Publié le 07/07/2026 05:47
Mis à jour le 07/07/2026 08:39
1015min
La cour d’appel de Paris rend son arrêt dans l’affaire des assistants parlementaires du FN. Marine Le Pen encourt la prison, ainsi qu’une peine d’inéligibilité. Elle s’est dite prête à passer le flambeau « si la justice [lui] interdit de [se] présenter à la présidentielle ».
Ce qu’il faut savoir
C’est une journée cruciale pour Marine Le Pen. La cheffe de file des députés du Rassemblement national (RN) attend l’arrêt de la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens du parti, rendu à partir de 13h30, mardi 7 juillet. Cette décision déterminera le destin politique de Marine Le Pen, qui a d’ores et déjà prévenu qu’elle ne se présenterait « évidemment pas » en 2027 si la peine prononcée à l’issue de son premier procès était confirmée. Lors d’une interview sur LCI mercredi, elle est allée plus loin : même si elle est éligible à la date de l’élection présidentielle, elle ne se présentera pas si elle est condamnée à porter un bracelet électronique. Elle a en effet estimé qu’il n’était « pas possible » de faire campagne avec un tel dispositif. « Je n’ai pas peur » de la décision de la cour d’appel, a-t-elle également affirmé. Suivez notre direct.
Jugée pour détournement de fonds publics. Marine Le Pen a comparu du 13 janvier au 11 février pour détournement de fonds publics, car il lui est reproché d’avoir rémunéré quatre de ses assistants parlementaires européens, entre 2009 et 2016, avec les fonds alloués par l’Union européenne, alors qu’ils travaillaient en réalité pour le Front national (FN), l’ancien nom du RN. Elle était aussi renvoyée devant la justice pour complicité des détournements commis par les autres eurodéputés frontistes à partir de janvier 2011, parce qu’elle était devenue présidente du FN. A ses côtés, dix autres cadres du parti étaient jugés en appel, ainsi que le RN en tant que personne morale.Cinq ans d’inéligibilité requis en appel. Le parquet général a requis contre Marine Le Pen quatre ans de prison, dont trois avec sursis et un an ferme aménagé sous bracelet électronique, une amende de 100 000 euros et cinq ans d’inéligibilité, mais sans exécution provisoire, car, selon lui, « l’objectif d’efficacité » peut être « atteint » sans cette application immédiate. Une demande moins sévère que la peine prononcée lors du premier procès. Le ministère public a toutefois considéré Marine Le Pen comme « la tête » et « l’instigatrice » de « ce système qui lui a permis de détourner 1,4 million d’euros », instauré par son père Jean-Marie Le Pen.Plusieurs scénarios possibles. Seule une relaxe permettrait à Marine Le Pen de pouvoir confirmer qu’elle est bien candidate à l’Elysée pour la quatrième fois. En revanche, une peine d’inéligibilité supérieure à deux ans réduirait à néant toute ambition présidentielle de la députée pour 2027. Si cette peine d’inéligibilité est de deux ans ou moins, elle pourra éventuellement se présenter. Mais elle pourrait y renoncer si la cour d’appel prononce une peine de prison ferme sous forme de détention à domicile sous bracelet électronique qui couvre la durée de la campagne électorale. En cas de condamnation, Marine Le Pen a la possibilité de se pourvoir en cassation.Marine Le Pen prête à passer le flambeau. Si la leader d’extrême droite ne peut se présenter en avril 2027, Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, portera les couleurs du parti à cette élection. Lors d’un « banquet champêtre » à Liévin (Pas-de-Calais), Marine Le Pen s’est dite prête, « si la justice [lui] interdit de [se] présenter à la présidentielle », à soutenir Jordan Bardella, « tous les jours », « avec une grande énergie, une grande conviction et une grande confiance ».
#LE_PEN « Les débats politiques doivent être tranchés sur le terrain politique et pas sur le terrain judiciaire », estime sur CNews le député LR Laurent Wauquiez. Interrogé sur décision de la cour d’appel de Paris, qui doit être rendue à la mi-journée concernant l’affaire l’affaire des assistants parlementaires européens du FN, il a dit exprimer « un jugement politique, pas une opinion sur la justice ».
franceinfo Il y a 0 sec
#LE_PEN Médias internationaux, journaux régionaux, radios, télés er web… Les journalistes sont très nombreux pour suivre la décision qui doit sceller le sort politique de Marine Le Pen. Une longue file d’attente s’est formée à l’extérieur du palais de justice de Paris.

(VIOLAINE JAUSSENT / FRANCEINFO)
Il y a 0 sec
#LE_PEN C’est l’heure de notre revue de presse. Commençons par l’actualité principale de la journée : la décision de la cour d’appel de Paris, qui rendra son arrêt à partir de 13h30 concernant l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national. « Bonnet brun, brun bonnet », titre L’Humanité. De son côté, La Croix estime que cette étape judiciaire « n’inquiète plus le RN ». Enfin, Le Figaro opte pour un titre plus factuel : « 2027 : le sort de Marine Le Pen entre les mains des juges ».
franceinfo Il y a 0 sec
#LE_PEN La cour d’appel de Paris rendra son arrêt à partir de 13h30 concernant l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national. Une peine d’inéligibilité de plus de deux ans empêcherait une quatrième candidature de Marine Le Pen à l’élection présidentielle l’année prochaine. En attendant la décision de la cour d’appel, voici les différents scénarios possibles.
Il y a 0 sec
Il est 6 heures, voici le premier point sur les titres :
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