateurs de contourner l’Iran, l’Irak et le Liban. De quoi encore allonger les itinéraires vers l’Asie.

Des couloirs vers l’Asie de plus en plus étroits. Dans un nouveau bulletin, l’Agence européenne de la sécurité aérienne enjoint les compagnies aériennes à contourner les espaces aériens de Bahreïn, du Koweït, du Qatar et des Émirats arabes au moins jusqu’au 29 juillet. En cause, l’intensification des échanges de tirs de missiles et de drones entre les Etats-Unis et l’Iran, ce dernier attaquant les bases américaines dans les pays du Golfe persique.

Constatant un « niveau de risque pour l’aviation civile élevé », l’agence recommande aux compagnies « de ne pas effectuer d’opérations » dans ces espaces à quelque altitude que ce soit. « L’évolution imprévisible de la situation militaire, combinée à l’utilisation possible de missiles, de drones, d’avions de combat et de systèmes de défense aérienne, fait peser un risque élevé sur les vols civils à toutes les altitudes et à tous les niveaux de vol au sein de l’espace aérien concerné », peut-on lire.

Risque d’erreur

« La présence d’importantes installations militaires américaines dans la région accroît la probabilité que les États couverts par cette zone d’interdiction de vol ou de zone à risque (CZIB) soient directement exposés à des attaques iraniennes par missiles et drones. L’espace aérien maritime environnant peut également être affecté par le survol de missiles ou de drones, des activités d’interception, la chute de débris et les conséquences plus larges d’une escalade militaire régionale », souligne l’agence européenne.

« L’état d’alerte renforcé et l’activation des systèmes de défense aérienne nationaux et américains augmentent le risque d’erreur d’identification, d’engagement involontaire et d’effets collatéraux touchant les aéronefs civils », poursuit-elle

L’EASA précise qu’elle « continue de surveiller heure par heure l’évolution de la situation avec les institutions de l’UE et les États membres ».

Ce bulletin vient s’ajouter à la recommandation d’éviter l’Iran, l’Irak et le Liban qui court jusqu’au 31 août. Pour l’agence « les conflits, et surtout l’extension de la guerre au Moyen-Orient impliquant l’Iran, rétrécissent dangereusement les couloirs de vol entre l’Europe et l’Asie ». De fait, en devant contourner plusieurs espaces aériens, les itinéraires vers l’Asie depuis l’Europe sont plus longs et donc plus coûteux en kérosène pour les compagnies, ce qui pourrait entraîner des augmentations de prix des billets.


Source:

www.bfmtv.com

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