« Cette verrerie ne peut être sauvée que par un véritable industriel disposant d’une stratégie claire, d’une vision à long terme et d’une expérience reconnue dans la reprise d’entreprise en difficulté », estime le président de Carlesimo, vendredi auprès d’ICI Orléans.
Publié le 10/07/2026 18:23
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Le groupe français Carlesimo a confirmé son intention de déposer une offre de reprise de la verrerie Duralex, placée en redressement judiciaire depuis le 1er juin, a appris, vendredi 10 juillet, ICI Orléans auprès du président du groupe, Jonathan Carlesimo : le dossier sera remis avant la date limite du 6 août, indique-t-il. Le tribunal de commerce d’Orléans examinera les offres lors d’une audience fixée au 17 septembre.
Déjà candidat à la reprise de Duralex en 2024, avant que le projet de société coopérative (Scop) ne soit retenu, le groupe assure rester convaincu de la viabilité de l’entreprise. « Comme il y a deux ans, nous sommes convaincus que Duralex est toujours sauvable et je vous confirme que nous déposerons une offre de reprise », explique à ICI Orléans Jonathan Carlesimo. Le groupe prévoit d’investir plus de cinq millions d’euros de fonds propres pour relancer la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin. « Cette verrerie ne peut être sauvée que par un véritable industriel disposant d’une stratégie claire, d’une vision à long terme et d’une expérience reconnue dans la reprise d’entreprise en difficulté », estime également le président de Carlesimo.
Lors de sa précédente offre en 2024, le groupe proposait de conserver 79 des 250 emplois de la verrerie. À ce stade, Carlesimo ne détaille pas son projet industriel pour Duralex. « Ce que nous espérons, c’est que le tribunal fera le bon choix. Il s’agit probablement de la dernière opportunité pour Duralex de trouver un repreneur capable d’assurer durablement son avenir », affirme Jonathan Carlesimo.
Créé il y a une dizaine d’années près de Saint-Étienne, le groupe Carlesimo s’est développé en reprenant plusieurs fonderies en difficulté à travers la France. Il revendique un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros et produit des pièces destinées notamment à l’industrie, au BTP, au nautisme et à la pêche de loisir. En avril dernier, il a notamment repris NDC Foundry, à Rochefort (Charente-Maritime), évitant sa liquidation judiciaire.
Source:
www.franceinfo.fr





