Nés à Bergame, façonnés par l’Etna, les frères Giovanelli bâtissent avec Mathame un territoire Emotech entre héritage lyrique italien, cinéma, IA et rituels de dancefloor.
Matteo et Amedeo Giovanelli ne sont pas nés au pied de l’Etna, même si le volcan a fini par devenir l’un des paysages intérieurs de Mathame. Leur histoire commence à Bergame, dans une maison traversée par les disques, les câbles, une radio pirate parentale, le rock alternatif et la musique classique. Piano pour Matteo, violon pour Amedeo, puis le hip-hop, les platines, les logiciels, le cinéma, les clubs : avant de devenir l’un des duos les plus singuliers de la scène électronique européenne, Mathame s’est construit par strates, entre culture du son, goût de l’image et sens du récit.
Depuis MEMO, premier album intime né dans le sillage du lockdown, les deux frères ont élargi leur terrain de jeu. Leur musique regarde autant vers le lyrisme italien que vers les grandes bandes originales, les mondes de science-fiction, les rituels de dancefloor et les possibilités ouvertes par l’intelligence artificielle. Avec Lose Yourself, To You et le projet NEOLOGY, ils ne pensent plus seulement en morceaux ou en concerts, mais en territoire : un espace où les sons, les images, les récits et les corps avancent ensemble. Leur court-métrage NEO The Prophecy, sélectionné parmi les finalistes du World AI Film Festival à Cannes, inscrit cette ambition narrative au-delà de la scène.
Alors que Mathame prépare de nouvelles sorties, développe son propre label et continue de porter ce monde en live, le duo raconte ici ses racines, ses obsessions, sa manière de travailler à deux, et cette ambition rare dans la musique électronique actuelle : ne pas seulement remplir le dancefloor, mais construire un territoire où sa musique puisse habiter. Rencontre au Brunch ! Electronik de Bordeaux.
Une affaire de famille
Pour un public français qui ne vous connaîtrait pas encore, comment présenteriez-vous Mathame sans passer par les catégories habituelles de la musique électronique ?
Matteo : Nous sommes deux frères. Il y a douze ans d’écart entre nous : je suis l’aîné, Amedeo le plus jeune. Nous avons aussi un autre frère, entre nous deux, qui travaille avec nous sur l’ensemble du projet. Mathame, c’est une affaire de famille. Sans utiliser le vocabulaire habituel de la musique électronique, je dirais que nous sommes des artisans. Des artisans qui ont les crocs. Nous abordons les choses comme des hackers, y compris la musique. Nous essayons de faire de la rétro-ingénierie de la danse, de comprendre ce qui reste intéressant dans la dance music. Ce qui nous plaît, c’est qu’elle demeure une zone grise : pas totalement standardisée, même si elle tend à le devenir. Un espace où l’industrie, le produit et les standards peuvent encore redevenir humains, parce qu’il existe un lien direct entre celui qui fabrique quelque chose et celui qui le reçoit.

© MHS Studios/ Damiano Alessandri
D’où vient le nom Mathame ?
Amedeo : C’est très simple. Au début, il y a toujours ce moment où il faut choisir un nom. On cherche, on complique les choses, puis on se dit : faisons simple. “Mat”, c’est Matteo. Le “h”, c’est le lien graphique. Et “Ame”, c’est Amedeo. Pas de piège, pas de concept caché. Mais au fond, la simplicité n’est jamais si facile.
Du violon au hip-hop
Avant Mathame, dans quel paysage musical avez-vous grandi ?
Matteo : Nos parents avaient une radio pirate. À la maison, il y avait du rock alternatif, beaucoup de musique classique, des disques, des machines… J’ai commencé à travailler sur l’électronique au début du lycée, peut-être même avant. C’était l’époque des premiers ordinateurs, des premiers logiciels, mais aussi des platines vinyles et des samplers. Je faisais surtout du hip-hop : je produisais des beats pour des MCs locaux, je samplais, je fouillais les bacs de disques. On parle de la fin des années 1990, début 2000.
