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"Nous sommes prêts à le faire à tout moment": la France peut aller déminer dans le détroit d'Ormuz qui est dans "une situation explosive"

Observant « une situation explosive » dans le détroit d’Ormuz, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, rappelle ce lundi que la France « est prête à tout moment » à mener des opérations de déminage dans cette voie stratégique pour le commerce mondial.

Quel dispositif militaire français subsiste au Moyen-Orient depuis le départ du porte-avions Charles de Gaulle? Sur BFMTV ce lundi 13 juillet, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, indique que des capacités de déminage restent positionnées dans la région afin d' »être en capacité d’apporter l’assistance nécessaire à la restauration du trafic maritime ».

« Nous sommes prêts à le faire à tout moment », explique le chef de la diplomatie française. Malgré le retour du porte-avions à son port d’attache de Toulon, « d’autres capacités sont déployées dans la région en lien avec des partenaires qui, comme nous, n’ont pas pris part à cette guerre ».

Du déminage seulement « si le calme revient »

Pour l’heure, si la présence militaire française reste d’actualité dans la région, « la situation dans le détroit d’Ormuz est très explosive », selon Jean-Noël Barrot.

« Cela empêche la circulation des navires mais aussi le déploiement de capacités qui viendraient porter assistance pour que le déminage puisse se faire », poursuit le ministre des Affaires étrangères sur BFMTV.

Déjà début juillet, Emmanuel Macron avait annoncé que deux chasseurs de mines étaient présents au Moyen-Orient. « Accompagnés de deux frégates et d’un avion de patrouille maritime, ces moyens sont prêts à contribuer, avec nos partenaires, à la pleine reprise de la navigation et à garantir la sécurité du trafic dans le détroit d’Ormuz », expliquait alors le chef de l’État.

Mais une sécurisation du détroit d’Ormuz reste conditionnée à une cessation des hostilités entre les États-Unis et l’Iran. « Nous sommes prêts à le faire à condition que le calme revienne », a encore rappelé Jean-Noël Barrot.

Problème, les bombardements iranien et américain ont repris la semaine dernière. Encore ce lundi matin, l’Iran a revendiqué des frappes contre Bahreïn et Oman. De son côté, l’armée jordanienne dit avoir abattu quatre missiles lancés par Téhéran alors que le Koweït indique faire face à « des cibles aériennes hostiles ». Des frappes iraniennes qui font suite à celles menées dans la nuit de dimanche à lundi par les États-Unis qui affirment avoir visé des « dizaines de cibles » comme des « radars, des petites embarcations ou des systèmes de défense aérienne ».


Source:

www.bfmtv.com

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