Ce 20 juin 2026, Slimane est attendu sur la scène de la Salle Pleyel à Paris. Un rendez-vous particulièrement symbolique pour l’artiste, qui poursuit son retour devant le public après une période marquée par les procédures judiciaires.
Car si le chanteur continue de remplir les salles, un autre dossier reste loin d’être refermé : celui des dommages et intérêts réclamés après sa condamnation pour harcèlement moral.
Depuis plusieurs mois, une somme à six chiffres fait l’objet d’un bras de fer entre les différentes parties. Au total, 182 000 euros sont réclamés à l’artiste. Un montant que sa défense continue de contester.
Une condamnation qui continue de produire ses effets
L’affaire remonte à des faits survenus lors d’un concert du Cupidon Tour au Zénith de Saint-Étienne, en décembre 2023.
À l’origine, deux plaintes avaient été déposées contre le chanteur. L’une concernait des faits de harcèlement, l’autre une accusation d’agression sexuelle et de tentative d’agression sexuelle. Après enquête, seule la première procédure a abouti.
En septembre 2025, le tribunal judiciaire de Saint-Étienne a condamné Slimane Nebchi, de son vrai nom, à une amende de 10 000 euros, dont une partie avec sursis. Les faits retenus relevaient du harcèlement moral commis par voie électronique.
Cette décision n’a toutefois pas mis un terme au dossier. Restait à déterminer le montant des éventuelles indemnisations dues aux parties civiles.
C’est dans ce contexte qu’une nouvelle audience s’est tenue en avril 2026 devant le tribunal de Saint-Étienne. L’objectif était cette fois de chiffrer précisément les préjudices invoqués.
182 000 euros réclamés au chanteur
Au centre des débats figure une somme particulièrement importante : 182 000 euros. Une partie de ce montant concerne l’ancien technicien à l’origine de la plainte. Son avocate estime que les conséquences professionnelles ont été considérables.
Selon elle, son client aurait perdu de nombreuses opportunités de travail après les faits. Elle a ainsi évoqué la perte de 82 dates de spectacles ainsi que plusieurs festivals. L’avocate a demandé environ 31 000 euros au titre du manque à gagner salarial. À cela s’ajoutent 8 000 euros réclamés pour le préjudice moral et les répercussions personnelles.
À l’audience, elle a insisté sur la position particulière occupée par son client dans l’équipe de tournée. « Slimane avait une forme d’aura », a-t-elle notamment expliqué. Selon elle, le technicien entretenait une proximité professionnelle directe avec l’artiste et ne souhaitait pas provoquer de conflit.
Mais la plus grosse partie de la somme ne concerne pas directement le plaignant. Un tourneur lyonnais, qui avait choisi de se retirer du Cupidon Tour après la médiatisation de l’affaire, réclame à lui seul 143 000 euros de dommages et intérêts.
En additionnant les différentes demandes, le montant global atteint donc 182 000 euros, soit une somme particulièrement élevée pour ce type de procédure civile.
La défense de Slimane continue de contester les montants
Face à ces demandes, la défense du chanteur ne cache pas son désaccord. Lors de l’audience, le représentant du cabinet de son avocate a reconnu l’existence d’un préjudice moral pour le technicien. En revanche, il a vivement contesté les montants avancés.
Selon lui, certaines sommes apparaissent excessives au regard des éléments produits au dossier. « Quand on réclame 8 000 euros, il faut produire davantage qu’un simple certificat médical », a-t-il notamment fait valoir devant le tribunal.
La défense estime également que l’ancien technicien n’a pas été durablement privé d’activité. Elle rappelle qu’il a retrouvé du travail sur d’autres productions après son départ de la tournée.
Même position concernant le tourneur lyonnais. Les représentants de Slimane considèrent qu’aucune obligation ne lui imposait d’interrompre sa collaboration avec l’artiste et contestent donc le lien direct entre cette décision commerciale et le préjudice réclamé.
Résultat : la totalité des 182 000 euros demeure aujourd’hui discutée. La décision du tribunal a été mise en délibéré et doit être rendue le 26 juin 2026. Une échéance importante pour le chanteur.
En attendant, Slimane poursuit ses activités artistiques. Son concert à la Salle Pleyel illustre sa volonté de continuer à avancer malgré les turbulences judiciaires. Mais dans les coulisses, la bataille autour de cette somme à six chiffres n’est pas terminée. D’ici quelques jours, la justice devra trancher et déterminer si les 182 000 euros réclamés sont justifiés, totalement ou partiellement.
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