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Clara Morgane : à 19 ans, cette émission humiliante avec Judith Godrèche, qui lui reste en travers de la gorge

Ce début d’été 2026, Clara Morgane est au cœur de l’actualité. Et ce, suite aux excuses publiques d’Enora Malagré, qui a reconnu avoir participé à un « système d’humiliation » envers d’autres femmes à la télévision.

Dans ce contexte, l’ancienne actrice et entrepreneuse a répliqué à son interview d’un lapidaire « Tu m’étonnes » sur Instagram.

Une réaction qui a remis en lumière un autre souvenir douloureux. Dans le podcast Small Talk, diffusé en avril dernier, Clara Morgane est revenue sur son passage dans Tout le monde en parle, en 2003, où, à seulement 19 ans, elle estime avoir été tournée en dérision sous les regards de Judith Godrèche, Gérard Darmon et Thierry Ardisson.

« J’étais une gamine de 19 ans » : un souvenir toujours aussi vif

Le 29 mars 2003, Clara Morgane est invitée sur le plateau de Tout le monde en parle. Elle partage notamment le canapé avec Judith Godrèche, Gérard Darmon, Vincent Perez et Macha Méril. À l’époque, elle débute à peine sa carrière médiatique. Elle n’a que 19 ans.

Dans Small Talk, David Castello-Lopes lui rappelle une séquence devenue virale avec le temps. Gérard Darmon, assis à côté d’elle, multiplie les regards appuyés et les mimiques ostensiblement séductrices. Judith Godrèche finit par interrompre la conversation pour attirer l’attention de Thierry Ardisson.

« Mais tu rates tout quoi, pas à la bonne place. Il y a un langage du corps chez Gérard qui est assez expressif. Un petit truc avec sa bouche… Dis-lui qu’il arrête sans déconner », lance alors la comédienne en riant. Thierry Ardisson demande aussitôt un replay de la scène. Les images montrent Gérard Darmon fixant Clara Morgane avec insistance, tandis que la jeune femme lui demande d’arrêter, en souriant avec gêne.

Plus de vingt ans plus tard, Clara Morgane assure que cette attitude masculine ne l’a finalement pas le plus blessée. « Lui, ce qu’il faisait, ça ne me touchait pas (…) Par contre, le sourire un peu sournois d’une femme, ça m’a touchée », explique-t-elle.

L’ancienne animatrice confie avoir ressenti un profond sentiment d’abandon. « Tu es face à une gamine de 19 ans. Elle avait au moins dix à quinze ans de plus que moi. Je trouve que, comme l’avait fait Lio à l’époque, elle aurait pu prendre un petit peu plus le parti des femmes. »

Les confidences de Judith Godrèche donnent aujourd’hui une autre lecture

Avec le recul, Clara Morgane dit regarder cette séquence différemment. Depuis, Judith Godrèche a elle-même raconté publiquement les violences sexuelles qu’elle affirme avoir subies durant son adolescence. Un contexte qui amène aujourd’hui Clara Morgane à nuancer son ressenti.

« Je pense qu’avec tout ce qui s’est passé par la suite (…) il y avait aussi un petit peu de la petite fille qu’elle était », analyse-t-elle. Elle ajoute : « Moi, je donnais quelque chose qu’elle n’a pas donné, mais qu’on lui a pris. »

Cette réflexion n’efface pourtant pas la blessure. Clara Morgane insiste sur le fait que ce rire reste gravé dans sa mémoire. « Je m’en rappellerai toujours, je crois, de ce rire et de ce plissement si particulier de ses yeux. »

Sans remettre en cause les traumatismes révélés depuis par Judith Godrèche, elle décrit simplement la solitude qu’elle a ressentie ce soir-là, au milieu d’un plateau où elle avait le sentiment d’être devenue le sujet de plaisanterie.

Une émission marquée par des échanges qui interrogent aujourd’hui

Cette émission contient d’autres séquences qui résonnent différemment plus de vingt ans après. Plus tard dans la soirée, Macha Méril évoque son livre autobiographique et raconte l’agression sexuelle qu’elle dit avoir subie enfant. Thierry Ardisson souligne qu’elle affirme ne pas en avoir gardé de traumatisme.

L’animateur conclut alors : « Voyez Clara, vous êtes dépassée, vous êtes très en retard par rapport à Macha. » Quelques instants plus tard, Macha Méril affirme que « toutes les jolies petites filles ont été un moment ou un autre agressées ». Clara Morgane répond immédiatement : « Ah non non. » Puis l’écrivaine se tourne vers Judith Godrèche pour lui demander si elle a connu ce type de situation. La comédienne ne répond pas.

Une autre scène survient ensuite lorsque Macha Méril explique que, dans sa jeunesse, la sexualité lui servait avant tout à avancer dans la vie. Se tournant vers Judith Godrèche, elle lui demande : « Je pense que tu peux comprendre ça. » La comédienne répond simplement « oui », avant de laisser apparaître un léger sourire. Gérard Darmon ironise alors, tandis que Thierry Ardisson lance : « C’est les bonnes femmes, elles cherchent de la solidarité. »

Ces échanges, très commentés aujourd’hui, témoignent surtout d’une époque où certaines émissions de divertissement abordaient les questions liées au sexe, aux rapports hommes-femmes ou aux violences avec des codes qui paraissent désormais largement dépassés.

En revenant sur cette soirée plus de vingt ans après, Clara Morgane ne règle pas uniquement un compte personnel. Son témoignage montre aussi combien le regard porté sur les femmes à la télévision a profondément évolué, et combien certaines séquences, autrefois considérées comme anodines ou amusantes, sont aujourd’hui relues à travers un tout autre prisme.

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Source:

www.public.fr

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