Amedeo, vous veniez plutôt d’une formation classique ?
Amedeo : Oui. J’ai fait des études classiques, comme Matteo et comme notre autre frère. Nous avons tous eu cette base. Moi, je jouais du violon, Matteo du piano.
Cette formation classique reste importante pour vous ?
Matteo : Oui. J’ai une fille aujourd’hui — elle n’a que six mois — et l’une des premières choses auxquelles je pense, c’est qu’elle apprenne un instrument. Pour moi, c’est essentiel.
Amedeo : Il y a là une discipline qui reste avec vous.
Comment passe-t-on du rock alternatif, de la musique classique et du hip-hop à Mathame ?
Matteo : Pour moi, c’était assez naturel. À l’époque, le hip-hop était une musique nouvelle, excitante. J’étais surtout attiré par le son new-yorkais, plutôt East Coast : Gang Starr, DJ Premier, mais aussi Tupac, bien sûr. C’était l’âge d’or. Tout a commencé avec les vinyles, les b-boys, les jams… Une jam, c’était une petite fête avec un breakbeat, des graffeurs, un DJ, des MCs. Ce monde-là a presque disparu.
Amedeo : De mon côté, après cinq ans de violon au conservatoire, j’ai compris que je ne ferais pas carrière. J’ai donc arrêté. Matteo, lui, avait étudié les médias et le cinéma. La musique était restée une passion, mais il avait aussi dû trouver un vrai travail dans l’image. Un jour, je lui ai dit : “Je me souviens que tu faisais de la musique, que tu produisais de l’électronique. Pourquoi ne pas commencer quelque chose ensemble ?” Et c’est comme ça que Mathame a commencé.
Matteo : Pour s’amuser, au départ.
Vous souvenez-vous de votre premier DJ set ensemble ?
Amedeo : Oui, c’était dans notre ville, dans un club où Matteo avait déjà l’habitude de jouer. Le propriétaire lui a demandé : “Tu es sûr de vouloir le laisser jouer ? Il a 16 ans, il ne sait rien faire.” (Rires)
Et votre premier vrai concert hors d’Italie ?
Matteo : À Paris, sur un bateau, avec une vraie affiche !
Le volcan et la mélodie italienne
Vous avez vécu plusieurs années près de l’Etna, là où Mathame a vraiment pris forme. Comment ce paysage a-t-il façonné votre univers sonore ?
Matteo : Le volcan est le miroir parfait de notre son. Quand il entre en éruption, c’est magnifique, mais aussi tellement puissant que cela fait peur. Notre musique fonctionne de la même manière : de belles harmonies, des mélodies, puis cette puissance de la basse et du kick, quelque chose qui vous frappe physiquement. C’est notre signature : le son de Mathame, on peut le reconnaître, mais surtout le sentir.
Y a-t-il quelque chose de profondément italien dans ce son ?
Matteo : Oui : la mélodie. Rossini, Puccini, Verdi. Cette manière d’assumer le lyrisme. Il y a quelque chose d’opératique dans les voix, dans la construction des harmonies, dans les montées.
Amedeo : Parfois, c’est même trop italien. (Rires)
Matteo : Oui, parce qu’il y a cette façon de s’appuyer sur une chose, de tourner autour, de lutter avec elle. Après, il faut toujours s’adapter un peu à l’endroit où l’on joue. Aux États-Unis, par exemple, nous allons chercher davantage du côté de la house, du groove, du hip-hop. Mais toujours avec des choses qui nous excitent.
“All in”
À quel moment avez-vous compris que Mathame n’était plus seulement une expérience, mais votre vie ?
Amedeo : Je ne crois pas qu’il y ait eu un moment précis. Mais je me souviens d’une période où nous étions vraiment fauchés. Nous dépensions tout notre argent pour voyager, rencontrer des gens, croiser des DJs, faire écouter notre musique. Nous dormions dans les aéroports simplement pour pouvoir donner une clé USB. C’est probablement là que quelque chose a basculé.
