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Equipe défensive, Julio Enciso décisif… Quatre choses à savoir sur le Paraguay, adversaire de l'équipe de France en 8es de finale de la Coupe du monde 2026

Le Paraguay, qui joue la France samedi, avait hérité du sixième et dernier billet du continent sud-américain qualificatif directement pour l’épreuve, avant de finir parmi les meilleurs troisièmes de la phase de groupes.


Publié le 02/07/2026 13:11



Mis à jour le 02/07/2026 14:21

Temps de lecture : 4min

Le Paraguayen Julio Enciso tout à sa joie lors de son but contre l'Allemagne, en 16es de finale de la Coupe du monde, le 29 juin 2026 à Boston (Etats-Unis) (SCOTT COLEMAN / SIPA)

Le Paraguayen Julio Enciso tout à sa joie lors de son but contre l’Allemagne, en 16es de finale de la Coupe du monde, le 29 juin 2026 à Boston (Etats-Unis) (SCOTT COLEMAN / SIPA)

Repêché grâce à sa place de troisième dans le groupe D après une victoire (1-0 contre la Turquie), une défaite (4-1 contre les Etats-Unis) et un nul (0-0 contre l’Australie), le Paraguay fait partie des invités surprises des 8es de finale de la Coupe du monde. Opposée à la France, samedi 4 juillet (à 23 heures) à Philadelphie, la sélection sud-américaine n’est pas la plus spectaculaire à voir jouer, mais elle est d’une efficacité redoutable. Comme ont pu le constater à leurs dépens les Allemands en 16es de finale. Voici quatre choses à savoir sur le prochain adversaire des Bleus.

Une équipe qui encaisse peu de buts, mais en marque aussi peu

Comme de nombreuses équipes sud-américaines, la formation paraguayenne brille par sa grinta, sa combativité. Elle y ajoute une solidité de fer, contre laquelle l’Allemagne, qui faisait pourtant partie des outsiders de cette Coupe du monde, s’est heurtée en 16e de finale. Face aux Allemands, les Paraguayens ont ainsi remporté 76 duels, contre 61 à leurs adversaires. Lors de la phase de qualifications, le Paraguay avait compilé un total de sept matchs nuls en 18 rencontres, pour sept victoires et quatre défaites. Lors de cette phase, jamais il n’a encaissé plus de deux buts en 90 minutes, et ces quatre défaites ont été concédées sur un score identique (1-0).

Avec seulement 10 buts encaissés, l’Albirroja était la deuxième meilleure défense de ces éliminatoires à égalité avec l’Argentine, et avec 14 buts inscrits, elle était la troisième plus mauvaise attaque (à égalité avec la Colombie) derrière les éliminés péruviens et chiliens. L’accroc du match d’ouverture sur le sol américain (défaite 4-1 contre les Etats-Unis) est le seul contre-exemple de cette imperméabilité défensive, avant le court succès sur la Turquie (1-0), et les deux nuls contre l’Australie (0-0) et l’Allemagne (1-1) en 16es. « J’aimerais que le Paraguay soit l’équipe que personne ne veut affronter, celle qui se donne plus que toutes les autres, qui ne ménage jamais ses efforts », avait clamé le sélectionneur Gustavo Alfaro, lors de sa toute première conférence de presse, en août 2024. Il semble avoir réussi à atteindre son objectif.

Julio Enciso, le joueur décisif venu de la Ligue 1

Avec un but (contre les Allemands) et deux passes décisives, Julio Enciso est l’homme qui fait les différences dans cette sélection. C’est bien simple, il a été impliqué dans les trois seuls buts du Paraguay depuis le début de la Coupe du monde. Le joueur de 22 ans, milieu de terrain offensif plutôt sur le côté gauche, n’est pas un inconnu en France. Il est en effet arrivé à Strasbourg l’été passé, en provenance de Brighton (Angleterre), et n’est pas étranger à la bonne saison des Strasbourgeois, terminée aux portes de l’Europe (8e). Sur un total de 42 matchs disputés sous le maillot alsacien (dont 34 en tant que titulaire), le natif de Caaguazú a inscrit un total 12 buts et délivré neuf passes décisives (en Ligue 1, Ligue Conférence et Coupe de France). « C’est un joueur très technique. Il aime tenter, être inventif », disait de lui Gary O’Neil, alors entraîneur du RCS.

Ce bilan est sauf une surprise pour le public de son pays, qui l’a vu faire ses premiers pas dès 15 ans en première division, avant d’intégrer la sélection à 17 ans. Surnommé à ses débuts « la joya » (le joyau), il a bien failli rater cette Coupe du monde, après s’être blessé à la hanche et à la cuisse en amical, une semaine avant le début de la compétition. S’il a dû quitter les siens contre l’Allemagne en raison d’une gêne musculaire, face à la France, il l’assure : « Nous n’avons peur de personne. »

Avant l’Allemagne, le Paraguay a également fait tomber l’Argentine et le Brésil

Si la qualification pour les 8es de finale aux dépens de l’Allemagne demeure une énorme sensation, elle ne vient pas de nulle part. Les Paraguayens ont certes terminé à la dernière place qualificative directement pour la Coupe du monde (avec autant de points que la Colombie, l’Uruguay et le Brésil), mais ils ont notamment accroché les deux ténors du continent sud-américain, à chaque fois devant leur public. Le 10 septembre 2024, c’est le Brésil qui s’est incliné à Asuncion (1-0), avant que l’Argentine ne subisse le même sort (2-1) le 14 novembre de la même année à Guayaquil.

Gustavo Alfaro, un entraîneur argentin expérimenté qui a tout changé

Si le Paraguay s’est qualifié pour la Coupe du monde 2026, alors que la sélection avait raté les trois dernières éditions, et si elle se trouve en 8es de finale, à une victoire d’égaler son meilleur parcours dans un Mondial (quarts de finale perdu contre l’Espagne en 2010), elle le doit en grande partie à un homme. Le sélectionneur Gustavo Alfaro, bientôt 64 ans, a en effet redressé une équipe mal en point à son arrivée, en août 2024.

A l’époque, l’Argentin qui avait mené la sélection équatorienne jusqu’au Mondial 2022 avant de diriger le Costa Rica pendant une saison, a un énorme défi. Son équipe ne compte alors que cinq points dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2026 (sur 18 possibles) lorsqu’il s’assoit sur le banc. Avec celui qui fut également l’entraîneur de Rosario et de Boca Juniors, le Paraguay ne perd qu’un seul des 11 derniers matchs de ces qualifications (au Brésil). Surtout, il s’offre des succès sur le Brésil, le Vénézuela, l’Argentine, le Chili, l’Uruguay et le Pérou, allant chercher la 6e et dernière place pour s’envoler pour les Etats-Unis. Les Bleus ont donc tout intérêt à rester prudents.


Source:

www.franceinfo.fr

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