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Les robots sont-ils l'avenir de l'hôtellerie ?

La robotique hôtelière est-elle l’avenir de nos séjours ? De la livraison en chambre aux massages automatisés, les androïdes s’installent dans les établissements français. Si le gain de rentabilité est réel, la menace sur les emplois de ce secteur en mutation reste entière.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

À quelques kilomètres de Disneyland Paris, un ballet d’automates dans ce qui ressemble à l’hôtel du futur. Le personnel n’est pas seulement fait de chair et d’os, mais aussi de circuits imprimés. Le room service, par exemple, est assuré par un robot. Trois minutes de trajet en totale autonomie. Ce robot remplit sa mission, ascenseur compris, jusqu’à la porte de la chambre comme un grand. Du personnel sur roulette, c’est aussi le cas dans la salle des petits déjeuners. Avec cet automate qui slalome sous le regard amusé des clients, des robots comme argument de vente, cette famille italienne a volontairement choisi cet hôtel pas comme les autres. « Peut-être que c’est l’avenir. C’est peut-être l’avenir, mais c’est aussi un peu effrayant », confie le père.

Une découverte pour ces clientes venues de Marseille. Autre curiosité, dans le spa de l’hôtel, ce robot masseur. Il a l’avantage de travailler 24 heures sur 24, mais il n’est pas aussi délicat que ses collègues humains. « On sent que quelque chose appuie un peu plus en frottant. Pas forcément de la même manière qu’avec les mains huilées. Mais on sent quand même la pression, donc ça reste quand même agréable », explique une cliente.

Aux États-Unis, ces androïdes s’invitent jusque dans la chambre des clients pour faire les lits ou plier le linge. Ce marché pèse aujourd’hui 650 millions d’euros. Il pourrait bien tripler d’ici cinq ans. Si ce gérant a choisi d’automatiser son hôtel, ce n’est pas uniquement pour le côté ludique de ses machines.

« C’est rentable d’un point de vue confort pour les employés et c’est rentable d’un point de vue communication, accueil pour nos clients et c’est ça qui compte le plus aujourd’hui », estime Pierre-Mary Bachelet, propriétaire de l’hôtel Ki Space. Dans cet hôtel, aucun poste n’a été supprimé à cause d’un robot, nous assure le patron. Avec 40 kilos de vaisselle sale sur le dos, cet automate, par exemple, facilite le travail des employés. « Il ne peut pas encore débarrasser tout seul, donc on l’aide à le poser. Donc, ça nous aide, mais il a besoin quand même de nous », assure Ly Tang, salariée de l’hôtel Ki Space. Plus de robots, moins d’êtres humains. Selon certaines études, l’hôtellerie fait partie des secteurs les plus menacés par la robotique en termes de destruction d’emploi.


Source:

www.franceinfo.fr

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