Comment est appréciée dans le camp des vainqueurs l’Espagne de Franco immédiatement après la fin de la Seconde Guerre mondiale ? De cela on a un aperçu en écoutant un reportage transmis en 1946 à la Radiodiffusion française par le journaliste Jean Guignebert depuis Londres, où est alors situé provisoirement le siège de la toute neuve Organisation des Nations Unies.
L’Espagne franquiste, un régime isolé dans l’après-guerre
Alors que se met doucement en place le décor où se jouera la Guerre Froide, on entend dans cette émission le peu d’estime dans lequel était internationalement tenu le régime de Franco à travers l’intervention du délégué de la Tchécoslovaquie à l’ONU et à travers celle de Georges Bidault, alors Président du Gouvernement provisoire de la République Française et ministre des Affaires étrangères.
Mais si à l’Est, du côté d’une Tchécoslovaquie qui n’est certes pas encore tout à fait dans les mains de Staline, le ton est sans ambiguïté très nettement hostile à Franco, côté français, sous une sincère condamnation, perce l’équivoque embarras de l’Ouest envers le régime politique de l’Espagne. Un embarras dans lequel Franco va habilement s’insinuer pour camper bientôt sans vergogne du côté du « Monde libre ».
ONU : la condamnation du régime de Franco en Espagne en 1946 (date d’enregistrement : 09/02/1946)Par Jean GuignebertAvec les allocutions de Georges Bidault, président du Gouvernement provisoire de la République Française et de monsieur Ducacek, délégué de la TchécoslovaquieArchive INA/Radio FranceFrance Edition web : Documentation de Radio France
Source:
www.radiofrance.fr


