Alors que le gouvernement annonce mercredi les nouveaux taux de rémunération du Livret A et autre livret d’épargne, la Banque de France révèle dans quels paniers les Français ont mis leurs œufs en 2025. Ils ont plutôt choisi de décaler leurs économies vers l’assurance vie et d’alimenter un peu moins leurs livrets.
Publié le 15/07/2026 14:04
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Conformément à la préconisation de la Banque de France, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a décidé mercredi 15 juillet de remonter le taux du Livret A à 1,7%, contre 1,5% actuellement, et de maintenir celui du Livret d’épargne populaire, réservé aux ménages modestes, à 2,5%. Cela suffira-t-il à inverser la tendance observée pour 2025 par la Banque de France ?
Selon ses chiffres révélés mercredi, les Français détenaient à la fin de l’année 948 milliards d’euros sur leurs livrets réglementés et assimilés, un montant en léger recul, de près de 1% sur un an. Dans le même temps, l’assurance vie a enregistré une nette accélération de la collecte, avec environ 50 milliards d’euros d’épargne supplémentaire, soit près du double de l’année précédente.
Certes, le livret A fait toujours la course en tête avec quasiment 445 milliards d’euros d’encours, possédés par 83% des Français qui en ont un. Le Livret d’épargne populaire (LEP) dépasse de son côté à peine les 200 milliards d’encours, avec quelque 12 millions de Français détenteurs. Le nombre ne bouge plus beaucoup malgré le courrier personnalisé envoyé à près de 20 millions de ménages modestes pour les inciter à en ouvrir un. La campagne destinée à expliquer toutes les vertus du LEP a eu une efficacité modérée.
Ce désamour pour les livrets réglementés s’explique notamment parce qu’ils sont devenus moins rémunérateurs. Le livret A est passé d’un taux de rendement de 3% fin 2024 à 1,5% au début de l’année. Le plan épargne logement (PEL) est lui aussi en forte baisse Depuis le début de l’année, les PEL vieux de 15 ans (donc ouverts en 2011) et qui n’ont toujours pas été utilisés pour un achat immobilier, sont fermés automatiquement, ce qui n’encourage pas tellement l’épargne. Cette dernière s’est donc plus souvent tournée vers l’assurance vie ou dort carrément, sans être rémunérée, sur les comptes bancaires courants qui ont grossi de 20 milliards d’euros en un an.
Cette épargne des livrets réglementés est pourtant importante car elle alimente les prêts aux PME à hauteur de plus de 630 milliards d’euros, mais aussi la transition écologique, et surtout le logement social qui a reçu plus de 200 milliards. Le montant des prêts pour ce secteur a été multiplié par deux depuis 2020. Cette épargne sert aussi à de nouveaux projets comme les futurs réacteurs nucléaires qui seront aussi financés par les économies des Français.
Source:
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