ATEEZ investit les salles obscures les 6 et 8 août avec Light the Way in Cinemas, adaptation grand écran de son expérience VR. En France, le film sera projeté au Club de l’Étoile, à Paris.
La K-pop poursuit sa conquête des salles de cinéma. Après le succès de son précédent film-concert en 2025, ATEEZ revient sur grand écran avec ATEEZ : Light the Way in Cinemas. L’événement sera ainsi diffusé dans le monde entier le jeudi 6 et le samedi 8 août. La France figure parmi les territoires concernés. À Paris, le Club de l’Étoile accueillera des séances lors de ces deux dates.
En outre, la billetterie a ouvert le 6 juillet sur le site officiel de l’événement. Le même jour, un trailer aux allures de blockbuster estival a été dévoilé. En trente secondes, il donne le ton : décors spectaculaires, chorégraphies millimétrées et huit silhouettes en costume noir. Le dispositif promotionnel est désormais lancé.
De la VR au grand écran : la genèse du projet
À l’origine de ce film se trouve une expérience de réalité virtuelle. Conçue par la société AMAZE, spécialiste des concerts en VR, elle a tourné dans plusieurs villes du monde en 2025 et 2026. Les spectateurs y découvraient donc ATEEZ en immersion totale, casque sur la tête.
Light the Way in Cinemas transpose désormais cette expérience dans un format cinéma traditionnel. L’idée est simple : offrir la même intensité, mais sur très grand écran et en séance collective. Le passage de la VR à la salle change en effet la nature du spectacle. On troque l’isolement du casque contre l’énergie d’une salle remplie de fans.
Cette adaptation illustre par ailleurs une tendance de fond. Les frontières entre concert, cinéma et technologie immersive ne cessent de s’estomper. ATEEZ, habitué des expérimentations visuelles, s’engouffre logiquement dans la brèche.
Une captation 8K pensée pour les grandes salles
Sur le plan technique, le projet repose sur des choix précis. Le spectacle a été tourné nativement en 8K, avec une couverture multi-caméras et un mixage en son surround 5.1. Autrement dit, la qualité visuelle premium de l’expérience VR reste intacte sur grand écran.
Ce soin technique n’a d’ailleurs rien d’accessoire. Le public des films-concerts est exigeant : il veut ressentir la performance comme au premier rang. La captation en très haute définition permet précisément de saisir chaque détail des chorégraphies et des mises en scène du groupe.
Un trailer aux allures de blockbuster
La bande-annonce dévoilée le 6 juillet donne un aperçu de l’ambition du projet. En une trentaine de secondes, elle aligne les codes du grand spectacle hollywoodien. Décors monumentaux, éclairages dramatiques, regards caméra : le montage joue la carte du film d’action estival plus que celle du simple concert filmé.
En réalité, ce choix esthétique n’a rien d’étonnant. ATEEZ a toujours soigné sa dimension narrative et théâtrale. Depuis ses débuts, le groupe construit en effet un univers visuel fort, nourri d’imaginaire d’aventure et de récits épiques. Chaque ère musicale s’accompagne de son lot de décors, de costumes et de mises en scène spectaculaires.
Le format cinéma pousse cette logique à son maximum. Sur un écran de plusieurs mètres, avec un son surround, l’univers du groupe trouve un terrain d’expression naturel. Le trailer annonce précisément cette orientation.
« INCEPTION », « BOUNCY » : une setlist taillée pour l’écran
Côté programme, le film s’appuie d’abord sur les titres emblématiques du groupe. Les spectateurs retrouveront notamment « INCEPTION », véritable déflagration sonore d’énergie et de liberté. Le tube « BOUNCY (K-HOT CHILLI PEPPERS) » figure également au menu. Enfin, « Ice On My Teeth » viendra incarner le charisme tranchant qui a fait la réputation des huit interprètes.
Cette sélection balaie ainsi plusieurs époques de la discographie d’ATEEZ. Elle offre aux nouveaux venus une porte d’entrée dans la discographie du groupe. Les fans de longue date, eux, y verront un condensé de ce que le groupe fait de mieux sur scène.
Vingt minutes d’images inédites en bonus
Pour convaincre sa fanbase mondiale, baptisée ATINY, la production a par ailleurs prévu un contenu additionnel. Le film inclut vingt minutes d’images exclusives tournées en coulisses, jamais diffusées auparavant. En outre, ce bonus ne sera visible qu’en salle, nulle part ailleurs.
Autre clin d’œil à la culture K-pop : des photocards exclusives seront distribuées aux spectateurs. Cette distribution dépendra toutefois des cinémas participants. Les collectionneurs le savent : ces petites cartes à l’effigie des membres constituent des objets de convoitise majeurs dans l’univers du genre.
En France, rendez-vous au Club de l’Étoile
Concrètement, comment voir le film en France ? D’après la billetterie officielle, une salle parisienne est confirmée à ce jour : le Club de l’Étoile, au 14 rue Troyon, dans le 17e arrondissement. Ce cinéma privé, niché à deux pas de l’Arc de Triomphe, proposera des séances en 2D le jeudi 6 et le samedi 8 août.
