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Marine Le Pen et Jordan Bardella ont écourté leur visite à La Flèche, confrontés à une forte opposition et une ambiance tendue marquée par des manifestations et des accusations polémiques.
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Marine Le Pen
Ce qui devait être un bain de foule de près d’une heure et demie s’est finalement transformé en une visite express. En déplacement ce mardi à La Flèche (Sarthe), Marine Le Pen et Jordan Bardella ont écourté leur passage sur le marché de la commune, dans une ambiance particulièrement tendue. Entre les soutiens venus les encourager et les manifestants déterminés à se faire entendre, la séquence a rapidement pris une tournure mouvementée.
Une visite bien plus courte que prévu
À peine quelques heures après avoir confirmé sa candidature à l’élection présidentielle, Marine Le Pen s’est rendue à La Flèche, accompagnée du président du Rassemblement national, Jordan Bardella.
La candidate souhaitait aller à la rencontre des habitants de cette ville passée sous pavillon RN lors des dernières élections municipales. Selon le programme initial, cette déambulation devait durer environ 1 h 30.
Finalement, les deux responsables politiques ne seront restés qu’une trentaine de minutes sur place. Après un long échange avec les journalistes présents, Marine Le Pen et Jordan Bardella n’ont parcouru qu’une dizaine de mètres avant de rebrousser chemin.
Une forte mobilisation autour du cortège
L’entourage de Marine Le Pen a expliqué ce changement de programme par une « impossibilité d’avancer », évoquant une affluence trop importante autour du cortège.
Tout au long de la visite, les deux dirigeants du Rassemblement national ont évolué sous la protection d’un important dispositif de gendarmerie.
Derrière les barrières de sécurité, plusieurs dizaines de manifestants avaient fait le déplacement. Munis de casseroles et de drapeaux de La France insoumise ou des Écologistes, ils ont scandé des slogans hostiles, couvrant régulièrement les encouragements de partisans qui répondaient par des « Marine présidente ! ».
Marine Le Pen accusée d’être une voleuse
La tension ne s’est pas limitée à la rue. Interrogé sur BFMTV, le député Benjamin Lucas-Lundy, membre du groupe Écologiste et Social, s’en est vivement pris à Marine Le Pen.
Selon lui, « Madame Le Pen n’est pas candidate à l’élection présidentielle, elle est candidate à l’immunité présidentielle », faisant référence à l’article 67 de la Constitution, qui prévoit un régime particulier de protection du président de la République durant son mandat.
Le député a également qualifié la dirigeante du Rassemblement national de « délinquante » et de « voleuse », des propos particulièrement offensifs qui interviennent au lendemain de sa condamnation en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national.
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Source:
www.public.fr