Matteo : Nous étions all in. On économisait même sur les courses pour pouvoir voyager. À ce moment-là, l’échec n’était pas une option.
Amedeo : On voyait la lumière au bout du tunnel. Il fallait essayer de l’attraper.
Aujourd’hui, comment fabriquez-vous la musique à deux ?
Amedeo : Il y a une règle : quand Matteo est en studio, je n’entre pas. Parce qu’on se dispute beaucoup. Il produit, puis il sort pour reposer ses oreilles. Ensuite j’entre, je travaille une heure, parfois deux. Puis je sors, il revient. Nous ne travaillons vraiment ensemble qu’au moment de finaliser.
Comment savez-vous qu’un morceau est terminé ?
Matteo : Parfois, on le sent. Et parfois, il faut simplement le terminer, parce qu’il y a des délais, un calendrier, même si au fond on n’est pas totalement convaincu. Pour certains morceaux, certains futurs classiques, on le sait dès le début.
Amedeo : Pour moi, quand on a peur de le retoucher, c’est qu’il est terminé.
Morricone, étoile du Nord
Si vous deviez citer quelques influences majeures de Mathame, pas forcément électroniques, lesquelles choisiriez-vous ?
Amedeo : Ennio Morricone, sans hésiter.
Matteo : Le maître des maîtres. C’est notre étoile du Nord.
Peu de DJs citent Morricone comme influence…
Amedeo : Parce que nous sommes très influencés par le cinéma et les bandes originales. Dans les prochaines années, cela pourrait devenir un vrai débouché pour nous : aller vers la musique de film.
NEOLOGY, l’IA et le monde qui remplace l’album
Avec NEOLOGY, vos visuels et l’intelligence artificielle, on a l’impression que vous développez de plus en plus un univers de science-fiction. Est-ce une direction que vous voulez pousser davantage ?
Matteo : Nous nous intéressons aux outils d’intelligence artificielle depuis cinq ou six ans. Dès le départ, nous avons senti qu’ils permettaient de construire des histoires sans disposer d’un budget hollywoodien. Beaucoup de gens ont des idées, mais pas les moyens de les concrétiser. L’IA a beaucoup de mauvais côtés, bien sûr, mais elle permet aussi de tester une idée, de voir si elle tient debout.
Nous sommes fascinés par le récit, par l’anime, par la science-fiction. C’est dans notre ADN. Nos références vont de Dune à Blade Runner, mais aussi à Tarkovski, Werner Herzog ou aux anime japonais comme Evangelion, Ghost in the Shell et Akira. Ce sont des œuvres qui parlent de l’humain. Pour des artistes comme nous, qui cherchent à rester connectés au public, il est important d’apporter autre chose que de simples morceaux de dance music. La danse rend les choses plus directes, plus accessibles. Mais elle peut aussi être intelligente. Elle peut raconter quelque chose.
NEOLOGY est donc bien plus qu’un simple habillage visuel de vos concerts ?
Amedeo : C’est un très gros investissement pour nous. Notre équipe travaille en permanence sur les visuels et sur l’histoire. Nous avons écrit un script de 500 pages pour NEOLOGY, avec des auteurs, pendant plusieurs années. NEO, l’événement live, en est la manifestation physique.
De quoi parle cet univers ?
Matteo : NEOLOGY raconte un futur où coexistent une mauvaise IA et une bonne IA. C’est l’histoire de rebelles qui utilisent l’IA de la bonne manière.
Amedeo : À terme, cela pourrait devenir une série ou un film. Pas l’année prochaine, peut-être dans deux ans. En attendant, on peut déjà en faire l’expérience dans nos shows.
Matteo : Désormais, chaque clip, chaque élément visuel contient des indices, des signes disséminés. Nous commençons à révéler ce monde.
Vos visuels récents montrent aussi un univers sous surveillance, peuplé de machines, de drones et de corps en résistance. Est-ce encore de la science-fiction ?
