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Laurent Baffie, sa vie à l’ouest de Paris : entre compost et voiture électrique, il assume totalement le cliché du « bobo écolo »

On parle beaucoup de Laurent Baffie en ce moment. Un an après la disparition de Thierry Ardisson, sa veuve Audrey Crespo-Mara sera l’invitée de son émission Coloscopie.

Un rendez-vous chargé d’émotion, annoncé par l’humoriste lui-même. Mais derrière le célèbre sniper de télévision se cache aussi un homme très attaché à son quotidien.

Installé dans une maison avec jardin à l’ouest de Paris, il revendique un mode de vie qu’il résume avec humour : celui d’un « bobo écolo ».

« Bobo, ce n’est pas un gros mot »

Laurent Baffie n’a jamais caché ses origines modestes. Né et élevé dans le 20e arrondissement de Paris, il raconte volontiers le chemin parcouru. Aujourd’hui, il vit dans une maison située à l’ouest de la capitale, un cadre de vie bien différent de celui de son enfance.

L’humoriste en parle sans détour. « Je suis issu d’une famille très modeste du 20ᵉ arrondissement et aujourd’hui, j’habite à l’ouest de Paris dans une maison avec jardin. » Une évolution qu’il assume pleinement, sans chercher à donner une autre image de lui.

Loin de rejeter l’étiquette qui lui est parfois accolée, il préfère en sourire. « Bobo, ce n’est pas un gros mot pour moi, c’est une réalité. » Pour lui, cette expression ne résume pas une catégorie sociale. Elle traduit surtout une manière de vivre et de consommer plus responsable.

Cette maison est devenue son refuge. Après des décennies passées sous les projecteurs, Laurent Baffie apprécie le calme de son jardin. Un environnement où il peut ralentir le rythme tout en restant fidèle à ses convictions.

Compost, bio et voiture électrique

L’écologie occupe une place importante dans son quotidien. Laurent Baffie ne prétend pas être irréprochable. Il reconnaît volontiers ses contradictions. Mais il préfère agir à son échelle plutôt que rester spectateur.

Il raconte ainsi pratiquer le compost, rouler en voiture électrique et privilégier une alimentation bio. Avec son humour habituel, il résume lui-même la situation. « Je fais mon compost, j’ai une Smart électrique, et je mange bio en buvant du bon Bordeaux plein de sulfates et de pesticides, je suis une vraie caricature. »

Cette autodérision est devenue sa marque de fabrique. Même lorsqu’il évoque des sujets sérieux, Laurent Baffie refuse les discours moralisateurs. Il préfère rire de ses propres contradictions plutôt que donner des leçons.

Il admet aussi que son métier le conduit régulièrement à prendre l’avion ou la voiture. Des déplacements qui augmentent son empreinte carbone. Pour autant, il estime que chaque geste compte. Ses habitudes à la maison sont, selon lui, une façon de compenser une partie de ces contraintes professionnelles.

Son intérêt pour les questions environnementales dépasse d’ailleurs son mode de vie. En 2022, il s’était engagé aux côtés du Parti animaliste lors des élections législatives. Une candidature qui s’était arrêtée dès le premier tour, mais qui traduisait un engagement sincère pour la défense des animaux et de l’environnement.

Une inquiétude pour l’avenir de ses enfants

Derrière le provocateur se cache aussi un père de famille. Laurent Baffie et son épouse Sandrine ont quatre enfants. Lorsqu’il évoque leur avenir, le ton devient plus grave.

L’humoriste se montre particulièrement préoccupé par les conséquences du réchauffement climatique. Il confie regarder l’avenir avec une certaine inquiétude. Une inquiétude qui nourrit son envie de transmettre des valeurs de sobriété et de respect de la nature.

Il explique avoir essayé d’offrir à ses enfants une vie plus confortable que celle qu’il a connue. Mais il reste lucide sur le monde qu’ils hériteront. « J’ai eu la chance de pouvoir leur offrir ce que je n’avais pas à leur âge, et puis on leur laisse la planète dans un tel état que je suis content d’avoir pu les gâter un peu avant l’apocalypse. »

Cette formule, provocatrice en apparence, reflète pourtant un vrai pessimisme. Laurent Baffie ne cache pas ses doutes face aux défis environnementaux. Son humour lui sert souvent de protection, mais aussi de moyen d’alerter.

Celui qui a longtemps été le sniper de Thierry Ardisson montre ainsi une facette plus intime. Entre sa maison avec jardin, son compost, sa voiture électrique et son engagement écologique, il assume sans complexe ce qu’il appelle lui-même le cliché du « bobo écolo ». Un qualificatif qu’il préfère transformer en sourire plutôt qu’en critique.

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Source:

www.public.fr

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