
La canicule pourrait entraîner des pénuries sur certains fruits et légumes sur les étals des marchés. C’est le cas du melon. Le patron d’Intermarché évoque un délai de trois à quatre semaines, et des prix qui flambent. Reportage dans le Lot-et-Garonne.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Sur les étals d’un marché à Montricoux (Tarn-et-Garonne), il est l’un des alliés contre la canicule. Avec la hausse des températures, les ventes des melons ont explosé au cours des derniers jours. « C’est la saison des melons, donc oui, on en vend beaucoup », confirme un maraîcher. Les prix affichés aussi ont augmenté, jusqu’à 4 euros la pièce sur un étal. « C’est un petit peu plus cher que d’habitude. Normalement, à cette période-là, on est aux alentours de 3 euros, comme c’est début de saison. Et après, en pleine saison, quand il y en a beaucoup, ça descend aux alentours d’1,50 euro la pièce », chiffre Morgane Kint, vendeuse de fruits et légumes.
L’augmentation des prix s’explique par une forte demande de melon, et des producteurs qui ne peuvent pas toujours suivre. Chez un maraîcher de Montpezat-de-Quercy (Tarn-et-Garonne), les fortes chaleurs ont asséché la production. Il a fallu s’adapter. « On a un système de goutte à goutte, on arrose toutes les nuits pour garder la plante au frais et avoir un bon melon de qualité », explique Flavien Delrieu, producteur de melons du Quercy.
Résultat, avec la canicule, les melons ont dix jours d’avance et sont plus sucrés. « Quand un melon du Quercy est orange comme ça, c’est sûr qu’il est gorgé de sucre. Il est très, très sucré », confirme Flavien Delrieu. Les melons sont donc meilleurs, mais aussi plus rares, avec un rendement moins important freiné par la chaleur. Flavien a réduit sa récolte de moitié.
Ses melons seront vendus un peu plus cher sur les marchés. « C’est vrai que pour répondre à la demande totale… On sert les clients, parce qu’on n’a pas assez de production. On doit avoir, admettons, cinq colis par jour, en production tous les jours, et on n’en a que 50. Mais on les aura un peu plus tard », rassure-t-il. Pour les producteurs, pas de quoi s’inquiéter pour autant : il devrait y avoir du melon tout l’été.
Source:
www.franceinfo.fr


