Le projet d’autoroute A69, la loi Duplomb, la loi sur la souveraineté alimentaire… Les associations de défense de l’environnement se sont mobilisées à de nombreuses reprises ces derniers mois pour dénoncer ce qu’elles estiment être des reculs en matières environnementales. Aujourd’hui, elles s’inquiètent. Un décret passé le 21 avril dernier pourrait entraver leur accès à la justice. Une trentaine d’organisations ainsi que le syndicat des avocats et avocates de France ont déposé un recours ce vendredi contre ce texte, dit de « simplification de la procédure contentieuse en matière environnementale ».
Simplifier, une fausse bonne idée
« Aller plus vite, c’est prendre le risque de passer à côté des enjeux », explique Vivian Dépoues de l’Institut de l’économie pour le climat. « Si on veut être sûrs de bien tenir compte du climat futur, il faut se poser beaucoup de questions », détaille-t-il. Il prend pour exemple les projets liés à l’eau : une mauvaise évaluation pourrait entraîner des conflits d’usage. Et, poursuit-il, « On voit que face à la crise on se tourne vers des mesures d’urgence, on est obligés de mettre en place des restrictions ».
Alors s’adapter oui, en prenant le temps pour le faire. Mais au-delà des lois et des normes, c’est toute notre manière de penser et de conceptualiser les projets qui est à revoir, estime Vivan Dépoues.
Source:
www.radiofrance.fr


