Emmanuel Moulin appelle le secteur public comme privé à investir davantage dans la décarbonation pour prévenir et pallier les conséquences des aléas climatiques.
Publié le 20/06/2026 11:05
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« À moyen terme, clairement », les épisodes caniculaires, ont « un effet négatif sur la croissance », constate samedi 20 juin sur France Inter, le nouveau gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin. Entré en fonction début juin, il appelle à investir davantage dans la décarbonation, alors que Météo France prévient que 60 départements sont en vigilance orange et que certains passeront probablement en rouge dimanche.
« Pour la Banque de France et pour la Banque centrale européenne, le changement climatique, c’est un risque important, en particulier sur le secteur financier, puisque ça impacte les actifs des banques, les bilans des banques et aussi les assurances », explique Emmanuel Moulin. L’Europe est « soumise à des chocs importants au niveau énergétique et à des événements climatiques exceptionnels, donc il est important de continuer à investir dans la décarbonation et puis dans l’adaptation », poursuit-il.
Pour lui, d’un point de vue économique, « à court terme, les effets sont un peu ambigus », car « la productivité peut baisser parce que c’est difficile de travailler quand il fait chaud, mais en même temps, on peut utiliser plus d’énergie à cause de la climatisation ». Mais, à moyen terme, « clairement, ça a un effet négatif sur la croissance », que cela concerne les canicules, les incendies ou encore les inondations. « On a eu en Europe le cas de la Slovénie, où il y a eu un impact sur le PIB de presque 10%, nous avons eu les inondations à Valence. On a une multiplication de ces événements climatiques qui nécessitent de poursuivre effectivement nos investissements dans la décarbonation et dans la lutte contre le changement climatique ».
Au-delà des acteurs publics et des collectivités, il appelle aussi « le secteur financier », donc « aussi le secteur privé » à investir. « Ce n’est pas seulement de l’argent public qui doit être mobilisé », conclut Emmanuel Moulin.
Source:
www.franceinfo.fr


