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Rachat de SFR : "Aucun licenciement dans les deux prochaines années", garantit la maison-mère de Free

C’est « un engagement très fort, assez inédit », pris auprès des 8 000 collaborateurs de SFR, souligne Thomas Reynaud, directeur général du groupe Iliad. Il a signé avec Bouygues Telecom et Orange, un protocole de rachat de SFR.


Publié le 18/06/2026 09:05

Temps de lecture : 1min

Thomas Reynaud, directeur général du groupe Iliad, maison-mère de l'opérateur Free, le 18 juin 2026 sur France Inter. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

Thomas Reynaud, directeur général du groupe Iliad, maison-mère de l’opérateur Free, le 18 juin 2026 sur France Inter. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

« Il n’y aura aucun licenciement dans les deux prochaines années », garantit jeudi 18 juin sur France Inter, Thomas Reynaud, directeur général du groupe Iliad, maison-mère de l’opérateur Free, alors que le groupe a signé, avec Bouygues Telecom et Orange, le 6 juin, un protocole d’accord avec Altice France pour le rachat de SFR.

Le montant de cette opération est de 20,35 milliards d’euros. « On a pris un engagement très fort, assez inédit », rappelle Thomas Reynaud, celui de « garantir aux 8 000 collaborateurs de SFR un emploi au moins jusqu’à début 2029 ».

Une autorité indépendante doit encore autoriser ce rachat, ce qui « est légitime », selon le directeur général du groupe Iliad. Le président de l’Autorité de la concurrence a notamment indiqué dans le journal Le Monde le 10 juin que ce rachat « ne va pas de soi ». Pour justifier cette opération, Thomas Reynaud précise que son groupe a « besoin de flexibilité et d’investissement ».

Les tarifs sont aussi au centre des inquiétudes si le marché passe de quatre à trois opérateurs, mais le PDG d’Iliad assure que « Free va rester Free, avec ou sans consolidation ». « On a lancé nos forfaits en 2012 et nos prix n’ont pas bougé d’un seul centime alors que nous n’avons cessé d’enrichir nos offres », indique-t-il, tout en précisant que le forfait mensuel premier prix est « à deux euros ».

Par ailleurs, le groupe Iliad est présent en ce moment au salon VivaTech à Paris, où la question de la souveraineté numérique est discutée. Thomas Reynaud explique que cette souveraineté « européenne ne se décrète pas, mais elle se construit ». C’est pourquoi, il a décidé d’investir « quatre milliards d’euros sur le cloud, sur les centres de données et la localisation de puissance de calcul dédiée à l’IA sur le sol européen. C’est presque une question de survie », souligne-t-il sur France Inter. Vingt-huit entreprises, dont Orange, Iliad et EDF, ont annoncé fin mai la création d’un consortium en vue d’installer en France un méga projet d’infrastructure de calcul pour l’intelligence artificielle (IA), d’environ 10 milliards d’euros, dans le cadre d’un programme européen.


Source:

www.franceinfo.fr

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