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France-Paraguay : malgré une chaleur record et un nouveau risque d'orages, les Bleus assurent être "prêts physiquement"

Jouer sous plus de 38 degrés, samedi à Philadelphie, n’inquiète pas plus que ça Didier Deschamps et ses joueurs, très sereins à la veille de leur huitième de finale de Coupe du monde.


Publié le 04/07/2026 00:37

Temps de lecture : 2min

Kylian Mbappé et les joueurs de l’équipe de France à l’entraînement le 3 juillet 2026 à Philadelphie. (SIPA)

À la veille du huitième de finale de Coupe du monde entre la France et le Paraguay, le sélectionneur de l’Albirroja, Gustavo Alfaro, a décrit les Bleus comme une « tempête », une « tornade » qui emporte tout sur son passage. Les conditions climatiques du match seront justement extrêmes, samedi 4 juillet, avec une vague de chaleur presque jamais vue à Philadelphie. Le dernier bulletin météo du National Weather Service annonce 38 degrés vendredi et samedi, et un indice de chaleur pouvant atteindre les 41 degrés, « des températures qui pourraient battre tous les records historiques », d’après CBS News.

Jusqu’à présent, les Bleus avaient plutôt esquivé les grosses chaleurs en cours de match, même si le dernier, contre la Suède à New York, s’était disputé sous 30 degrés. Les paramètres seront forcément différents cette fois, même si Français et Paraguayens ont tous minimisé l’impact de la chaleur en conférence de presse. « Ce sera la même météo pour les deux équipes. En arrivant aux Etats-Unis, il faisait chaud. Demain ce sera très chaud, mais on s’y habitue petit à petit. On sera prêts physiquement pour tenir tout le match », a tranché Désiré Doué, avant la dernière séance d’entraînement.

Didier Deschamps ne pense pas que ces conditions défavoriseront ses joueurs si ce sont eux qui auront la possession du ballon et n’adaptera pas sa composition d’équipe en préjugeant de l’impact qu’aura la chaleur sur tel ou tel joueur. « On en est au cinquième match, avec des organismes sollicités, des temps de jeu et de récupération qui ne sont pas les mêmes pour tous. Je ne fais pas de fixation [sur la chaleur]. On le savait. Avec le staff, on a mis en place différents protocoles pour limiter cet aspect-là, depuis Clairefontaine. Ce n’est pas un critère pour faire jouer A à la place de B », a expliqué le sélectionneur. Pas question en revanche d’en dévoiler plus sur les fameux protocoles, en dehors de l’utilisation de la cryothérapie.

À l’entraînement, les 25 Bleus venus affronter le soleil – Marcus Thuram poursuit une préparation adaptée de son côté – n’étaient pas d’humeur aussi joviale que d’habitude. La chaleur accablante a assommé tout le monde. L’intensité de l’échauffement est restée modérée. De leur côté, les journalistes ne pouvaient même pas s’asseoir sur les tribunes en béton qui, bien qu’à l’ombre, avaient conservé toute la chaleur du début de journée. Par chance, le passage d’un orage sévère dès ce vendredi soir pourrait rafraîchir au moins temporairement l’air de cette ville faite de tours et de béton.

Les prévisions pour samedi annoncent également un risque d’orages, moins violents et moins probables, « principalement après 16h00 » (22h00 heure française), soit une heure avant le coup d’envoi du huitième de finale, avec un risque de précipitations estimé à 30%. Une bonne nouvelle ? Pas vraiment d’après Didier Deschamps. « Je n’espère pas parce qu’on était restés dans le vestiaire pendant deux heures [contre l’Irak, lors du dernier match à Philadelphie] », a ri jaune le sélectionneur, qui était le seul à ne pas être en short sur le terrain, vendredi.

Pour rappel, le protocole foudre aux Etats-Unis est très strict : au moindre éclair tombé dans un rayon de 13 kilomètres autour du stade, le match doit être arrêté trente minutes, avec un compte à rebours qui redémarre à chaque nouvel éclair. En ce début de phase à élimination directe, le but est d’éviter un match à rallonge qui mettrait les organismes encore plus à rude épreuve.


Source:

www.franceinfo.fr

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