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Stevie Nicks sera au mariage de Taylor Swift — et pourrait y chanter

Début septembre, Billy Corgan, le cerveau des Smashing Pumpkins viendra présenter deux soirs durant à Paris (Salle Pleyel) une version avec orchestre de Mellon Collie and the Infinite Madness, l’album qui a tout changé pour lui. Il en fait lui-même les présentations…

Billy Corgan sera en concert à la Salle Pleyel (Paris) les 8 et 9 septembre. Les places sont disponibles.

Cette idée d’une adaptation classique autour de Mellon Collie… est-elle quelque chose que vous aviez en tête depuis longtemps ?

Pas en tant que tel. Il y avait eu des discussions au fil du temps autour d’une adaptation en spectacle à Broadway mais jamais dans mes rêves les plus fous je n’aurais imaginé que Mellon Collie… trouve son chemin jusqu’à la scène d’un opéra. On a commencé à envisager les choses il y a à peu près un an, ça s’est concrétisé assez vite, alors que ce genre de projet met d’ordinaire trois ou quatre ans à voir le jour.

Dans quelle mesure ce que vous aviez fait avec l’album Atom: A Rock Opera in Three Acts vous a-t-il convaincu que vous teniez une bonne idée ? Un lien existait-il entre les deux albums, du moins dans vitre esprit ?

En fait, entre Mellon Collie… en 1995, Machina en 2000 et Atum je ne sais plus trop quand [2023, nda], les histoires se connectent entre eux. D’ailleurs, un de mes autres rêves serait de pouvoir amener Machina sur une scène, puis Atum sans un second temps. On a commencé à en discuter là aussi. Pour l’heure, bien sûr, la priorité va à ces shows, mais quand nous en aurons terminé d’ici deux ans, j’aimerais vraiment exploiter l’idée d’un véritable opéra autour de Mellon Collie et pas seulement une adaptation.

En novembre dernier, sur les représentations à Chicago, vous étiez entouré de quatre voix d’opéra. Garderez-vous les mêmes dispositions pour le volet européen de la tournée ?

Oui, les quatre solistes seront là, et je m’en réjouis. Ils sont incroyablement talentueux, mais aussi des personnes magnifiques.

À quel point cela a-t-il été intimidant de partager des parties vocales avec eux, vous, le passionné absolu de musique classique ?

Très intimidant ! Mais ils ont été d’un soutien total, répondant à toutes mes questions, me donnant des conseils. Cette façon de m’accueillir à bras ouverts m’a surpris, dans le bon sens du terme évidemment. Le monde du classique, celui de l’opéra, a la réputation d’être assez fermé, voire guindé, et j’ai découvert tout l’inverse, avec des gens très relax et qui n’avaient en tête que de faire briller le spectacle en équipe. Ce sont même cette attitude et ce soutien qui m’ont donné envie de continuer avec eux et qui restent mon meilleur souvenir de cette production à la Lyric Opera House de Chicago.

Mais comment vous êtes-vous répartis les parties vocales à vous cinq exactement ?

J’ai laissé ça entre les mains de James [Lowe, nda], le chef d’orchestre. C’est d’ailleurs comme ça que je lui ai présenté les choses : “C’est ton domaine d’expertise, c’est à toi de décider qui te paraîtra la voix la plus adaptée avec telle chanson, sur laquelle ils seront le plus à l’aise et pourront la pousser au mieux”. Il m’expliquait à chaque étape vers quoi il voulait tendre et tous ses choix ont été incroyables.

Considérez-vous ce projet comme une adaptation de Mellon Collie…, une renaissance ou une restitution [rendering en anglais], ainsi qu’il a été présenté ? Quel serait votre mot préféré pour le définir ?

J’aime le terme de restitution car je le vois comme une sorte de film différent. C’est en tout cas un montage différent du film. Et pour avoir écrit ces chansons, les avoir produites, enregistrées et jouées surs scène depuis des années, j’ai été surpris par tant d’émotions différentes qu’elles pouvaient véhiculer dans ce contexte particulier d’une salle d’opéra.

Avez-vous essayé des adaptations de certains morceaux de l’album qui n’ont rien donné à l’arrivée et ont été abandonnés ?

Non, et là encore, tout le crédit en revient à James. Tout ce qu’il a touché, il l’a transformé. Et je crois que a se ressent dans la réussite du résultat final. Chacun de ses choix, une fois de plus, s’est avéré juste. Le fait qu’il avait été fan de l’album à sa sortie a évidemment aidé, tout ça lui était très familier. Je crois que ça l’a beaucoup aidé à comprendre comment traduire ce qu’il avait pu ressentir à l’époque sans chercher pour autant à reproduire la férocité du groupe à l’époque.

L’ordre des morceaux de l’album n’est pas respecté dans le spectacle, ni par ricochet ce qui en faisait une partie jour et une partie nuit. Était-ce là quelque chose quelque chose que vous aviez décidé d’éviter dès le départ ?

On n’a pas réfléchi comme ça. L’idée était de choisir les chansons qui suivraient le meilleur ordre pour le show. On pourrait d’ailleurs parler d’un show en forme de songbook d’une certaine manière, juste des chansons assemblées ensemble. Le show intègre un peu de vidéo, mais ce n’est pas un opéra sans le sens d’une histoire qui se déroule et se suit. J’étais donc moins focalisé sur cette notion d’ordre des chansons.

La présentation du spectacle parle d’une version “à vous tirer des larmes” de “Tonight, Tonight”. Pourquoi diable vouloir faire pleurer vitre public au point de jouer cette même chanson deux fois dans la soirée ?

(Rires) Pour moi, “Tonight, Tonight” est une thématique à elle toute seule. Et si vous connaissez la version originale du vinyle de Mellon Collie…, elle y apparaît deux fois, tout comme le thème original et celui de la chanson-titre. Et pour ce qui est de faire pleurer les gens, comme on dit par ici, le chagrin est une affaire de famille (rires).

Mellon Collie… reste-t-il aujourd’hui l’album des Smashing Pumpkins dont vous vous sentez le plus proche ?

Non, pas du tout. Il est de notoriété publique que je travaille très dur sur tous les albums, et bien souvent par moi-même, dans un isolement prononcé. Donc, et c’est peut-être un abus de langage, mais quand vous avez donné naissance à tous ces albums, ils ont tendance à se confondre, à se brouiller dans votre esprit, et à construire un tableau plus vaste. Comme des chapitres de votre vie, vraiment.

Xavier Bonnet

Retrouvez cet entretien avec Billy Corgan de Smashing Pumpkins dans notre hebdo n°234. Découvrez nos formules d’abonnement.

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Source:

www.rollingstone.fr

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