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"Il y aura un risque de guerre de l'eau" en cas de passage du projet de la loi d'urgence agricole, selon la fédération des collectivités territoriales

« Le projet de loi, tel qu’il est aujourd’hui, constitue une remise en cause du modèle français de gestion de l’eau », alerte Régis Taisne, chef du département « cycle de l’eau » au sein de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR).


Publié le 16/07/2026 15:28

Temps de lecture : 1min

Un arroseur d’eau dans un champ. Photo d’illustration. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS)

« Il y aura un risque de guerre de l’eau » en cas de passage du projet de loi d’urgence agricole, qui est examiné en commission mixte paritaire par des députés et sénateurs depuis jeudi 16 juillet au matin, estime sur franceinfo Régis Taisne, chef du département « cycle de l’eau » au sein de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), seule organisation représentative des collectivités territoriales.

« Le projet de loi, tel qu’il est aujourd’hui, constitue une remise en cause du modèle français de gestion de l’eau », estime Régis Taisne. « Je ne dis pas qu’aujourd’hui tout est parfait, mais il y a un partage de l’eau négocié et équilibré entre l’ensemble des usagers ». « Si on ne fait pas de négociation, c’est un risque de guerre de l’eau », ajoute-t-il.

« Ces règles, en étant fragilisées, risquent de contribuer à ce que les usagers, en matière d’eau potable, voient leurs tarifs augmenter considérablement. Cela concerne les ménages, mais pas uniquement », poursuit le spécialiste. « Même dans les territoires ruraux, ils pourront se retrouver dans des impasses techniques et économiques, car ça peut être absolument hors de prix pour les petits territoires ruraux. »

Députés et sénateurs sont réunis depuis jeudi matin en commission mixte paritaire (CMP) pour bâtir un compromis sur ce projet de loi d’urgence agricole. Le texte comporte un volet très critiqué sur l’eau, durci au Sénat, où la droite entend lever au maximum les contraintes pesant sur les agriculteurs, en doublant d’ici 2035 la capacité de stockage de l’eau à des fins agricoles.


Source:

www.franceinfo.fr

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