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Furet du Nord et Decitre : à Reims et Grenoble, une offre de reprise formulée

Le 30 juin dernier, le groupe Nosoli présentait un projet de restructuration pour « restaurer rapidement sa compétitivité dans l’objectif d’assurer la pérennité de ses activités », quelques semaines après son placement en redressement judiciaire. 11 librairies étaient ainsi menacées de fermeture, dont 7 enseignes Le Furet du Nord et 4 magasins Decitre.

Parmi ces points de vente sur la sellette, deux « corners » : un espace Furet du Nord situé au troisième étage du BHV à Reims et Decitre, au 4e étage des Galeries Lafayette de Grenoble — devenues BHV en fin d’année 2025.

La Société des Grands Magasins (SGM), propriétaire de la marque BHV, a indiqué, dans un communiqué envoyé à ICI Champagne-Ardenne, qu’elle s’était positionnée, par une offre de reprise, pour ces deux magasins.

La société ajoute, dans ce message, que « cette offre vise à assurer la continuité de l’activité et prévoit la reprise d’une partie des salariés actuellement en poste, parmi ceux qui souhaiteraient rejoindre le projet ».

À Reims, le magasin Furet du Nord occupe tout un étage du BHV, et compte une dizaine de salariés, selon L’Hebdo du Vendredi. Côté Decitre, à Grenoble, le magasin avait déménagé en début d’année 2025 pour investir le dernier étage des Galeries Lafayette, une décision particulièrement contestée par une partie du personnel et de la clientèle, à l’époque, toujours d’après ICI. Quatre des 11 postes avaient été supprimés.

La SGM pourrait aussi, selon France Info, formuler un offre de reprise pour le magasin Le Furet du Nord de Roubaix, installé au sein du centre commercial Espace Grand’Rue.

Jusqu’à 163 emplois, au total, seraient menacés par le plan de restructuration présenté par Nosoli, qui concerne près de la moitié des magasins des deux chaines de librairies, Le Furet du Nord et Decitre.

À LIRE – Douai : la librairie Passion Bande Dessinée a fermé ses portes

Nosoli n’est pas le seul acteur de la librairie à rencontrer des difficultés. Les points de vente indépendants sont mis en danger par un recul général des ventes et une hausse des charges, tandis que les chaines font face à la concurrence de la vente en ligne, y compris sur la seconde main, à la baisse des ventes et à une fréquentation moindre des centres-villes.

Un contexte qui a fait d’autres victimes : le groupe Gibert a ainsi été placé en redressement judiciaire en avril dernier. La librairie Sauramps, institution culturelle de Montpellier, a été liquidée au début du mois de juillet.

Photographie : illustration, ActuaLitté, CC BY SA 2.0

Par Antoine OuryContact : ao@actualitte.com


Source:

actualitte.com

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