
Face à la canicule, les élevages français s’adaptent pour protéger le bétail. Entre baisse de production de lait d’un litre par jour et stress thermique dès 20°C, les exploitants investissent dans des ventilateurs et brumisateurs pour garantir le bien-être animal face au dérèglement climatique.
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Face à la canicule, place au système D pour Pauline Portié, éleveuse de chèvres. La température du bâtiment peut atteindre les 35 degrés. « On a été chercher ça chez le voisin et puis on a tiré une rallonge et on l’a orienté de façon à ce que ça amène au plus large dans la case », décrit-elle, montrant le ventilateur installé devant ses chèvres.
Une chaleur extrême qui impacte directement ses animaux. « N’ayant pas les investissements pour la chaleur, on essaie de faire au mieux pour les soulager. Donc elles restent en bâtiment toute la journée. Malheureusement, il n’y a pas le choix. On a perdu un litre de lait par chèvre. Elles étaient autour de 4,5 litres, donc là on est passés à 3,5 litres par jour », indique-t-elle.
À quelques kilomètres de là, Julien, producteur de lait, voit lui aussi ses vaches souffrir. Elles ne sont pas sorties de l’étable depuis plusieurs jours. « Elles respirent beaucoup plus vite et voire même au pic de chaleur, l’autre fois, elles avaient la bouche ouverte avec un peu d’écume de bave. On voyait qu’elles avaient du mal à se réguler en termes de température », témoigne Julien Lepeltier, exploitant agricole et éleveur de vaches.
Dès 20 degrés, les vaches peuvent subir un stress thermique. Elles ont aussi beaucoup plus de risques d’attraper une maladie. L’agriculteur a donc décidé d’investir 20 000 euros dans la ventilation et la fabrication de brumisateurs. « J’ai rajouté des douchettes, ça fait des gouttelettes d’eau, ça permet de leur mouiller le dos et quand elles retournent sous les ventilateurs, ça leur fait un effet où ça baisse leur température corporelle », explique-t-il. Julien Lepeltier a aussi ajouté des points d’eau et modifié leur alimentation. Des solutions immédiates mais qui ne règlent pas tout. Pour lutter contre le dérèglement climatique, la rénovation des exploitations est devenue un enjeu majeur.
Source:
www.franceinfo.fr


