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Plus de 40 ans après le drame, la justice a déclaré prescrits les faits reprochés à Jacqueline Jacob dans l’affaire Grégory, tandis que des investigations restent en cours.
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Affaire Grégory
Depuis 41 ans, le mystère place autour de l’assassinat du petit Grégory. Souvenez-vous, tout a commencé le 16 octobre 1984 dans les Vosges. Grégory, alors âgé de 4 ans, a été enlevé à son domicile situé à Lépanges-sur-Vologne avant d’être retrouvé mort dans d’abominables circonstances le soir même. En effet, à sept kilomètres de chez lui, les enquêteurs l’ont découvert immergé dans la rivière La Vologne, pieds et mains liés à l’aide de cordelettes.
Qui a pu commettre cet acte abject ? Y a-t-il un ou plusieurs assassins ? À l’heure où nous écrivons ces lignes, on ignore encore qui est derrière tout ça alors que, des années avant la mort du petit Grégory, ses parents ont été harcelés au travers de courriers et d’appels anonymes émanant d’un « corbeau ». Depuis 41 ans, on ne compte plus le nombre de rebondissements qu’il y a eu dans cette affaire si complexe. Et bien, en voici un de plus.
Il concerne Jacqueline Jacob, la grand-tante du petit Grégory. Soupçonnée d’être l’un des corbeaux, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon vient de faire une grande annonce ce mercredi 15 juillet comme l’a rapporté l’AFP.
Affaire Grégory : les faits sont prescrits pour Jacqueline Jacob
La grand-tante du petit garçon, tante par alliance de Jean-Marie Villemin, est dans le viseur de la justice depuis 2017. Cette année-là, les résultats des analyses réalisées à partir des courriers et appels anonymes reçus par les parents de Grégory avaient été sans appel. Ces nouvelles expertises en graphologie et en stylométrie ont désigné Jacqueline Jacob comme étant l’un des « corbeaux » du dossier. Elle serait même l’autrice du courrier anonyme revendiquant l’assassinat de l’enfant de 4 ans.
Mise en examen le 24 octobre 2025 pour « association de malfaiteurs », cette femme de 81 ans a alors saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon. Lors d’une audience à huis clos, celle-ci a fini par considérer que « les faits reprochés sont prescrits car ce sont des délits », a expliqué Frédéric Berna, l’un des avocats de Jacqueline Jacob. « On aura tout vu dans ce dossier sur le plan des aberrations procédurales. Concrètement, il n’y a aucun élément sur le fond qui permette de considérer que Mme Jacob a participé de près ou de loin à cette affaire », a-t-il poursuivi.
Toutefois, « des investigations sont toujours en cours, notamment une contre-expertise stylométrique, qui s’attache à analyser l’orthographe et les tournures de phrases, confiée à deux sachants français, dont les résultats devraient intervenir cet automne », a fait savoir le procureur général de Dijon dans un communiqué.
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Source:
www.public.fr