Les billets sont par ailleurs disponibles dès maintenant sur le site officiel de l’événement. La prudence reste de mise : les salles de projection évoluent régulièrement pour ce type d’événement. Des cinémas supplémentaires pourraient donc s’ajouter d’ici août. Les fans de province ont tout intérêt à surveiller la carte des séances.
ATINY, le moteur d’un phénomène mondial
Or, impossible de comprendre cet événement sans évoquer ATINY. Ce nom désigne la communauté de fans du groupe, présente sur tous les continents. C’est pour elle que la production a conçu chaque détail de l’expérience. Les images inédites, les photocards, la projection en salle : tout vise à transformer la séance en rendez-vous communautaire.
Après tout, ce modèle a fait ses preuves. Les films-concerts de K-pop remplissent les salles précisément parce qu’ils recréent l’ambiance des concerts. Les fans s’y rendent par exemple en groupe, souvent costumés, parfois avec leurs lightsticks. La séance devient alors un événement social autant que cinématographique.
Pour les cinémas également, l’enjeu économique est réel. Ces séances événementielles attirent un public jeune, engagé et fidèle. Elles remplissent les salles en semaine, sur des créneaux habituellement calmes. Les séances du 6 août s’inscrivent donc dans cette logique.
ATEEZ, une ascension express depuis 2018
Pour mesurer l’ampleur de l’événement, il faut d’abord rappeler d’où vient le groupe. ATEEZ réunit HONGJOONG, SEONGHWA, YUNHO, YEOSANG, SAN, MINGI, WOOYOUNG et JONGHO. Les huit artistes ont débuté en octobre 2018 sous la bannière de KQ Entertainment, une structure indépendante du milieu des grandes agences coréennes.
Depuis, leur progression s’est en effet révélée constante. Le groupe aligne six albums consécutifs vendus à plus d’un million d’exemplaires. Il cumule en outre de multiples entrées dans le Billboard 200, le classement américain des ventes d’albums. Une régularité notable à l’échelle du genre.
Leur deuxième album studio, THE WORLD EP.FIN : WILL, leur a offert un premier numéro un au Billboard 200 en décembre 2023. Plus récemment, leur douzième EP GOLDEN HOUR : Part.3 et son titre phare « Lemon Drop » ont dominé les classements majeurs de Billboard, le Billboard 200 et le Hot 100. En 2026, GOLDEN HOUR : Part.5 a par ailleurs décroché un troisième numéro un au Billboard 200.
KQ Entertainment, une agence indépendante face aux majors
Le parcours du groupe a d’ailleurs valeur de symbole dans l’industrie coréenne. KQ Entertainment ne fait pas partie des géants historiques du secteur. À ses débuts, ATEEZ ne bénéficiait donc ni des budgets ni des réseaux des plus grosses structures. Le groupe a compensé par un travail scénique acharné et des tournées internationales précoces.
Cette stratégie du terrain a finalement payé. Pendant que d’autres misaient tout sur le marché coréen, ATEEZ construisait patiemment son public en Europe, aux États-Unis et en Amérique latine. Résultat : une fanbase internationale structurée, présente aussi bien en tournée qu’en salle.
Le groupe s’est forgé une solide réputation scénique, régulièrement saluée par la presse spécialisée. C’est précisément cette réputation scénique qui rend le format film-concert si pertinent pour lui.
Des pionniers sur les scènes mondiales
Mais les records d’ATEEZ ne se limitent pas aux charts. Le groupe est ainsi entré dans l’histoire comme le premier boys band de K-pop à se produire au festival Coachella, en Californie. Il est également devenu le premier artiste du genre à occuper la tête d’affiche du festival MAWAZINE, au Maroc.
Ces jalons dessinent une stratégie claire : exister partout, au-delà des bastions traditionnels du genre. La K-pop vit une phase d’expansion mondiale sans précédent. ATEEZ en est l’un des fers de lance les plus audacieux.
Après le succès de Towards the Light
Ce nouveau film n’est d’ailleurs pas un coup d’essai. En 2025, le groupe avait déjà investi les salles avec ATEEZ World Tour [Towards the Light : Will to Power] in Cinemas. Cette captation de tournée avait alors rencontré son public à travers le monde.
Le succès de cette première expérience a naturellement ouvert la voie. Light the Way s’annonce toutefois différent dans sa forme. Il ne s’agit plus de filmer un concert existant, mais de repenser une création VR pour l’écran. Le résultat promet une immersion d’un autre ordre, plus proche du cinéma spectaculaire que du simple live filmé.
Le film-concert, nouveau pilier de l’industrie musicale
Le phénomène dépasse d’ailleurs largement le cas d’ATEEZ. Depuis plusieurs années, le film-concert s’est imposé comme un format économique majeur. Les artistes y trouvent notamment une source de revenus complémentaire. Les fans y gagnent un accès à des spectacles parfois inaccessibles, faute de dates près de chez eux ou de billets disponibles.