Amedeo : Au départ, c’était surtout un choix esthétique. Nous ne l’avions pas pensé directement comme un commentaire sur le monde dans lequel nous vivons, mais cela peut aussi se lire ainsi.
Matteo : Il y a malgré tout une forme de prise de conscience. Nous sommes surveillés vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ce n’est pas forcément un avertissement moral. C’est plutôt une manière de regarder la réalité en face.
Le rituel collectif, avec ou sans téléphone
Dans votre live NEO, il y a aussi une dimension méditative très forte. Est-ce que la musique électronique peut encore être un rituel collectif ?
Matteo : Nous voulons la voir comme ça. C’est ce en quoi nous croyons. Parfois, sur un dancefloor, quelque chose de magique se produit. Pas toujours, bien sûr. Mais il y a des moments où la musique, les lumières et les visuels partent dans la même direction, et où l’on atteint une forme de spiritualité. Je ne crois pas qu’il existe beaucoup d’autres formes d’art capables de produire cela avec la même puissance.
Ce sont de vrais rituels, pas au sens religieux strict, mais par leur intensité. Nous avons été marqués, au Japon, par des temples shintoïstes et bouddhistes, par la présence du son, des figures, du silence, de la transe. Même en tant qu’étranger, sans en comprendre tous les codes, on en ressent quelque chose jusque dans les os.
Les clubs ont longtemps été des lieux où l’on pouvait disparaître dans le collectif. Aujourd’hui, tout est filmé, posté, archivé. Est-ce que cela coupe une partie de cette magie ?
Matteo : Oui, en partie. C’est aussi pour cela que nous avons fait des shows sans téléphone : cela ramène au réel, à l’expérience présente. L’énergie est très différente. Mais nous ne sommes pas contre les téléphones. Beaucoup de gens nous disent qu’ils regardent une vidéo prise la semaine précédente et que cela leur fait du bien. Le téléphone reste un outil ; il fait désormais partie de notre manière de vivre les choses. Les réseaux sociaux ont aussi aidé énormément de DJs à développer leur carrière. C’est une forme de feedback : on regarde ce qui fonctionne, et cela peut influencer la musique. Mais c’est bien, de temps en temps, de revenir aux racines : pas de téléphone, seulement la musique. Pas comme une déclaration permanente, plutôt comme une expérience.
MEMO, Yogen, et la fin de l’album
Votre premier album, MEMO, portait déjà dans son titre l’idée de mémoire. Comment le regardez-vous aujourd’hui ?
Amedeo : Je pense que c’est un très bon album, mais avec le recul, c’était peut-être trop tôt pour sortir un disque aussi personnel. Peut-être même trop personnel.
Il a été écrit dans le contexte du confinement ?
Amedeo : Oui. Bergame a été l’une des premières villes très durement touchées par le Covid. Cela a été très difficile pour nous. Quelques mois plus tard, nous sommes partis à Mykonos avec toute l’équipe, et nous avons écrit l’album là-bas, en un mois environ.
Matteo : C’est un disque personnel, pas vraiment orienté dancefloor, même s’il contient quelques titres pensés pour le club. C’est comme un mémo : quelque chose que l’on écrit et que l’on veut garder quelque part, peut-être pour demain. Si je devais garder une chose de cet album, ce serait la partie “emo”.
L’émotion ?
Matteo : Oui.
Les artistes sont poussés vers le single, parce qu’il faut rester présent dans l’algorithme. Aujourd’hui, je pense que l’album est remplacé par le monde que l’on construit autour de soi.
Votre dernier single, “Yogen” — qui signifie “prophétie” — semble à la fois plus club et très lié à l’univers rituel de Mathame. Est-ce une nouvelle direction pour vous ?
Amedeo : Nous essayons différentes choses. Après MEMO, nous avons commencé à construire ce nouveau genre, l’Emotech. “Yogen” est une tentative intéressante : un morceau plus club, mais toujours ritualisé, avec cette idée de prophétie qui garde le lien entre le dancefloor et l’univers que nous développons autour de NEOLOGY.
