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Neuf-cents euros pour une année de licence, 1 300 euros en master… Un rapport préconise de quintupler les frais d'inscription à l'université

Ce document, issu des assises du financement des universités lancées en janvier par le gouvernement, suggère plusieurs pistes pour éviter « l’appauvrissement » des établissements.


Publié le 24/06/2026 11:58

Temps de lecture : 1min

Le campus de l’Université de Toulouse 1, le 2 février 2026. (FREDERIC SCHEIBER / Hans Lucas)

Un rapport propose de faire payer aux étudiants 900 euros, au lieu des 178 euros actuels, pour s’inscrire en année de licence et 1 300 euros au lieu des 254 euros actuels pour un an de master. Le modèle de financement des universités « ne sera plus soutenable d’ici à 2030 », justifie ce rapport remis au gouvernement mercredi 24 juin.

Ce document est issu des assises du financement des universités lancées en janvier par le gouvernement. Il suggère plusieurs pistes pour éviter « l’appauvrissement » des établissements, comme multiplier par cinq les frais d’inscription pour les étudiants français. Cette augmentation « dégagerait autour de 1,5 milliard d’euros supplémentaires ».

Ces recettes reviendraient aux universités et il y aurait « un barème progressif qui exonère les étudiants aux revenus les plus modestes via une refondation du système de bourses ». Deux scénarios sont avancés: une hausse progressive des droits « sur cinq ou six ans » ou une « hausse intégrale » dès la première année.

Il n’y aura « pas de changement des droits d’inscription l’année prochaine », a affirmé le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste, soit pour les rentrées 2026 et 2027. Actuellement, le montant des droits en licence et en master « représentent 1,9% du coût estimé des formations dispensées », rappelle ce rapport.

Ce document est signé par Jérôme Fournel, inspecteur général des finances et ex-directeur de cabinet de l’ancien Premier ministre Michel Barnier et Gilles Roussel, ex-président de l’université Gustave Eiffel. Ils ont été missionnés en janvier pour présider ces assises et aboutir à un « diagnostic partagé » sur la situation financière des universités, en difficulté.

Les droits des diplômes nationaux sont fixés par l’État et doivent demeurer « modiques », conformément aux jurisprudences du Conseil constitutionnel et du Conseil d’État. Un décret publié en mai a déjà augmenté les droits d’inscription de la majorité des étudiants étrangers hors communautaires de façon progressive, à partir de septembre.


Source:

www.franceinfo.fr

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