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Frégates, sous-marins… Visite au cœur d'un chantier naval hors-norme

À Lorient (Morbihan), Naval Group nous a exceptionnellement ouvert les portes de son chantier naval. Dans ce site hautement sécurisé, des milliers de salariés construisent les futurs fleurons de la Marine nationale et répondent à une demande croissante en France comme à l’international.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

C’est un industriel qui n’ouvre ses portes qu’à de rares exceptions. Le leader français du naval de défense a accepté de nous accueillir sur son site très sécurisé de Lorient (Morbihan). Car à l’abri des regards, Naval Group construit les fleurons de la marine française : les frégates de défense et d’intervention, le sous-marin nucléaire d’attaque, ou encore le futur porte-avions France Libre. Mais avant d’être livré, c’est dans un hangar que les frégates sont fabriquées à partir de simples plaques d’acier. « On est parti d’une surface plane pour obtenir l’étrave du bateau. C’est vraiment ce qui va être à la pointe du navire. Quand vous voyez les épaisseurs de tôles qu’on a à former, c’est un savoir-faire très particulier. Celui-là, on le garde chez nous », explique Pierre-Luc, responsable industrialisation programme FDI – Naval Group.

Rien que pour la coque, plus de 60 000 pièces. Elles sont assemblées pour former ces blocs de plusieurs tonnes. « C’est un Lego. 27 blocs. Il va falloir assembler avant la mise à flot du bateau », indique-t-il.

Dans ce hangar, 1 200 personnes sont mobilisées sur une frégate destinée à la Marine nationale. Trois années sont nécessaires. Gilles, spécialiste soudeur, est chargé de scruter chaque pièce au millimètre : « Je suis en train de chercher les petits défauts qu’il y a dans la soudure. Là, j’en vois un, par exemple. Je sais que le défaut est à peu près entre 12 et 14 millimètres ». Lui qui a rejoint l’entreprise il y a 21 ans a vu la cadence s’accélérer ces dernières années. « Si les commandes sont passées, c’est qu’on fait du bon boulot. C’est valorisant », se réjouit-il.

Au total, sept navires sont en train d’être construits pour la France et la Grèce. Alors, pour répondre à la demande, des hangars sont en construction et 150 personnes seront embauchées d’ici la fin de l’année. « Quand on mettra à l’eau ce navire, le prochain sera déjà assemblé et viendra prendre sa position pour continuer sa phase d’armement. Et donc, après, on enchaîne sur deux navires par an », détaille Pierre-Luc.

Car le carnet de commandes est rempli jusqu’en 2034. Naval Group construit quatre frégates de défense et d’intervention pour la Grèce. L’industriel doit également fournir quatre sous-marins nucléaires d’attaque et des torpilles F21 aux Pays-Bas. Et prochainement, quatre nouvelles frégates pour la Suède. Le constructeur français s’est imposé face à ses concurrents européens. Exceptionnellement, nous avons pu monter sur le pont d’envol d’une frégate. Mais impossible de pénétrer dans le navire. C’est secret défense.

En revanche, le groupe a accepté de nous montrer les logiciels qui équipent les navires de guerre. Ils permettent, par exemple, de détecter les navires ennemis. « On a les plateformes liées au système de combat du coup qui vont nous permettre de démarrer les senseurs tels que les radars, les sonars, les systèmes de communication du bateau, les missiles ou l’artillerie. On vérifie que l’ensemble des commandes fonctionnent comme elles se doivent », souligne David, responsable du service intégration fonctionnelle. Le gouvernement français espère décrocher un contrat avec le Danemark grâce à ses frégates de défense et d’intervention.


Source:

www.franceinfo.fr

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