Matteo : L’industrie musicale change très vite. Chaque vendredi, il y a énormément de sorties ; les genres montent et disparaissent rapidement. Pour nous, c’est excitant d’expérimenter : parfois avec des sons plus club, parfois plus commerciaux, parfois plus abstraits. Nous avons beaucoup de musique à sortir.
Après MEMO, Meet Me, Lose Yourself, Yogen et NEOLOGY, pensez-vous encore en termes d’albums, ou plutôt en chapitres, comme une série ou un univers ?
Matteo : Pour moi, l’idée même d’album est en train de se perdre Avant Spotify, cela avait du sens : il y avait un objet physique, une temporalité, une manière de dire “voici un album”. Aujourd’hui, tout va trop vite. Un album ressemble souvent à une collection de singles sortis pendant l’année, pas à quelque chose comme MEMO, où l’on propose quinze morceaux inédits en une seule fois. Les plateformes ne sont pas vraiment faites pour aider ce type de sortie. Les artistes sont poussés vers le single, parce qu’il faut rester présent dans l’algorithme. Aujourd’hui, je pense que l’album est remplacé par le monde que l’on construit autour de soi. Avec NEOLOGY, nous développons un univers dans lequel notre musique peut exister. À cette échelle-là, c’est ça notre album.
Le label, et l’Emotech après la melodic techno
Quelle est la prochaine étape de l’univers Mathame ?
Amedeo : Après dix ans de carrière, nous pouvons enfin dire que nous ouvrons notre propre label. Depuis plus d’un an, nous travaillons avec de nouveaux talents. Il est temps de parler vraiment de cette approche Emotech. Notre son est différent : ce n’est pas de la trance, ce n’est pas exactement de la melodic techno, c’est quelque chose entre les deux. Le label sera lié à NEO, à l’événement, mais aussi à d’autres artistes. Il y aura de nouveaux talents français, italiens, américains, asiatiques, allemands… Et beaucoup de nouvelle musique.

© MHS Studios/ Damiano Alessandri
Nous essayons chaque jour de repousser les frontières, musicalement et visuellement.
Vous parlez de l’Emotech comme d’une nouvelle direction après la melodic techno ?
Amedeo : Oui. Nous avons le sentiment que c’est le moment. La melodic techno a changé. Après ce qu’Anyma a fait avec ses shows, notamment à Sphere, il faut proposer quelque chose de différent, quelque chose d’unique. Il a plié le game.
Matteo : Au début d’Afterlife, nous avons participé à la construction de ce son. Puis, il y a environ cinq ans, nous avons compris qu’il fallait prendre notre propre chemin. Aujourd’hui, nous revenons avec une nouvelle direction : l’Emotech, avec le label, le show, l’univers, le récit.
Vous êtes donc encore dans cette logique du “all in” dont vous parliez au début ?
Matteo : Nous allons toujours jusqu’au bout. Nous réinvestissons tout. C’est comme au poker : chaque main que l’on décide de jouer, on la joue all in.
Amedeo : Il s’agit de savoir si l’on prend le train ou non.
Matteo : Certains DJs viennent avec leur clé USB, jouent deux heures, prennent le cachet et repartent. Ils ne construisent pas d’univers, ne cherchent pas à repousser leurs limites. Nous, nous essayons chaque jour de repousser les frontières, musicalement et visuellement. Nous avons la chance d’avoir une bonne équipe, construite au fil des années, mais nous ne savons pas faire autrement. Nous venons du récit. Nous devons raconter des histoires.
Alma ROTA
Où voir Mathame prochainement ?
Mathame sera de retour en France cet été, avec une date annoncée aux Plages Électroniques de Cannes, le 8 août 2026, avant un passage à l’Amnesia Agde le 15 août. Le duo est également attendu à Paris le 9 octobre, pour une soirée All Night Long – No Phone Policy au Phantom Paris.
Source:
www.rollingstone.fr

