Il ne s’agit pas d’un accord définitif, mais simplement d’un protocole, et pourtant les conséquences sont immédiates. A peine l’annonce est faite que le cours du pétrole perd trois pourcents en bourse. Mais l’émotion fait peu à peu place à la division. Outre la fin des hostilités, les Etats-Unis ont annoncé lever leur blocus des ports iraniens. Toutes les sanctions qui visent Téhéran seront supprimées selon un calendrier qui doit encore être défini. En échange, une seule chose :Téhéran s’engage à rouvrir le détroit d’Ormuz, sans préciser si les bateaux devront payer pour le traverser.
Les questions les plus sensibles, comme le programme nucléaire iranien, sont, elles, renvoyées à plus tard. Car dès ce jeudi s’ouvre une période de négociations de deux mois pour trouver un accord définitif.
Un échec de Donald Trump ?
Ce jeudi, les critiques sont nombreuses dans le pays, y compris dans le camp Républicain, le camp du président. Donald Trump a fait beaucoup de concessions à l’Iran, que ce soit sur le programme balistique, absent des négociations, ou encore sur la question des sanctions.
Et ces critiques dépassent les seules frontières américaines. Ces annonces vont avoir des conséquences sur les voisins de l’Iran, par ailleurs alliés aux Etats-Unis, en premier lieu Israël. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou appelle à préserver la « relation vitale », entre les deux pays et précise qu’Israël poursuivra ses opérations au Liban, malgré le protocole d’accord.
Ce texte fragilise aussi les liens avec les pays du Golfe, dont les économies ont été particulièrement ébranlées par la guerre.
Tout change, rien ne change
En Iran, le régime des Mollahs est conforté, il revendique une victoire. La population, elle, paye le prix fort, car dans le protocole d’accord signé hier, pas de mention du respect des droits humains. Les Etats-Unis s’engagent au contraire à s’abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures de l’Iran.
Source:
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