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Avec la canicule et la perte de récoltes agricoles, les prix des fruits et légumes vont augmenter

Allez-vous payer plus cher vos melons, vos radis et vos tomates cet été ? La réponse est oui. La faute à la canicule et à la perte de récoltes agricoles.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Chez une maraîchère, la canicule a fait des ravages. « La semaine dernière, on était autour des 60 degrés dans la serre », assure Audrey Chantepie, maraîchère – La Rivoise. En apparence intacte, ses tomates sont en réalité brûlées. « Vous avez l’impression qu’elle n’a rien, sauf qu’elle est toute molle. Elle se craquelle toute seule. On peut même enlever la peau, alors qu’en temps normal, on ne peut pas enlever la peau comme ça », affirme-t-elle. Elles sont invendables. Elle pourrait perdre jusqu’à la moitié de sa production, soit 150 000 euros.

Pour faire face, elle va vendre plus cher cette année. « En début de saison, les tomates rondes sont à 4,50 euros le kilo et les tomates anciennes à 6 euros le kilo. On les baisse à 5 euros en pleine saison pour les tomates anciennes et à 3 euros pour les tomates rondes. Et cette année, on ne baissera pas les prix parce que ça nous permettra un minimum de récupérer ce qu’on a perdu », détaille la maraîchère.

Des tomates plus chères chez les producteurs et donc aussi en rayons. Un acteur de la grande distribution confie déjà prévoir une hausse du prix des salades, des radis ou encore des melons dans les prochains jours.

Et ça ne s’arrête pas là, des hausses pourraient avoir lieu à plus long terme. Car les champs de céréales, eux aussi, ont souffert. Comme le maïs, dont le cours s’est envolé. Avant la canicule, la tonne se vendait 203 euros, 225 euros aujourd’hui. Du maïs indispensable pour nourrir les bêtes. Cette hausse pourrait donc se répercuter sur le prix de la viande. « À ce stade, les éleveurs qui utilisent du maïs paieront le maïs plus cher. Donc, in fine, ça peut engendrer une hausse du coût de production pour les éleveurs. Pour l’heure, elle n’est pas répercutée sur le consommateur final », explique Arthur Portier, consultant spécialiste des matières premières agricoles, Argus Media. Cette hausse des prix de la viande se fera sentir en rayon d’ici à la fin de l’année.


Source:

www.franceinfo.fr

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