Le premier secrétaire du Parti socialiste et député de Seine-et-Marne était l’invité du « 8h30 franceinfo », vendredi 10 juillet.
Publié le 10/07/2026 10:08
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Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste et député de Seine-et-Marne était l’invité du « 8h30 franceinfo », vendredi 10 juillet 2026. Primaire du PS, élection présidentielle, canicule… Il répondait aux questions de Benjamin Fontaine et Camille Girerd.
« Jusqu’au mois de septembre » pour dire s’il est candidat
Olivier Faure n’envisage pas de démissionner de son poste de premier secrétaire du PS après le vote des militants socialistes. Ils ont voté jeudi soir en faveur d’une primaire fermée pour désigner leur candidat à la présidentielle, désavouant l’option portée par Olivier Faure d’une primaire ouverte. Le vote des militants, acquis à 55,5% en faveur d’une primaire fermée, correspond à la ligne défendue par plusieurs opposants internes à Olivier Faure, dont Boris Vallaud, Nicolas Mayer-Rossignol et Hélène Geoffroy. « Ça ne m’empêchera pas de continuer à me battre sur mes options, sur ce que je crois et sur la nécessité, y compris de rassembler toute la gauche démocratique et écologique », insiste le premier secrétaire du PS.
« Il y a une déception », poursuit-il, estimant qu' »on est en train de privatiser ce choix et de l’enfermer ». Pour autant, « c’est le choix des militants et donc il est respectable ». Olivier Faure se félicite toutefois de la tenue d’une primaire, soulignant qu’elle permettra « un débat pendant tout le mois de septembre », avant un vote des militants prévu en octobre.
« Les militants ont tranché, c’est la seconde option qui s’applique, mon devoir de premier secrétaire, après avoir appelé à ce vote, c’est de le respecter », déclare-t-il. Même s’il évoque « des regrets », Olivier Faure promet de continuer de se battre pour l’union de la gauche et se laisse « jusqu’au mois de septembre » pour dire s’il est candidat à la primaire fermée du PS.
Le député de Seine-et-Marne a rappelé l’enjeu de cette élection présidentielle avec le Rassemblement national donné à 35% dans les intentions de vote. « Il ne faut pas perdre beaucoup plus de temps », dit-il. Olivier Faure ajoute, « Méfiez-vous des sondages. Politiques comme médias commettent la même erreur à chaque élection présidentielle, c’est de vouloir désigner un an à l’avance celui qui va gagner. La réalité, c’est que ça n’a jamais été le cas, à l’exception de 1974 ».
En attendant de faire connaître sa décision d’y participer ou non, Olivier Faure appelle Raphaël Glucksmann à y prendre part, estimant qu' »il n’a pas le choix ». Selon le patron du PS, « on ne gagne pas une présidentielle en se cachant. Il faut entrer dans l’arène, accepter la confrontation », car « ce n’est pas une nomination, c’est une élection ».
Plan Orsec chaleurs extrêmes : « Un plan improvisé »
Alors que la France fait face à une troisième vague importante de chaleur, avec neuf départements de l’ouest de la France placés en vigilance rouge pour canicule ce vendredi 10 juillet à midi, puis au total 24 départements concernés à partir de samedi, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé sur TF1 la mise en place du plan Orsec « chaleurs extrêmes ». Ce dispositif prévoit notamment l’ouverture de centres de rafraîchissement pour mettre à l’abri les personnes les plus vulnérables.
« C’est un plan improvisé », réagit Olivier Faure. « Ce gouvernement et ceux qui l’ont précédé n’ont absolument pas anticipé ce qui se passerait alors que nous savons très bien qu’il y a une accélération du réchauffement climatique, qui est d’autant plus importante en Europe et en France […] On est très très loin de ce qu’il aurait fallu faire depuis des années pour permettre d’arriver à une forme de résilience climatique, on en est très loin ».
Source:
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