La K-pop a investi ce créneau plus vite que quiconque. En effet, les tournées des groupes coréens affichent souvent complet en quelques minutes. Le cinéma répond ainsi à une demande énorme et frustrée. Il permet de vivre le spectacle collectivement, à une fraction du prix d’une place de concert.
Le calendrier de sortie n’a rien d’un hasard non plus. Deux dates mondiales, un événement court et concentré : la stratégie crée la rareté. Elle pousse les fans à se mobiliser vite, ce qui garantit des salles pleines et un pic de conversation sur les réseaux sociaux.
Trafalgar Releasing, l’artisan des films-concerts
De son côté, Trafalgar Releasing, leader mondial de l’event cinema, assure la distribution du film. La société britannique opère ainsi dans plus de 15 000 cinémas répartis dans 132 pays. Son catalogue parle pour elle : Taylor Swift, Beyoncé, BTS, Metallica, Oasis, Coldplay ou encore Billie Eilish lui ont confié leurs projets.
C’est d’ailleurs Trafalgar qui a géré la distribution internationale de Taylor Swift | The Eras Tour. Ce film-concert est devenu le plus rentable de tous les temps au box-office. La société, filiale de Trafalgar Entertainment, a fait exploser à plusieurs reprises les records du genre. Avec ATEEZ, elle mise une nouvelle fois sur la puissance des fandoms.
AMAZE, le laboratoire de la VR musicale
Le troisième acteur du projet mérite aussi l’attention. AMAZE, société installée à Los Angeles avec des bureaux à Séoul, s’est imposée comme la référence du concert en réalité virtuelle. Elle collabore notamment avec des artistes reconnus pour créer des expériences en 3D filmées en prise de vues réelles.
Son application AmazeVR Concerts, disponible sur Meta Quest et Apple Vision Pro, truste les premières places des classements. Elle occupe notamment la première position de la catégorie musique sur le casque d’Apple. La société utilise par ailleurs des modules d’intelligence artificielle propriétaires et un pipeline d’effets visuels basé sur Unreal Engine.
La réalité virtuelle s’installe dans le paysage musical
Au-delà du cas ATEEZ, ce film valide une intuition : la VR musicale a trouvé son public. L’application AmazeVR Concerts s’est hissée en tête de la catégorie musique sur Apple Vision Pro. Elle figure aussi dans le haut des classements divertissement du casque. Ces chiffres traduisent un appétit réel pour les nouveaux formats de spectacle.
Le passage par la salle de cinéma élargit encore cette audience. Tout le monde ne possède pas un casque de réalité virtuelle. En revanche, chacun peut acheter une place de cinéma. La stratégie d’AMAZE et de Trafalgar consiste précisément à démocratiser ces contenus immersifs, écran par écran.
Si l’expérience fonctionne, elle pourrait faire des émules. D’autres groupes observeront avec attention les résultats de ce mois d’août. Le modèle VR puis cinéma pourrait bien devenir un standard de l’industrie.
Corée le 19 août, Japon à confirmer
Le calendrier mondial se déploie en plusieurs temps. Les projections internationales auront donc lieu les 6 et 8 août. La Corée du Sud suivra ensuite à partir du mercredi 19 août, avec une mise en vente des billets le 5 août. La date de sortie japonaise sera quant à elle annoncée ultérieurement.
Des séances supplémentaires pourront s’ajouter selon les territoires et les salles. Le site officiel reste la source la plus fiable pour suivre ces évolutions en temps réel.
Mode d’emploi pour ne rien manquer
En pratique, la marche à suivre est donc simple. Les billets s’achètent via la billetterie officielle, qui géolocalise les séances disponibles. Il suffit ensuite d’entrer sa ville pour afficher les cinémas participants. Pour Paris, le Club de l’Étoile apparaît avec ses créneaux du 6 et du 8 août, en 2D.
Les jauges de ce type de salle restent néanmoins limitées. Or la fanbase française du groupe est particulièrement active. Les précédents événements K-pop en salle ont montré que les places partent vite, surtout à Paris.
Enfin, les spectateurs attentifs guetteront les annonces sur les réseaux du groupe et du distributeur. Des séances additionnelles restent possibles, comme l’indique la mention officielle : les projections supplémentaires varient selon les territoires.
Un été chargé pour la K-pop au cinéma
En somme, cette sortie confirme une réalité désormais installée : le cinéma est devenu un canal de diffusion stratégique pour la K-pop. Les films-concerts permettent aux groupes de toucher leurs fans partout, sans les contraintes logistiques d’une tournée. Ils offrent aussi des moments de communion collective que le streaming ne remplace pas.
Pour ATEEZ, l’enjeu dépasse la simple diffusion d’un spectacle. Le groupe confirme en effet sa capacité à investir tous les formats, du stade à la salle de cinéma. Réponse dans les salles les 6 et 8 août — et à Paris, au Club de l’Étoile.
La rédaction.
Source:
www.rollingstone.fr


