Pour rafraîchir leur intérieur, de nombreux Français ont investi dans un ventilateur ou une climatisation mobile, dont les ventes ont littéralement explosé. Combien payeront-ils en plus à la fin du mois sur leur facture d’énergie ? France Télévisions a fait les comptes.
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« On est en train de sortir le tuyau qui extrait l’air chaud produit par la climatisation. On referme le volet pour empêcher la chaleur d’arriver », décrit Daniel Clément. C’est un nouveau réflexe contre la chaleur à Meudon (Hauts-de-Seine) pour le retraité : un climatiseur mobile, dont il ne se passe plus depuis le début de la canicule. « Elle a été allumée de façon intermittente les deux premiers jours. Ensuite, on l’a coupée la nuit, parce qu’on pouvait la rafraîchir avec les températures extérieures. Et depuis 48 heures où il fait très chaud la nuit, elle tourne en permanence », poursuit-il.
À 11 heures, son thermomètre affiche déjà plus de 35 degrés à l’extérieur, contre 27 seulement à l’intérieur : 8 degrés de moins, qui font la différence dans son salon, mais aussi sur sa facture d’électricité. « C’est assez facile à voir. Quand il n’y avait pas de climatisation, on était à 2 euros par jour. Là, depuis deux jours, elle fonctionne en permanence 24 sur 24, on est à 7 euros. C’est-à-dire que c’est un coût de 5 euros », chiffre le retraité.
Le prix de l’énergie est un paramètre à prendre en compte lorsqu’il faut choisir son équipement de rafraîchissement en rayon. Car pour une journée d’utilisation en continu, le coût en électricité pour un ventilateur s’élève à 23 centimes d’euros. C’est 2,79 euros pour une pompe à chaleur réversible, et presque deux fois plus pour les climatiseurs mobiles : 5,12 euros.
Mais des solutions existent pour alléger la facture sans subir les fortes chaleurs. « Ce qui est conseillé aujourd’hui, c’est de régler la climatisation à 26 degrés. C’est-à-dire suffisamment frais pour bien faire baisser la température de votre logement, mais ne pas faire tourner la climatisation de façon trop agressive, sinon vous allez surconsommer », prévient Maxime de La Raudière, le directeur général délégué de Selectra.
Malgré l’utilisation massive de ces appareils ces derniers jours, la consommation énergétique en France est environ 20% plus faible en été qu’en hiver.
Statistique publique de l’énergie, des transports, du logement et de l’environnement
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Source:
www.franceinfo.fr


