Depuis les Rencontres économiques d’Aix, le président des Républicains et candidat à la succession d’Emmanuel Macron, Bruno Retailleau, prédit « un caffouillage » à l’Assemblée nationale lors des discussions budgétaires.
Bruno Retailleau tire la sonnette d’alarme. Depuis les Rencontres économiques d’Aix, le président des Républicains alerte ce vendredi 3 juillet sur « une catastrophe financière » à venir. « La prochaine catastrophe, après la pandémie de Covid et la guerre en Ukraine, ce sera la catastrophe financière, on y va tout droit », selon le président des Républicains et candidat à l’élection présidentielle.
Bruno Retailleau prédit « des agences internationales qui pourraient décoter la France ». Alors, « la note française sur la dette souveraine serait abaissée et les taux s’envoleront ». Le président des Républicains prédit aussi « un cafouillage à l’Assemblée nationale » ces prochains mois lors des discussions sur le budget et redoute « un scénario à la grecque ».
« La Grèce, ça a été des diminutions de salaire, des retraites touchées, le chômage qui s’est envolé », rappelle le candidat à l’Élysée.
« Il vaut mieux un budget de compromis »
Le 7 juillet prochain, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, présidera une réunion pour faire un point d’étape sur les finances publiques, quelques jours avant la présentation mi-juillet des grandes lignes du budget de l’an prochain. Ce jeudi, lui aussi présent aux Rencontres économiques d’Aix, Sébastien Lecornu a appelé « avec gravité » les parlementaires à doter le pays d’un budget.
« Il vaut mieux un budget de compromis et des candidats qui vous diront ‘votez pour moi, on vous le corrigera en mai’, que d’aller à la faute en allant mettre le pays complètement dans le ravin », a argumenté le Premier ministre.
Le constat de Bruno Retailleau, ce n’est pas la Banque de France qui le contredira. Lors de la présentation d’un rapport sur la stabilité financière, la seconde sous-gouverneure de cette institution, Agnès Bénassy-Quéré, a dit « voir réapparaître des ingrédients » similaires à ceux ayant précédé la crise des subprimes en 2008.
Les montants en jeu « sont assez comparables, de l’ordre de 1.500 milliards de dollars pour les subprimes en 2008, soit le même ordre de grandeur pour le crédit privé » aujourd’hui, a-t-elle indiqué. Agnès Bénassy-Quéré voit dans ces crédits privés, accordée à des entreprises par des prêteurs non bancaires, un domaine « assez opaque en termes de valorisation » avec des difficultés pour déterminer « qui détient quoi ».
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