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Partir en vacances en voiture électrique, est-ce rentable ?

Est-ce vraiment plus économique de partir loin en voiture électrique ? Si, pour les petits trajets, la différence est visible, est-ce le cas pour les longs trajets ? Les équipes de France Télévisions ont fait le test. Nous avons pris la route de Paris jusqu’aux Sables-d’Olonne (Vendée).

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

On vous emmène sur la côte atlantique en voiture électrique. La petite citadine électrique n’est certes pas faite pour les grands trajets, mais c’est un des véhicules électriques les plus vendus en France et surtout l’un des moins chers, à moins de 20 000 euros, prime déduite. Alors, est-ce vraiment économique ?

Notre modèle a une autonomie de 292 km si l’on en croit l’affichage. Or, nous avons 456 km à parcourir jusqu’aux Sables-d’Olonne (Vendée). Direction l’autoroute. Mais à cette vitesse, notre batterie se décharge rapidement. Après 163 kilomètres à peine, c’est le premier arrêt. Il nous reste 16 % de batterie, donc on ne va pas prendre de risque. On va recharger. Il y a 6 bornes et seulement une de libre.

Il existe deux types de chargeurs sur notre aire d’autoroute : 350 ou 50 kW. La différence entre les deux : le prix, 39 centimes ou 62 pour les chargeurs plus puissants. L’avantage d’avoir une petite citadine pas chère, c’est qu’il ne sert à rien d’utiliser les superchargeurs. 50 kW suffisent. C’est un peu moins cher. Notre voisin, lui, a une grosse voiture avec une grosse batterie qui supporte une charge super rapide. Pour payer moins cher, il a une carte d’abonnement, 12 euros par mois, mais une recharge plus économique. « On paye 31 centimes du kilowattheure », explique-t-il. C’est même moins cher que notre borne plus lente. Cette première recharge de 41 minutes nous a coûté 11,44 euros.

120 km plus loin, rebelote, il faut se rebrancher. Mais cette fois, on va tenter de faire des économies. De nombreuses applications existent pour localiser les bornes disponibles au meilleur prix. Pour trouver l’électricité la moins chère, il a fallu sortir de l’autoroute. Après trois kilomètres de route de campagne, nous arrivons à la borne. C’est 35 centimes le kW. Par contre, ce n’est pas très puissant, 22 kilowatts. Cela veut dire une charge très lente. Il y en a pour trois heures et demie. On abandonne après 23 minutes et 2,20 euros. Direction un supermarché à proximité. C’est une borne plus puissante, mais elle est hors service. Finalement, sortir de l’autoroute n’était pas un bon plan. Il vaut mieux rester sur le réseau autoroutier. C’est là qu’on a les meilleures bornes de recharge.

Troisième pause sur une aire de service au niveau d’Angers (Maine-et-Loire). Nos voisins, eux aussi, sont partis en vacances pour la première fois en électrique à l’île de Ré. Ils ne regrettent pas leur ancienne Clio diesel. Ils en sont persuadés, ils font des économies. « Je pense qu’on fait l’aller-retour à 50 % moins cher que si on prenait la thermique », partage une femme. Sauf qu’en réalité, pour un trajet sur autoroute, la différence est loin d’être si importante. Rouler à l’électricité est moins cher au quotidien, surtout quand on a une borne chez soi. Mais pour les grands trajets, ce n’est pas forcément le cas.

Pour la dernière recharge, pas le choix. C’est un superchargeur plus puissant et bien plus cher. Il nous en coûte 33,91 euros pour 55 minutes. Et encore 10 euros avant d’arriver aux Sables-d’Olonne. Si l’on rajoute la charge initiale, 7 euros juste avant de quitter Paris, le total est de 64 euros pour 2 heures 9 minutes passées à charger en plus des 4 h 30 de route. C’est 6 euros de plus qu’en voiture thermique. Le même trajet coûte 58 euros en carburant. L’explication : notre petite électrique consomme beaucoup à haute vitesse et surtout, les bornes sur autoroute sont très chères. Avec notre petite électrique, on a mis davantage de temps et on a dépensé un peu plus qu’en thermique, mais le coucher de soleil sur l’Atlantique à l’arrivée, lui, reste le même.


Source:

www.franceinfo.fr

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