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"Sans accord concret, la situation restera très très instable": le trafic maritime chute dans le détroit d'Ormuz après de nouveaux échanges de tirs

La navigation a nettement ralenti après les attaques ayant visé plusieurs navires et de nouveaux combats entre l’Iran et les États-Unis.

Le trafic dans le détroit d’Ormuz a nettement ralenti depuis mercredi, en particulier sur la route maritime omanaise soutenue par l’ONU, après les attaques ayant visé plusieurs navires plus tôt dans la semaine et le nouvel échange de frappes entre l’Iran et les États-Unis, ont indiqué des analystes. La navigation dans cette voie maritime stratégique avait atteint son plus haut niveau depuis le début de la guerre après la conclusion d’une trêve entre Téhéran et Washington à la mi-juin, tout en restant limitée à environ un tiers de son niveau habituel en temps de paix.

L'état du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz ce jeudi 9 juillet à 19h00.
L’état du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ce jeudi 9 juillet à 19h00. © MarineTraffic

Mais cette reprise semble désormais s’essouffler : seuls six pétroliers transportant des matières premières avaient franchi le détroit jeudi en milieu d’après-midi, tandis que 21 l’avaient traversé mercredi, selon les données de Kpler. La seule journée ayant enregistré un trafic plus faible depuis la trêve entre les deux parties remonte au 28 juin, avec 19 passages, au lendemain de l’attaque d’un pétrolier touché au large d’Oman.

Inter

Les États-Unis ont de nouveau frappé l’Iran dans la nuit de mercredi à jeudi, disant avoir visé des cibles militaires, mais Téhéran a riposté contre des alliés de Washington dans le Golfe. « Des hauts et des bas, voilà ce à quoi je m’attends, non seulement pendant l’été, mais pratiquement jusqu’à la fin de l’année, jusqu’à ce qu’un accord concret soit conclu entre Téhéran et Washington », a estimé Andrew Wilson, directeur de la recherche chez le courtier maritime BRS, lors d’un webinaire organisé jeudi par la revue maritime Lloyd’s List.

« La situation est certes meilleure qu’en mars et avril, mais tant que nous n’aurons pas conclu un accord substantiel (…) elle restera très, très instable », a-t-il ajouté.

La plupart des navires ayant traversé le détroit depuis mercredi ont soit coupé leur transpondeur, soit emprunté la route nord passant par les eaux iraniennes, dont l’utilisation nécessite l’autorisation de Téhéran. La route sud passant par les eaux omanaises, empruntée ces dernières semaines par des navires sans lien avec l’Iran, est en revanche largement délaissée depuis mercredi.

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Iran/États-Unis: le retour de la guerre, la paix impossible?

Aucun navire n’avait emprunté cet itinéraire jeudi, selon les trajectoires visibles sur le site MarineTraffic. Le site ne recense toutefois que les navires naviguant avec leur transpondeur activé, ce qui signifie que d’autres ont pu traverser le détroit en coupant leur signal. Selon les analystes d’AXSMarine, 689 navires marchands se trouvaient jeudi à l’ouest du détroit d’Ormuz, contre 1.061 au début du mois de mars.


Source:

www.bfmtv.com

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