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Présidentielle 2027 : "L'objectif d'Édouard Philippe et de ceux qui l'accompagnent est d'être optimiste, de parler à la jeunesse", affirme Arnaud Robinet, vice-président d'Horizons

Le maire de Reims et vice-président du parti Horizons, Arnaud Robinet, était l’invité de « Tout est politique » sur franceinfo, dimanche 5 juillet. Il a répondu aux questions de Myriam Encaoua et Richard Werly, notamment concernant le meeting qu’a tenu Édouard Philippe le jour même à l’Adidas Arena, à Paris. À noter qu’il est également le président de la Fédération hospitalière de France (FHF).

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Myriam Encaoua : Édouard Philippe, que vous soutenez pour l’élection présidentielle, a fendu l’armure durant son meeting. Il a parlé de sa famille, de ses origines, de sa maladie auto-immune également. Est-ce que c’était nécessaire ? Est-ce que les Français le connaissent mal finalement ?

Arnaud Robinet : Vous savez, l’élection présidentielle, c’est la rencontre d’un homme avec le peuple français. Et je crois qu’on était aussi dans l’obligation de mieux connaître Édouard Philippe, de connaître d’où il venait, ce qu’il pense de la France, quelle est sa vision des choses. Et je crois qu’aujourd’hui, on n’avait pas le candidat déclaré à la présidentielle, on n’avait pas l’ancien Premier ministre, on avait véritablement le candidat à la présidentielle, un candidat déterminé, qui fixe un cap, qui dit la vérité clairement aux Français et qui rassemble. Et ça, c’est important.

Avec son slogan « Croire en nous », il ne se montre pas décliniste. Les Français ont-ils perdu confiance en eux, en leur pays ?

Il suffit de regarder les enquêtes d’opinion depuis plusieurs années. On le voit, les Français ont peur de l’avenir. Quand on parle de natalité, notamment quand on leur pose la question : « Pourquoi vous faites moins d’enfants ? » Ils disent clairement : « On a peur de l’avenir pour nos enfants. » Donc oui, les Français sont pessimistes et je crois qu’on a de nombreux atouts en France.

À raison, quand on voit le nombre de crises auxquelles on doit faire face : crise climatique, crise sanitaire encore récemment, la crise géopolitique avec la guerre aux portes de l’Europe, la crise énergétique, etc.

Est-ce qu’il faut être simplement observateur ou acteur face à ces crises ? Si on se retrousse les manches, si chacun fait bien sûr des efforts, on a d’énormes atouts et je crois qu’on peut croire en l’avenir, mais surtout parler à notre jeunesse. Parce qu’il est vrai que depuis plusieurs mois, plusieurs années, on oppose plutôt les générations. On l’a vu avec la question du débat sur les retraites, notamment. Je crois qu’aujourd’hui, l’objectif d’Édouard Philippe et de celles et ceux qui l’accompagnent, c’est vraiment d’être optimiste, de parler à la jeunesse, de lui dire : « On y va, ce que l’on fait aujourd’hui, c’est pour vous demain. »

Il a peu parlé de ses années à Matignon, il a peu parlé des Gilets jaunes, ou de la question des 80 km/h. On attendait aussi sur le concret des retraites. Mais est-ce qu’au fond, si le RN est le premier parti de France aujourd’hui, c’est parce qu’il s’est nourri des échecs des gouvernants ?

Il a reconnu, lors des réunions d’appartement de la semaine dernière, la question sur les 80 km/h. Il s’est remis en question sur le sujet. Mais quand on regarde les trois premières années du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, je ne dis pas que tout a été réussi, mais quels sont les résultats lorsqu’Édouard Philippe était Premier ministre ? Baisse de la dette, baisse de la fiscalité, baisse du chômage. Je crois que c’était peut-être la deuxième fois dans la Ve République où on avait véritablement un Premier ministre qui menait une politique de droite. Il y a eu Jacques Chirac sous François Mitterrand et Édouard Philippe sous Emmanuel Macron.

Par contre, il est clair qu’après la crise de la COVID, lorsqu’Édouard Philippe est parti de Matignon, il est vrai que tout ce qui avait été fait avant la crise sanitaire n’a pas été poursuivi par le président de la République et par les Premiers ministres qui se sont succédé.

Richard Werly : Qu’est-ce qu’il a gagné, Édouard Philippe, avec ce premier meeting ? En quoi il a marqué, selon vous, un point, et notamment, on ne peut pas s’empêcher de le dire, sur les autres candidats déclarés de son camp élargi ?

Premièrement, je crois qu’il a montré ses capacités à rassembler. Et d’ailleurs, par rapport aux questions posées par vos confrères journalistes, [ce qui compte] ce n’est pas qui manque à l’appel, c’est qui est là aujourd’hui. On a vu d’anciens ministres de différents gouvernements. Quand on se dit rassembleur, lorsqu’on veut rassembler l’ensemble des forces politiques de la droite et du centre, c’est important qu’il y ait des figures.

J’ai lu attentivement les déclarations de Laurent Wauquiez, mais je crois que nous sommes face à des hommes et des femmes politiques responsables. Et ils le savent, il va falloir un candidat pour 2027 si on veut éviter ce duel entre les deux extrêmes. Donc l’objectif, c’est de rassembler, je crois qu’il l’a montré cet après-midi. Mais au-delà de rassembler, je crois que ce qui était important, c’est qu’on a vu un Édouard Philippe que peu de Français connaissaient auparavant. Celui qui parle de lui, de son histoire, de sa famille, d’où il vient, cet enfant issu de l’école républicaine, de l’école laïque, ce qui l’a fondé lui-même. Et je crois que c’était extrêmement important que les Français puissent connaître Édouard Philippe.


Source:

www.franceinfo.fr

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