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Quentin Mosimann : porte cachée, Korg, salle de montage, lit, déco pop 90… son studio d’enregistrement parisien fait rêver

On parle beaucoup de Quentin Mosimann en ce moment. L’ancien vainqueur de la Star Academy a récemment révélé être devenu père il y a deux ans après avoir aidé sa meilleure amie à réaliser son projet de maternité.

Une confidence bouleversante qui a ému ses admirateurs. Mais quelques mois auparavant, le DJ et producteur ouvrait les portes d’un autre univers très personnel.

On vous parle de son spectaculaire studio parisien, un lieu où il compose, travaille… et dort parfois.

Une entrée secrète derrière un frigo et un décor inspiré des années 90

Dès les premiers instants de la visite, Quentin Mosimann donne le ton. Son studio n’a rien d’un simple espace professionnel. L’artiste a imaginé un véritable cocon créatif pensé comme une expérience à part entière.

« Bienvenue chez moi. On est dans mon studio parisien », lance-t-il avec enthousiasme. Avant même d’atteindre la pièce principale, les visiteurs doivent passer par un élément inattendu : un réfrigérateur qui dissimule l’accès au reste des lieux.

Cette entrée insolite ouvre sur un univers très personnel. Le musicien explique avoir voulu créer un sas de décompression créatif, capable de le faire voyager dès son arrivée. Pour concrétiser cette idée, il a fait appel à l’artiste Joe Dona afin de transformer les bureaux qu’il venait d’acquérir.

« Je voudrais d’abord me prendre tous les rêves de mon enfance », lui avait-il demandé. Le résultat est spectaculaire. Les murs affichent des références à la culture pop des années 1990, des affiches de groupes de rock et de nombreux clins d’œil à son adolescence.

Le contraste est volontaire. Après cette première pièce colorée et chargée de souvenirs, on débouche dans un espace beaucoup plus épuré. Une salle lumineuse, presque clinique, conçue pour favoriser la concentration.

« Je passe toujours par là en me disant : tiens, c’est vrai », explique-t-il. Une façon de se reconnecter à ses rêves avant de se plonger dans son travail quotidien.

Des machines mythiques et un équipement de rêve

Pour les passionnés de musique électronique, le studio de Quentin Mosimann ressemble à une véritable caverne d’Ali Baba. Chaque machine raconte une partie de son parcours artistique.

Parmi ses trésors figure notamment un Korg, acheté grâce à ses premiers cachets de DJ. L’instrument conserve une place particulière dans son cœur.

« Le premier truc que je me suis acheté quand j’ai fait mes premiers gigs, c’était le Korg », raconte-t-il avec émotion. Pour lui, cette machine représente l’outil idéal pour construire des basses puissantes et intuitives.

Le producteur apprécie particulièrement son fonctionnement très direct. Contrairement aux logiciels modernes remplis de préréglages, le Korg oblige à construire soi-même chaque son.

« C’est hyper instinctif et en même temps tellement à l’ancienne », souligne-t-il. Une philosophie qui correspond parfaitement à sa vision de la création musicale.

À ses côtés trône également un Jupiter-X de Roland, autre pièce maîtresse de son arsenal. Mosimann le considère comme l’un des synthétiseurs les plus inspirants qu’il ait utilisés.

Le studio abrite aussi une célèbre TR-505, une machine rythmique devenue culte auprès des amateurs de musique électronique. Sans oublier son fameux RC Looper, un outil qu’il emporte presque systématiquement en tournée.

« C’est l’outil par excellence de Marc Rebillet », rappelle-t-il. Grâce à cette machine, il peut enregistrer des boucles en direct et construire des morceaux sous les yeux du public.

Même ses logiciels favoris ont droit à une place d’honneur. Le DJ cite notamment Serum 2, qu’il considère comme une véritable révolution, ou encore Endless Smile, un plugin devenu incontournable dans ses productions.

Un lieu de vie où naissent les Dream Tracks

Ce studio n’est pas seulement un espace de travail. Il est devenu au fil du temps un véritable prolongement de sa personnalité.

« Parfois je dors aussi où tu es assis », confie-t-il en montrant un canapé installé au cœur de la pièce principale. Entre les tournées, les sessions de composition et les montages vidéo, l’artiste y passe une grande partie de son existence.

C’est également ici qu’est né le concept des célèbres Dream Tracks, devenu l’un des projets les plus populaires de sa carrière. Le principe est simple : discuter avec une personnalité et imaginer avec elle la chanson de ses rêves avant de la composer en direct.

Au départ, l’expérience se limitait à ses proches. « Je l’ai fait avec ma mère, avec mes potes », raconte-t-il. Puis les demandes se sont multipliées.

Acteurs, sportifs, humoristes, créateurs de contenu et chanteurs se sont prêtés au jeu. Une aventure qui a largement dépassé ses attentes.

« Je pensais pas que ça irait aussi loin », reconnaît-il aujourd’hui. Le succès est tel qu’un album complet de Dream Tracks est désormais en préparation.

Dans ce studio sont également nés les spectacles de sa prochaine tournée. Après avoir rempli un premier Zénith de Paris, l’artiste a même dû annoncer une seconde date face à l’engouement du public.

Pour cette nouvelle aventure scénique, Mosimann souhaite montrer au public tout ce qui se passe réellement derrière les machines. Une manière de rendre la création musicale plus transparente.

« L’idée de ne pas tricher, ça me plaît », affirme-t-il. Il imagine déjà des caméras filmant les synthétiseurs, les sampleurs et les platines afin que les spectateurs puissent suivre chaque étape de la fabrication d’un morceau.

Entre sa décoration inspirée de son enfance, ses instruments de collection et son ambiance de laboratoire créatif, le studio parisien de Quentin Mosimann apparaît ainsi comme bien plus qu’un simple lieu de travail. C’est un espace où se rencontrent les souvenirs, la technologie et l’imagination. Un refuge unique qui ressemble finalement beaucoup à son propriétaire : passionné, perfectionniste et toujours prêt à transformer un rêve en réalité.

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Source:

www.public.fr

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