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Le mystère de cette mine d'or perdue fascine les États-Unis depuis le XIXe siècle

Au cœur de l’Arizona, les monts de la Superstition se sont imposés comme l’un des lieux les plus mythiques de l’Ouest américain. Dominant le désert de Sonora de leurs 900 mètres de hauteur, ils révèlent à la tombée du jour une silhouette presque irréelle dans ce paysage aride. Mais sous ces reliefs abrupts se cacherait surtout l’un des trésors les plus convoités de l’histoire: la légendaire mine d’or perdue du «Dutchman», ou mine d’or du Hollandais perdu.

L’histoire remonte aux années 1870, à l’époque des pionniers et des chercheurs d’or. Un immigrant allemand, Jacob Waltz, aurait découvert l’emplacement d’un filon exceptionnel dans des circonstances rocambolesques. Selon la légende, il aurait sauvé un certain Miguel Peralta lors d’une rixe. Ce dernier lui aurait offert en échange une carte gravée indiquant l’accès à une riche mine exploitée par la famille Peralta depuis des décennies, raconte Popular Mechanics.

Jacob Waltz aurait alors trouvé une quantité d’or colossale, qu’il décida, évidemment, de garder secrète. Pendant des années, il exploita le filon discrètement, transportant le minerai jusqu’à Phoenix tout en menant une vie modeste. La rumeur de sa richesse attira cependant de nombreux aventuriers, dont certains ne revinrent jamais, alimentant la réputation dangereuse de la région.

Craignant d’être découvert ou attaqué, notamment par des groupes apaches, Jacob Waltz aurait finalement dissimulé l’entrée de la mine en la camouflant soigneusement. Selon lui, on pouvait passer au-dessus sans jamais soupçonner sa présence.

Une expédition funeste

En 1891, une crue dévastatrice ravagea la région de Phoenix. Jacob Waltz, déjà âgé, survécut de justesse avant d’être recueilli par une connaissance, Julia Thomas. Sentant sa fin proche, il confia à un jeune prospecteur, Dick Holmes, des indications pour retrouver la mine, ainsi qu’un échantillon d’or destiné à financer la recherche.

Mais les indications restaient vagues: un canyon orienté nord-sud, un ancien sentier militaire, et un rocher en forme de visage. Dick Holmes consacra près de quarante ans à tenter de percer l’énigme, mais il mourut en 1930 sans avoir réussi à mettre la main sur l’entrée de cette caverne d’Ali Baba.

S’en suivra une funeste expédition menée par un certain Adolph Ruth en 1931: muni de cartes supposément issues de la famille Peralta, cet homme de 65 ans s’aventura dans le désert en pleine chaleur estivale, espérant échapper à la misère de la Grande Dépression.

Des mois plus tard, on retrouva son crâne percé d’une balle, ainsi que le reste de son squelette, à proximité. Sur lui, une note énigmatique évoquait un emplacement près d’une grotte, mais la carte qu’il était censé détenir avait disparu. Sa mort reste inexpliquée, même si certains évoquent un meurtre lié au trésor.

Depuis, la mine du Hollandais perdu est devenue une obsession nationale. Des milliers de chercheurs d’or ont tenté leur chance dans ces montagnes hostiles, certains y laissant la vie. Malgré les technologies modernes et des décennies de recherches, le trésor demeure introuvable.


Source:

www.slate.fr

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