Le « leasing social », dispositif de soutien à la location de longue durée, avec ou sans obligation d’achat, va permettre à 50 000 ménages modestes de disposer d’une voiture électrique neuve pour moins de 200 euros par mois.
Publié le 16/07/2026 08:46
Mis à jour le 16/07/2026 12:23
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Coup d’envoi de la troisième édition du « leasing social », jeudi 16 juillet. Ce dispositif, déclinaison d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, permet de proposer au total 50 000 voitures électriques à moins de 200 euros par mois aux ménages modestes, dont le revenu fiscal de référence n’excède pas 16 880 euros pour une personne seule, grâce à une aide financée par les certificats d’économie d’énergie, que payent les groupes pétroliers et les énergéticiens. Vingt modèles différents sont éligibles à ce leasing.
Avec 16 modèles sur les 20 proposés, les groupes Stellantis et Renault ont une très forte présence. Cela s’explique en partie par les critères instaurés par le gouvernement, notamment le respect de l’éco-score, c’est-à-dire le calcul de l’empreinte carbone de la production de la voiture et de son acheminement vers la France. De quoi favoriser celles fabriquées en Europe et, implicitement, exclure les modèles chinois.
Les quatre modèles, hors Stellantis et Renault, sont la Nissan Micra, cousine japonaise de la R5, produite dans l’usine Renault de Douai, ainsi que trois modèles sud coréens, Hyundai et Kia, dont deux produits en République tchèque et en Slovaquie. Le poids maximal des voitures éligibles a quant à lui été ramené à 1,8 tonne au lieu de 2,4 tonnes cette année, un changement fatal à la Volkswagen ID4 ou à la Ford Explorer qui figuraient sur la liste en 2025…
Il y a donc moins de modèles accessibles cette année, mais les constructeurs ont également moins besoin de ce dispositif pour stimuler les ventes de voitures électriques. L’évolution apparaît en tout cas sensible, puisque les modèles électriques ont représenté 30% des immatriculations de voitures neuves en France, en juin 2026, un record, contre seulement 17% un an plus tôt.
Ce décollage est lié à plusieurs facteurs. D’abord, une offre qui ne cesse de s’enrichir, avec plus de 180 modèles au total, dont certains sont plus accessibles en termes de prix, autour de 20 000 euros voire moins, une fois le bonus écologique déduit. C’est le cas pour les voitures françaises, par exemple la Citroën e-C3 et sa déclinaison Aircross, un mini SUV, ou les Renault 5 et Twingo e-Tech. La R5 est ainsi la sixième voiture la plus vendue en France toutes motorisations confondues depuis le début de l’année 2026.
Il y a aussi eu un effet guerre au Moyen-Orient avec la flambée des prix du gazole et de l’essence, qui a pu pousser des automobilistes à sauter le pas. Ce contexte est d’ailleurs aussi favorable aux constructeurs chinois, fortement présents sur l’électrique. Leur part de marché ne cesse de progresser et a atteint 7% en juin, plus du double de l’an dernier.
Source:
www.franceinfo.fr


