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Laurent Ruquier "sait bien" que Jean-Luc Mélenchon ne gagnera pas la présidentielle et cherche toujours un "bon candidat" pour battre Jordan Bardella

Laurent Ruquier fait son grand retour sur les planches. Après avoir tourné la page de la télévision, l’animateur assume pleinement son envie de renouer avec ses « premiers amours ».

Dès la rentrée, il partagera d’ailleurs l’affiche avec Vincent Niclo dans Chante et tais-toi, à la Comédie des Champs-Élysées.

À l’approche de cette nouvelle aventure, le sexagénaire a accordé une longue interview à Marc-Olivier Fogiel sur RTL. L’occasion pour lui de revenir sur un sujet qui continue de le passionner : la politique, et plus particulièrement la prochaine élection présidentielle.

Laurent Ruquier : soutien numéro un de Jean-Luc Mélenchon

« La politique ne me manque pas du tout, j’avais fait le tour, j’ai interrogé tous les candidats pendant des années aux différentes présidentielles. Je reviens au rire, à la source, à mon métier de départ. C’est-à-dire être sur les planches et faire rire les gens », a-t-il expliqué avant d’exprimer ses inquiétudes face à la « radicalisation de la vie politique » : « On est tous inquiets, il y a une radicalisation de la vie politique avec des extrêmes qui s’affrontent, beaucoup de monde au centre et beaucoup trop de candidats ».

Bien que soutien numéro un de Jean-Luc Mélenchon, Laurent Ruquier ne semble pas très convaincu des chances de succès du candidat.

« Je sais très bien que Jean-Luc Mélenchon ne sera jamais candidat élu au deuxième tour », a-t-il avoué. Pour autant, il entend bien faire barrage au RN : « Moi, ce que je veux, c’est un bon candidat contre le Rassemblement National ».

Outre la présidentielle, Laurent Ruquier a profité de son passage sur RTL pour évoquer son plus grand regret concernant la manière dont la politique est aujourd’hui traitée en France.

« Pendant toute ma vie médiatique, j’ai donné la parole à toutes les opinions, que ce soit très à droite ou très à gauche, c’est d’ailleurs le principe. Aujourd’hui, ce qui fait la différence, ce sont les réseaux sociaux, la multiplication des chaînes… c’est ça qui fait qu’on donne beaucoup d’importance à des déclarations qui, parfois, n’en méritent pas », a-t-il expliqué.

Et de conclure : « En tout cas, à l’époque, quand j’ai démarré On n’est pas couché, on n’en était pas à ce point, ça a été même une des raisons pour lesquelles j’ai eu envie d’arrêter la politique dans l’émission. Tout prenait une importance démesurée à cause de Twitter. (…) Tout le monde réagit à tout et n’importe quoi sans discernement, sans nuance. (…) À mon époque, on essayait d’avoir l’art de la nuance, on donnait la parole aux uns et aux autres, mais on prenait le temps. » Un avis tranché !

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Source:

www.public.fr

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