Au fil de ses errances, elle rencontre un homme et s’offre une brève idylle. Mais est-ce le fruit du hasard ? Un complot se trame, qui semble impliquer tant l’amant que le mari. Et le piège se referme. Seul le fils, dans l’ombre, aura vu. Point aveugle de l’intrigue, il est cette ligne de fuite d’un amour véritable et d’une lucidité sans compromission.
La langue sobre et puissante d’Andréas Becker épouse les illusions et vertiges d’un esprit prisonnier d’addictions, alors que le ressort narratif du roman se rapproche de l’intrigue policière en empruntant des codes aussi bien au Nouveau Roman à la Robbe-Grillet qu’aux observations précises d’un Georges Perec.
L’histoire se situe à l’été 1973, quelques semaines avant le premier choc pétrolier. Paris Rive gauche, la construction des banlieues, le bouclage du périphérique – ces mouvements urbains deviennent ici des personnages. Les vertiges d’une consommation effrénée, les couleurs, les réclames, un mode de vie affolé reflètent les troubles d’Anne-Lise Desherbes et sa soif inextinguible de l’inédit.
Les éditions Metropolis vous proposent un extrait en avant-première :
L’œuvre d’Andréas Becker se distingue par sa langue, un style fort, audacieux, original, un verbe qui se forme, se plie, se déforme jusqu’à la licence, souvent articulés autour d’une figure singulière livrée aux turpitudes de son existence – un personnage mi petite-fille mi vieil homme dans L’Effrayable, une femme déchirée par la vie dans Ulla ou l’Effacement, ou encore un homme saint aux couleurs médiévales dans Mensch. Né à Hambourg en 1962, Andréas Becker vit à Paris.
Parution le 26 août 2026.
DOSSIER – Les romans de la rentrée littéraire 2026
Par Ewen BertonContact : eb@actualitte.com
Source:
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